Exposition de soi et dispositifs mobiles – Rapport 2 – Maé Clauss

INTERVENTION FLORIAN GADENNE

J’ai choisi comme objet le plan de bus. Le bus 11, détaillant les stations. Un objet serviable lors d’un itinéraire précis. Il comporte des annotations écrites à la main, en particulier des chiffres. On ne sait pas exactement à quoi cela correspond. On peut seulement deviner. Je devine que ce sont les horaires du bus mais aussi des bribes d’un itinéraire choisi. Je remarque ensuite la date du plan qui date de 2015/2016. On peut supposer que cet itinéraire est donc un moment précis que le propriétaire a voulu immortaliser. Un instant important à ses yeux.J’ai ensuite appris la véritable histoire de cet objet. Il s’agit d’un plan récupéré chez sa grand-mère, sur lequel il a inscrit un itinéraire. C’est donc un aide mémoire qui en dit aussi sur les habitudes de cette personne, puisqu’il empreinte ce bus assez souvent.

J’ai listé les mots clefs de cet objet :

– Itinéraire – Cartographie – Histoire – Déplacement – Liens – Aide mémoire – Rencontre – Temps – Horaires – Rendez vous – Métro – Bus – Marche

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Mon objet personnel est une pochette transparente dans laquelle se trouve des chutes de photos. Lorsque je trie mes photos je les recadre et garde les chutes. L’aspect graphique et la symbolique sont intéressants car je suis la seule à pouvoir définir l’image. On ne voit que des lambeaux abstraits, souvenir d’un passé, d’une histoire qui m’est propre. C’est une collection de souvenirs que moi seule peu décrypter. On pourrait essayer de recréer une histoire à partir de ces instants qu’on essai de deviner et de remettre dans leur contexte. Un bout de pelouse, une manche, une mèche de cheveux. Des éléments personnels mais qui font écho au passé de chacun d’entre nous. Ce qui me plaît c’est la matière des photos. Je sais d’où elles viennent mais avec ce cadrage elles racontent encore autre chose.

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Pour le lieu, j’ai choisi un mur d’accrochage. Pour moi c’est un endroit en perpétuel changement. Les affiches se succèdent d’année en année. Les affiches donnent un message à un moment précis, quand la date est passée, l’affiche se meurt. Ce que j’aime ce sont les couches des affiches précédentes, plus ou moins abîmées, arrachées. On peut se raconter les histoires des différentes personnes qui sont venu afficher ; leur motivations, les enjeux, ce qu’ils voulaient transmettre. Il y a tant d’histoire possible. Mais tout ce qu’on voit c’est l’empreinte de l’affiche qui témoigne d’un passage.

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Maé Clauss

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exposition de soi rapport n°1 : qu’est-ce qu’un média mobile

« Art mobil », « art digital » ou bien encore « art numérique », sont des nouveaux médiums plastiques et artistiques permettant aux artistes de s’exprimer. Ils « désignent un ensemble varié de catégories de création utilisant les spécificités du langage numérique » (Wikipédia), résultat de l’évolution technique depuis ces soixante dernières années, ils ont sus apporter une réelle richesse dans la diversité du monde de l’art que ce soit dans son rendu technique ou dans sa facilité de diffusion.

En effet, il devient plus facile pour les artistes de transmettre et faire partager leurs œuvres, non plus aux alentours, mais à plus grande échelle et ainsi toucher les personnes à l’international ou mondialement. « L’art mobil », ouvre des portes aux facultés novatrices notamment, dans la pratique et le visuel, permettant de rassembler des domaines artistiques telles que la photographie, la vidéo, le dessin, la typographie … et de cette manière manipuler ces ensembles créatifs à des fins qui sont autres.

Proposant ainsi une construction d’une nouvelle identité artistique et esthétique, plus en adéquation avec l’air du temps ou bien la société actuelle. Effectivement, à l’instant où la majorité de la population est connectée via les téléphones, tablettes ou ordinateurs, l’accessibilité et la distribution de l’art devient d’une facilité déconcertante. Cela permettant alors de mieux faire connaître le monde de l’art.

