Mrzyk & Moriceau

Leur présence sur Instagram remonte à plusieurs années maintenant. “One drawing a day keeps the doctor away” est leur devise. C’est un duo d’artistes et illustrateurs, ils sont connus aussi pour leur travail sur les clips de Sébastien Tellier, Justice ou encore Philippe Katerine … Ils nous font partager leur humour impertinent et espiègle à travers leurs dessins simples et le plus souvent en noir et blanc. Les formes sont imbriquées en poses lubriques, gags visuels.

 

 

 

 

 

 

Petra Mrzyk est née en 1973 à Nuremberg et Jean-François Moriceau en 1974 à Saint-Nazaire. Ils se sont rencontrés tous les deux en école d’art avant de faire leur route ensemble. Aujourd’hui ils travaillent à Châtillon-sur-Indre. leur art est pratiqué sur papier ou directement sur les murs en galeries, des installations et films d’animation. 

Traits nets et incisifs, c’est de cette façon dont naissent leurs dessins. Leurs sujets principaux: humains, animaux, croisement entre les deux, souvent sans fond ni décor, ils peuvent passer de grande simplicité à compositions chargées et très contrastées. Chaque idée, réflexion, regard amusé sur le monde est indépendamment représenté. Il est question d’absurdité selon certaines situations de la vie, sexualité, fantasmes cachés ou non, ainsi que des questions de société sérieuses ou non. 

Dans leur ensemble, tous leurs dessins se complètent et répondent à une histoire qui n’a ni début, ni fin. On peut alors considérer qu’il s’agit d’une sorte d’oeuvre géante, en perpétuelle construction qui donne au spectateur l’impression d’être immergé dans un voyage sans fin à travers leur univers d’hallucination aux reflets d’humour et d’érotismes. 

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L’emoji 🙂 ; rapide expansion de nos émotions, nos envies…

Plus grande exportation du Japon, les emojis sont aujourd’hui partout. Ils sont présents dans nos conversations virtuelles (sms, réseaux sociaux, emails, etc…), sur des produits de grandes consommations, même au cinema (“Le Monde Secret Des Emojis” de Tony Leondis, sorti en 2017). Les emojis décrivent en un petit dessin simple nos émotions, nos envies avec davantage de précisions que des mots. Leur arrivée a réellement changé notre façon de communiquer. On doit cette invention à Shigetaka Kurita, ou plutôt uniquement l’invention des emojis qu’on utilise aujourd’hui tous sur nos smartphones. Car en effet, les émoticones existaient déjà auparavant. Le rôle de Shigetaka Kurita a été d’introduire l’usage des émoticones dans des services de publication modernes, d’où le fait qu’on dise de lui qu’il est l’inventeur des emojis actuellement connus et utilisés.

La limitation de caractères en ce qui concerne les messages, va conduire l’opérateur japonais NTT DoCoMo à lancer i-mode, son premier système de messagerie internet qui limite les utilisateurs à 250 caractères dans leurs messages. C’est pour ça qu’il fallait  trouver une manière plus rapide et facile de communiquer et s’exprimer, surtout au Japon. Les emojis permettent d’exprimer de façon plus courte ce qu’on désire envoyer par message, ce qui est donc intéressant et adapté au problème de limitation de caractères. Ils répondent également au souci d’interprétation des messages, avec la “froideur de l’informatique”. Un message avec emojis est mieux interprété et plus chaleureux qu’un message qui n’en contient pas.

Shigetaka Kurita tient son inspiration des pictogrammes inventés pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 afin de guider les délégations étrangères qui ne comprenaient pas la langue.

 

Lorsque les emojis ont commencé à devenir très populaires au Japon, il pensait que l’adaptation à la sensibilité japonaise était la raison. Les japonais écrivent en kanji, et il s’est inspiré des mangas pour certains emojis (exemple: grosse goute de sueur qui coule sur le front lorsque le personnage est stressé, ou encore une grosse étoile lorsqu’ils s’énervent.. ). Les 176 premiers emojis étaient en 12 pixels sur 12 et beaucoup étaient liés à la météo au début. Puis ont évolués au fur et à mesure. Malgré leur popularité à travers le monde entier ces 6 dernières années, la plupart des gens ignorent l’origine des emojis. 

Comme on peut le voir ci dessous, les emojis qui expriment des émotions sont jaunes, parce qu’ils sont d’origines japonais.

 

Les emojis se développent, et s’adaptent afin que chacun puisse se sentir plus concerné par les emojis qu’il utilise, par exemple avec les mises à jour automatiques des emojis sous apple (diversité de la couleur de peau des personnages emoji, ou encore couples homosexuels, etc…).