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le haïku

Le haïku est une forme poétique japonaise crée par le poète Basho Matsuo (1644-1694)

Ce sont des poème extrêmement bref qui décrive l’effacement des choses, composé de 17 syllabes ou «mores» en trois segments 5-7-5, et est calligraphié traditionnellement soit sur une seule ligne verticale soit sur trois. Il est possible de le résumé en un traits qui signifie beaucoup de chose et qui détient plusieurs sens .En 1891 Masaoka Shiki forge le mot haïku qui est la contraction de deux mots. (Haïkaï et hokku)

Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il exprime un ressentit , un sentiment , il essaye de faire éprouver quelque chose au lecteur.

Le haïku doit donner une notion de saison ,soit comporter une césure . Si le haïku n’indique ni saison, ni moment particulier, on l’appellera un moki ou encore haïku libre.

Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du 20eme siècle . Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s’inspirer de cette forme de poésie brève.

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Portrait Intime

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Portrait intime est une articulation souhaitant partager, montrer distinctement une partie du « moi » de celui qui agit dans une Bibliothèque Universitaire.

Dans la veine du Project des artistes invités à la biennale de Venise qui publie une vidéo de leur manière de travailler:

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Qu’est ce qu’un média mobile?

Un média mobile, dans le domaine qui nous occupe, est un moyen de diffusion, de transmission et de communication. Le média est un outil de communication, comme le langage, l’écriture, l’affiche, la télévision, la radio, l’internet, le cinéma et d’autre. Il permet de communiquer vers un très grand nombre de personnes sans qu’il y ait possibilité de personnaliser le message. Le téléphone portable est un média mobile.
Ce qui définit le média mobile n’est pas tant le terminal utilisé que le type d’accès à l’Information; en situation de “mobilité”. Les notions qui le caractérisent sont le nomadisme et le temps réels.
Il s’agit bien évidemment d’un média nomade dans la mesure où le terminal (téléphone, tablette…) nous suit dans nos déplacements (professionnels, privés), nous délivrant un flux d’information continue actualisé en temps réels.
Il couvre une large gamme d’équipements, allant du téléphone “Standard” à la Tablette tactile en passant par le Smartphone. Cette disparité nous demande d’ailleurs d’adapter le format au type de terminal utilisé.

Les médias mobiles sont beaucoup utilisés au quotidien. Ils nous permettent d’échanger des informations, des nouvelles et en même temps partager tout ce qu’on souhaite à qui on veut plus facilement et surtout plus rapidement. Tout se passe tout de suite, il suffit juste d’appuyer sur un bouton et la personne reçoit tout de suite le message, la video, la photo et d’autres. Avec l’avancement d’internet et les médias mobiles qui existent on peut aussi chercher tout les choses possible qu’on souhaite, par exemple des recherches pour les études, des recettes pour la cuisine, des films qu’on souhaite voir pour prendre du bon temps ou des informations tout court.

Les médias mobiles nous sert beaucoup mais en même temps a aussi des faces négatives. De nos jours les gens passent beaucoup trop de temps sur ces gadgets et ne se rendent pas compte du temps qu’ils passent dessus. En ce qui concernent les jeunes c’est encore pire. ils sont tellement consumer par ces nouveauté qu’ils oublient les petits choses essentielles de la vie. Personnellement je trouve que c’est un peu dommage de s’en servir trop et de laisser de côté d’autres choses plus important.

 

 

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Qu’apporte-t-elle l’émoticône dans notre vie ?