   

Les développeurs proposent des emojis/stickers avec une personnalisation encore plus poussée où on peut les modifier réellement à son image afin de s’y identifier davantage

Bitmoji ; utilisable sur l’application snapchat ou en message (on a connu Bitstrips sur Facebook où l’on pouvait créer des BD amusantes aléatoires nous mettant en scène avec nos amis). Même principe que les emojis simples, sauf que les dessins sont plus sophistiqués puisqu’il s’agit d’une version “bande dessinée” de notre propre personne. 

 

Animoji sur iphone x: emojis animés basés sur la vraie expression faciale, ce qui donne vraiment des emojis propres à chacun pour le coup. Cette idée rejoint l’AR emoji du samsung galaxy s9, l’avatar est personnalisable à son image. 

 

 

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Réflexion sur l’ère du numérique : Littérature du XXIe, l’évolution à contre-courant 3

Qu’est-ce qui donne à notre quotidien numérique cette particularité narrative ?

Instagram illustre parfaitement cette idée de mise en scène. Aujourd’hui il n’est plus seulement question de capturer ou de vivre le quotidien, mais de l’immortaliser. Que cela traduise une quête personnelle, une volonté de s’illustrer, une démarche artistique, tout résultat mène à la l’exhibition quasi-fictive de notre entourage et de notre quotidien. Une théâtralisation sans limite qui va du filtre photographique au sacrifice de la saveur de l’instant présent.

Loin même du post illustré d’Instagram, il faut penser la réalité numérique comme une réalité connectée à la notre et de laquelle sont extrait que certains fragments de notre vie. Qu’ils soient agréables ou non, mis en valeur ou non, ils en reste des morceaux construits et préalablement choisis. Chaque poste à son importance et est mis en scène quoi qu’en soit son but. Du simple poste réactionnaire à la prose d’une commentaire travaillé, tout découle d’une émotion, d’un choix artistique même puisque c’est souvent un moment précis qui dicte le ton de notre poste.

 

Cette incarnation permanente de notre propre personne dans les milieux familiaux, professionnels et amicaux a ouvert les portes à une nouvelle tendance vintage : Le Jeu de Rôle. Beaucoup d’applications textuelles -comme les forums- se rattaches à notre réalité pour en créer une alternative, plongeant les utilisateurs de jeu comme Ingress dans un monde parallèle au nôtre, dans le quel notre portable joue le rôle de liant entre la réalité et le monde numérique 6& 7. Conquête de territoire, vol de matières premiers et coalition à échelle internationale, la vie réelle comme espace de jeu laisse penser que la réalité virtuelle n’a de cesse de renouveler son propre genre.

Sources:

6: Un article du Monde sur Ingress

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2014/09/22/01007-20140922ARTFIG00160-le-monde-reel-comme-terrain-de-jeu.php




7: Le site du jeu en question

https://www.ingress.com/


-Emma Beziaud Le Pochat 1675363
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Réflexion sur l’ère du numérique : Littérature du XXIe, l’évolution à contre-courant 2

Internet, un nouveau moyen de raconter ?

 

Il est assez simple de noter ô combien le numérique à fait basculer le monde de la littérature dans un nouveau cycle de pensée. Le public jeunesse par exemple, très friand d’informations sur ses héros dans les films, les mangas, les bandes-dessinées, les animés, les romans ou les jeux-vidéos, peuvent-être amenés à consulter une banque d’information où sont stockés des récits qualifiés de Fan-Fiction. Ces histoires sont des récits alternatifs à l’univers dressés par les créateurs officiels où sont développées des histoires fictives que les héros n’ont pas forcément vécus dans la trame principale de leurs histoires. Ils permettent à l’imagination de chacun de complexifier un univers et de laisser la part belle aux rêves les plus fous des fans. Si dans le passé cette technique était assez répandue, elle restait qualifiée de littérature de seconde zone, avec internet, ces histoires sont classées, sélectionnées et parfois rattachées aux univers originels. Parfois, l’implication d’une communauté peut même pousser les créateurs à penser leurs récits autrement. C’est par exemple le cas du récit The masked Empire, un roman de Patrick Weekes devenu un symbole pour la communauté LGBT+ après avoir longuement insité pour qu’une romance entre deux personnages soit symboliquement assumée comme homosexuelle.4

 