Une émoticône est une combinaison typographique qui laisse paraître l’état émotif : joie, tristesse, etc. de l’auteur. L’émoticône :-) symbolise une figure souriante si l’on penche la tête à gauche, par exemple. Elle est surtout utilisée par les Internautes. Elle permet de communiquer brièvement, à l’écrit, une information comparable à une expression faciale, au ton de la voix ou à une gestuelle à l’oral.
L’émoticône, on s’en sert tellement maintenant que l’on n’y prête même plus attention. Que ce soit un texte ou une petite image, il fait partie de notre vie informatique de tous les jours. On arrive a partager notre humour plus facilement grâce a l’émoticône. Cela a changer ou encore mieux améliorer notre façon de communiquer. Cela nous permet de rendre notre message plus expressif, joyeux, et plus ludique en restant brève.
Et dans des textos, on place toujours des émoticônes, tirés de bibliothèques toujours plus étoffées. Ces petits dessins fournissent une clé de lecture du message, on l’enveloppe, lui donnent de l’affect. Un SMS sans émoticône est perçu comme violent, comme s’il y avait une tension, que la personne était contrariée. Si jamais, en plus, il y a un point à la fin de la phrase, c’est que le problème est grave !

Voici des exemples des émoticône

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dessus on voit clairement ce que l’émotionne signifie et qu’est ce qu’il représente.

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Média mobile mobile

Un média est selon le dictionnaire un “Procédé permettant la distribution, la diffusion ou la communication d’œuvres”. Le terme mobile indique qu’il “est amené ou qui est prêt à se déplacer”. Autrement dit c’est un média qui peut-être physiquement déplacé.

Parmi les plus courant le téléphone portable, très actuel, le journal, ou même d’une certaine manière l’ordinateur et les tablettes graphiques. Nous inclurons donc dans la définition la distribution d’information, dans un sens plus large que celui d’oeuvre.

Là le média mobile devient tout autre chose, en quelque sorte l’éventail était un média dans le sens ou il diffusait une information éventuellement une oeuvre. Et il est mobile et même conçu pour être déplacé, en soi tout objet diffusant une image, une information ou même la communication d’un de ces éléments et ayant la vocation à être déplacé est un média mobile.

Un Média mobile est donc un objet dont l’utilité et de diffuser une information, une oeuvre, ou la distribuer et qui peut-être facilement déplaçable.

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Les médias

Les médias

  Avec les avancées technologiques que produit l’homme, le média mobile se met à notre disposition. Il améliore les moyens de communication, d’échange et de partage, les rendant pratiquement directs, entre êtres humains littéralement opposés.

Média vient du latin medium qui signifie “moyen”, au “milieu”, dans tous les sens et utilisations du terme, mathématique et statistique, outil et instrument par exemple la peinture est un medium de l’art, métaphorique, de communication par exemple la télévision est un medium de communication et le téléphone aussi.Le terme média désigne tout moyen de diffusion : il peut être immédiat (comme le langage ou l’écriture) ou par dispositif technique (comme la radio, la télévision..). Avec les avancées technologiques que produit l’homme, le média mobile se met à notre disposition. Il améliore les moyens de communication, d’échange et de partage, les rendant pratiquement directs, entre êtres humains littéralement opposés.

  Le téléphone est un appareil de communication initialement conçu pour transmettre la voix humaine et permettre une conversation à distance. Aujourd’hui il est devenu le premier média mobile de masse. Les mobiles sont aussi différents de l’internet que la télé l’a été de la radio, en effet le mobile est appelé à générer des formes médiatiques adaptées. Le mobile n’est pas un PC plus bête, mais bien un autre support, bien souvent très présent quand on consomme d’autres formes médiatiques. Le mobile est le premier média massivement personnel, il est un média qu’on a toujours sur soi car il est connecté en permanence. Mais il est également le seul média avec un terminal de paiement intégré, le seul média disponible au moment de l’inspiration créatrice et il est capable de mesurer très précisément son audience,

  McLuhan démontre que le message, contenu de la communication, est superficiel, le véritable message étant le média lui-même. Les médias d’après Mcluhan exercent une action profonde sur l’individu puisqu’ils sont le prolongement de nos organes physiques et de notre système nerveux.