La frontière entre le public et le créateur n’a jamais été aussi fine, et c’est de cette étrange collaboration que née souvent des light novels ou des visual scenes, des récits interactifs qui demandent souvent peu de moyens pour être financés et au travers duquel le joueur est souvent amené à faire des choix cruciaux pour faire avancer l’aventure. Nombre d’entre eux sont inspirés d’univers déjà existants et trahissent l’envie des créateurs de rendre hommages aux œuvres appréciées. The Arcana un roman visuel développé sur iOS et Android par la boîte de production Nyx Hydra Games assume ses origines colorées tout droit extirpées des contes de fée et se revendiquent dans certaines interviews comme fans des frères Grimm et des romans d’aventures. Leur moyens de production se basent sur la participation des fans auxquels les créatrices soumettent un concept et quelques visuels en leur demandant une participation pécuniaire afin de booster leurs moyens de productions et leurs publicités. Un moyen alternatif de développer une œuvre, et propre à internet, où un simple don en ligne permet de galvaniser une création et de le porter assez haut.5

 

Internet met à disposition du monde des réseaux sociaux sur lesquels ils est souvent question de raconter des histoires et de mettre en scène une réalité. En effet, de nombreuses récits horrifiques ont été porté aux yeux du monde via Twitter l’an dernier, sous la forme de postes réguliers qui racontaient une histoire paranormale. Au delà de discerner le faux de la réalité, le surnaturel du rationnel, il est bon de réfléchir sur les informations qui passent au travers de ces sites. La plupart du temps exploités à des fins personnelles, les postes de Twitter, Facebook et autres réseaux sociaux sont la pour créer une sorte de vitrine de notre vie actuelle et passée. Cette dernière constitue une réalité forgée par des informations partagées avec le monde entier sous la forme de textes courts ou de photos. On y trouve aussi beaucoup de vidéo amateurs de faits relatés souvent relayées par les chaînes d’informations comme la BBC, ITELE etc.. Agrémenter cette réalité d’une pincée de fantastique permet de créer un nouveau genre de création littéraire. Une sorte de récit, suivi non plus de chapitre en chapitre mais bien de topic en topic. Bien souvent utilisés à des fins publicitaires elle questionne la réalité de ces réseaux et la vraisemblance de ce qu’on y raconte.

Sources

2: Thread twitter entier de l'histoire de Dear David 

https://wakelet.com/wake/e6275d03-7bce-4789-9961-f3a04723cc71

3: Thread twitter entier de l'histoire de Everything is fine :) 

https://wakelet.com/wake/563aab80-a531-40c7-ab49-1d723b9ce458

4: Les remerciements adressés à la communauté LGBT par l'auteur et son soutien à la cause

https://i.imgur.com/9I1PDLc.png

5 : Le Kickstarter de The Arcana

https://www.kickstarter.com/projects/nixhydra/the-arcana-visual-novel/description
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Réflexion sur l’ère du numérique : Littérature du XXIe, l’évolution à contre-courant

L‘ère numérique à révolutionné notre façon d’appréhender notre quotidien. Le partage qu’il permet change drastiquement la façon de profiter de notre vie qu’elle soit passée, présente ou future. En dénote les nombreuses personnes qui prennent en vidéo les concerts auxquels il assistent ou encore la façon presque gênante qu’ont les passants de filmer les accidents. Cette façon d’adapter son quotidien comme si le monde numérique était une extension de nous-même a aussi affecté les domaines artistiques, comme la littérature, dont le squelette même a été réadapté à cette nouvelle réalité virtuelle.

Comment le domaine de la littérature s’adapte-t-il à l’ère numérique?

L‘arrivée des supports numériques et des logiciels de traitement de texte ont simplifié le processus de création en balayant les problèmes que pouvaient engendrer le travail manuscrit. En effet, le simple fait de corriger, d’effacer ou de classer des informations sans avoir besoin de recommencer par pur soucis de perfectionnisme ouvre la voie à une nouvelle motivation : Celle de la facilité. En développant ces technologies, la littérature a vue la complexité des moyens de production propre à l’industrie littéraire bouleversée et remise en question. La « faute » à l’industrie d’internet aussi, qui permet la démocratisation du savoir et l’ouverte de plus en plus libre de bibliothèques numériques aux catalogues variés. C’est grâce à ces procédés nouveaux que la connaissance de genres littéraires poussés et de leurs études explicatives peuvent être acquises par la majorité (Wikipédia, le CAIRN, le CTRLN…)

Ces procédés ont fatalement amené les gens attirés par l’écriture à s’investir davantage et à vouloir en faire plus tout en sachant qu’ils avaient à présent à un savoir plus facile d’accès. Les procédés de recherche étant eux aussi plus simples puisque les moteurs de recherches comme Google, Firefox ou encore Opéra offrent à qui le désir la possibilité de trouver une information en un temps record, rendant d’ores et déjà le travail en bibliothèque plus coûteux en temps.