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Le journal intime, l’autobiographie ou l’écriture de soi

Auto portrait, auto biographie, journal intime et auto fiction font tous partis du même registre. En effet chacun est un produit personnel.

L’auto biographie est un récit qu’une personne fait de sa vie personnelle, en donnant des détails sur ce qui l’intéresse. Elle suppose une certaine réflexion sur le “moi”, et est à la première personne du singulier car narrateur, protagoniste et auteur ne sont qu’une même personne. On peut retrouver par exemple un roman autobiographique connu tel que “Vipère au poing” d’Hervé Bazin qui relate le combat livré par Jean Rezeau et par ses frères à leur mère, une femme odieuse.

L’autoportrait quant à lui a une forme rapprochée de celle de l’autobiographie. Il est une représentation de soi-même, de son âme. Nous ne sommes pas obligés de nous représenter directement, tel une photo, mais par exemple, un objet pourrais en dire plus sur nous, sur notre personnalité, qu’un simple portrait.

L’autofiction elle, fait à la fois référence à l’autobiographie de l’auteur et en même temps à des éléments fictifs qu’il y a ajouté. On peut donc dire que l’autofiction est “un détournement fictif de l’autobiographie”.

Le journal intime, maintenant, est écrit à la première personne et fait référence au vécu, à la pensée personnelle de son auteur. C’est un récit au présent qui s’écrit au jour le jour. Il n’a pas pour but premier d’être publié mais certaines personnes le rende tout de même public. Par exemple, “le journal d’Anne Frank” est un journal intime très connu, qui relate du destin tragique de cette jeune fille juive morte dans un camp.

Certains artistes, tel que Sophie Calle, mélangent un peu tous ces registres pour raconter leur expérience personnelle, exprimer leur ressenti. Effectivement, Sophie Calle est une artiste plasticienne, écrivaine, photographe et réalisatrice française qui utilise la photographie pour exprimer une “narration intime”. Elle utilise tous les supports possibles pour exprimer jusqu’au plus intime de ses moments. Parmi ses œuvres, on retrouve notamment “le rituel d’anniversaire”; “des histoires vraies”; “douleur exquise” qui sont une représentation des moments personnels de sa vie qu’elle partage avec nous à travers ces histoires.

Mais le journal intime peut aussi être “partagé”. On appel ça les journaux croisés. Cette méthode consiste à inscrire chacun des choses intimes mais tout en partageant le journal avec d’autres personnes. C’est une pratique très aimée par les japonais(es) qui font souvent ces journaux croisés par exemple, à l’école.

Autoportrait, autofiction, autobiographie et journal intime sont donc très rapprochés car ils ont chacun pour but de relater d’une expérience personnelle de l’auteur et, de lui permettre ainsi de s’exprimer librement de la façon qui lui convient.

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Création des romans Rapport 1 : Analyse sur la création littéraire

L’écriture est un rassemblement de l’attention. L’acte d’écrire apporte en soi une intention qui devient expression. Cette intentionnalité permet de créer une relation sans équivoque entre le sujet et l’objet recherché. Ce qu’on nomme récit est le résultat de cette symbiose entre l’auteur et le lecteur créant un échange entre réalité et fiction. Selon Jean Rousset dans Formes et Significations, « on l’écrit toujours au fond pour se dire ». Cette singularité amène le protagoniste, héros de notre roman à être le porte-parole de l’écrivain quand il n’est pas son double imaginaire. Écrire un roman, c’est s’engager dans un récit imaginaire tout en s’inspirant de faits réels ou de récits d’autres auteurs. Avant de procéder à une écriture, l’auteur s’interroge, enquête afin d’établir une structure solide à son histoire. En apparence, laisser libre cours à son imagination dans la rédaction d’un récit nous engage à un début et à une fin, peu importe le support utilisé. L’écriture varie en fonction de l’expression de l’auteur. Certains se diront amateurs et d’autres professionnels mais cette passion pour l’écriture ne peut se classer que par la réflexion que porte le lecteur à l’œuvre. On ne naît pas auteur, on le devient. La création littéraire se décline sur divers supports allant du simple livre à un travail établi sur les réseaux sociaux. Le partage est la clé afin de diffuser l’œuvre. Choisir une forme d’écriture engage t-elle d’une certaine façon la qualité de l’écrivain ? L’entreprise consiste à tenter de décrire cette perception de soi et à combler le creux qu’apporte les nouvelles modalités de l’écriture numérique et l’écriture traditionnelle.

L’écriture numérique a pris de plus en plus d’ampleur depuis qu’internet s’est popularisé au sein de la population au début du 21ème siècle. Par le biais de cette technologie, bon nombre prône une attitude participative dans les échanges au moyen de courts textes et de récits plus développés. Au Japon, une nouvelle forme d’écriture est née de ce principe, le Keita Shosetsu qui consiste à la publication de romans via le téléphone portable. De vifs critiques ont émané de ce concept pour le langage employé par les auteurs qui étaient jugé vulgaire et restreint en terme de vocabulaire. Plus tard, les forums et plus récemment les réseaux sociaux ont pris le relais et peuvent être considérés comme les dignes héritiers de ce concept. En effet, les réseaux sociaux permettent à quiconque de publier et de partager ces pensées à autrui. Twitter en est le parfait exemple, en créant un compte, il est possible à la fois de s’abonner à certaines personnes et de les suivre dans leur vie quotidienne par le biais de publications. On les appelle followers. Ces mêmes personnes peuvent également nous suivre et cela revient à créer une communauté entre l’auteur et le lecteur. Lorsqu’un follower échange via Twitter, c’est aussi en général dans l’attente d’un retour. Cette interaction permet de créer des relations fortes en prenant une autre dimension où chacun peut juger et donner son opinion sur le contenu sollicité. Cette approche implicative des followers devient indispensable pour véhiculer des convictions et crée ainsi un travail collaboratif sur la durée. La création d’une communauté passe aussi par un travail de fidélisation intense de l’auteur. Pour se faire, la publication au quotidien permet de dire à la communauté que le travail est continu et de prouver aux followers qu’ils sont au cœur du projet. Ce qu’il fait la particularité de Twitter par rapport aux autres réseaux sociaux tel que Facebook, c’est la mise en place d’un nombre réduit de caractères, à savoir 140. Cette contrainte fait la renommée de ce réseau social mais plus qu’une symbolique, cela permet de conserver l’esprit « sur le moment ». En effet, l’éphémère joue un rôle dans l’écriture numérique. Le nombre de publications se perd dans le temps, il existera toujours un historique mais seul l’instant présent retiendra le follower façonné par les commentaires et les réactions des autres followers.

Ce travail collaborative s’exprime de diverses manières sur la toile. L’exemple des fan fiction permet à chacun de publier sur la toile des histoires en rapport avec une œuvre qu’il a apprécié. Ces « fans » piochent parmi les personnages qu’ils ont appréciés dans une œuvre et en font un tout nouveau récit allant la plupart du temps entre la romance d’un tel ou un tel qui n’existait pas dans l’œuvre original. Cette écriture partagée au sein de la communauté est une preuve de la transmission de la pensée de chacun qui ne fait que raviver la flamme et prolonge l’expérience des lecteurs. Suivant le même procédé, les doujinshi (recueils édités par des amateurs) au Japon sont populaires de par les thèmes abordés qui traitent d’œuvres populaires en les parodiant ou en les abordant dans un genre érotique. De nombreux mangaka célèbres tels le studio CLAMP (Card Captor Sakura, Tsubasa –RESERVoir CHRoNiCLE-) et Toru Fujisawa (GTO) s’essayent à ce genre littéraire où les pressions des éditeurs ne sont plus, que ce soient dans les délais de livraison des planches ou bien leur liberté artistique. Né de ce cercle particulier, bon nombre d’amateurs proposent d’autres médias que le papier sous la forme de jeux, les visual novels, leur permettant de faire connaître leur jeu auprès des fans dont le succès peut permettre à certains d’attirer des éditeurs quant à la publication de leur œuvre.

Le visual novel est un genre littéraire spécifique au Japon. Affilié au jeu vidéo, ce roman visuel a la possibilité de permettre au lecteur d’intervenir sur le déroulement de l’histoire par l’intermédiaire de choix textuels qui auront de lourds conséquences suivant ce qui est choisi et qui peut entraîner des fins diverses et variées. Il est constitué d’un cadre dans lequel défile du texte généralement accompagné d’images et de sons. Les interactions du joueur/lecteur se limite aux dialogues avec les personnages où il se voit proposer plusieurs choix tel un questionnaire qui influencera l’histoire la faisant évoluer dans une direction ou une autre. De ce principe, une fois la fin débloquée, le joueur/lecteur cherchera à se replonger dans cette même histoire mais en faisant des choix différents afin de comprendre tout la complexité du scénario. La majorité des visual novels abordent le thème de la drague. En effet, cela consiste à trouver des affinités avec l’un des personnages où s’ensuit une romance tout au long de l’histoire. Ils contiennent très souvent des scènes ecchi (érotique) ou hentai (de sexe) pour un public adulte qui n’apportent rien à la trame scénaristique mais font office d’aboutissement quant à la relation crée entre le joueur/lecteur et le personnage. Outre cette particularité propre aux visual novels, les thèmes abordés restent variés allant de la fantasy tel que le jeu Fate/stay night à la science-fiction pour Steins;Gate et ont connu un grand succès critique qui ont permis leur adaptation en manga et en anime.

La connaissance de soi permet de l’exprimer par écrit et c’est en effet cela qui permet d’exprimer ce que l’on pense. Il est intéressant à ce titre que l’acte d’écrire remet en question telle ou telle appartenance. Alors que l’on cherche à identifier à quel mouvement appartient une œuvre, sa classification est une pure description de ce qui advient de manière spontanée, sans aucun contrôle, ni volonté d’induire la chose. Cette objectivité se précise lorsqu’on pourrait produire plusieurs scénarios mais on ne s’en tient qu’à un seul au risque de perdre le lecteur. Alors que l’écriture traditionnelle ne propose qu’à suivre une histoire d’A à Z. Le visual novel, lui, permet de l’interpréter de différentes manières suivant la diversité de ses fins. Y a-t-il une vraie fin ou bien est-ce au lecteur de choisir la fin la plus adéquate selon son ressenti ? Il n’y a alors aucune obligation au lecteur de subir tel scénario, c’est à ce dernier de faire son choix. Une collaboration fictive se crée alors entre l’auteur et le lecteur où l’interaction se limite au scénario choisi. Ce faisant, le sentiment que la création de l’œuvre appartient non seulement à l’auteur qu’au lecteur se fait ressentir et où ce dernier est le porte-parole de toute une communauté. L’écriture ne se résume pas seulement à une description de soi, il entre en phase avec une transmission de pensées qui permet d’une manière ou d’une autre de rapprocher les gens. Ce travail requiert de faire preuve de lucidité, ce qu’il ne va pas sans dire que l’auteur ne doit pas être pris dans le piège de l’ego et se mettre à son service. En faisant cela, il perd le fil conducteur de sa pensée et par la même occasion ce qu’il cherchait à faire comprendre au lecteur.

La création littéraire porte une réflexion sur la pratique et l’analyse de chacun. Cela demande une observation constante de son environnement en tenant compte de facteurs divers où les valeurs de l’écrit ne doivent pas être dictées par une ligne éditrice établie. Au contraire, pouvoir s’en détacher et évoluer avec son temps ne transgresse en rien telle ou telle forme d’écriture mais permet de développer un esprit critique et une autre manière de penser.

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