La production en elle-même a aussi énormément changé. Le simple fait qu’internet donne naissance à des forums ou à des récits autogérés en ligne permet un accroissement des textes écrits et une lisibilité qui ne se tient plus au simple support du livre. L’arrivée sur le marché des tablettes, des liseuses et autres outils de lecture modernes participent à la création d’un monde littéraire en marge de ce système de production physique engendré par les siècles passés. A noté que si ces derniers sont des moyens d’acquisitions, ils deviennent aussi des moyens de productions. Bon nombre de best-seller d’aujourd’hui, qu’ils soient qualitatif ou non dans leur manière d’aborder leur sujet, ont été créé via une application textuelle de smartphone1.

 

Sources :

1: 50 nuances de Grey, le roman best-seller de E.L. James écrit via le bloc-notes de son Black Berry

https://www.huffingtonpost.ca/2015/02/19/fifty-shades-of-grey-blackberry_n_6709198.html?guccounter=1
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Plateformes littéraires et fanfictions, leur influence

Aujourd’hui est l’époque d’internet où tout révolutionne. Les nombreuses plates-formes facilement accessibles nous facilite en effet à devenir écrivain. Parmi les nombreux auteurs présents, il y a aussi cette notion de popularité et de concurrence. Les lecteurs peuvent trier les histoires par des classements tels que « Le plus de vues », « Le plus de commentaires » ou encore « Le plus de suivis ». Cela permet de juger les histoires sont jugées biens ou non.

Cette accessibilité permet aussi de se faire voir par des professionnels, dont des éditeurs. La saga phénomène « 50 Nuances de Grey » est à l’origine une fanfiction sur Twilight. La popularité a permis à l’auteur de se faire connaître et de se faire éditer avec ses propres personnages.

Nous pouvons donc avoir une reconnaissance plus facilement. Mais aussi d’exercer l’écriture et d’avoir des avis divers.

Bien évidemment, cette mauvaise influence peut créer des quiproquo. Ce phénomène est trompeur. La majorité se disent « auteur », alors qu’ils ne le sont pas réellement. Et peuvent même se définir écrivains, par la même occasion. Étant des amateurs, tous types d’écrits sont partagés. Avec des beaucoup de fautes d’orthographes, de syntaxe, ect… Ou sans. Les personnes fidèles à ces sites se créer une fausse image du monde de l’écriture. Et peuvent penser que c’est simple de devenir écrivain. Alors que non.

Ce phénomène est quand même très positif dans le monde actuel. Certains n’aimant pas lire, vont commencer la lecture avec ce monde fictionnel. Ou au contraire, certains n’ayant jamais écrits, vont commencer et se découvrir une passion. C’est un moyen de liberté afin de s’exprimer et de se libérer. C’est à la portée de tout le monde, ce qui rend ces textes si libérateurs.

Ce monde a aussi une contrebalance envers les livres. Des livres numériques se sont développés. Et les nombreux récits accessibles à tous incite encore moins l’achat des livres.

Durant cette ère moderne, la liberté devient de plus en plus importante. Nous champs d’expression devient de plus en plus important.

Ce genre de plate-formes sont une bonne influence pour la génération actuelle. Mais cela doit être utilisé modérément. Comme les réseaux sociaux, où les utilisateurs ont une tendance à trop s’ouvrir et écrire toutes informations sur leur vie. N’oublions pas que tout le monde peut observer ce que l’on fait et écrit. Prenons un certain recul et profitons de ces moyens numériques.

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Artistes contemporains chinois: Ai Weiwei et Liu Bolin

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Au début du XXème siècle, l’art est concilié avec le pouvoir politique communiste du pays. « Le réalisme socialiste » – aussi dénommé « art totalitaire » – est imposé et officialisé par Mao Zedong. L’éloge du sens de la famille et de la communauté sont les seuls sujets.
Un mouvement de réformes suite à l’ouverture du pays s’ensuit, dû à l’arrivé de Deng Xiaoping au début des années 1980. L’art chinois contemporain se distingue véritablement entre 1979 et 1989 suite à une nouvelle vague, caractérisée par la liberté d’expression et une explosion créative. De nouveaux mouvements artistiques naissent, dont le xiamen dada et le political pop art, contrant l’art officiel.
→ Réalisme cynique : Ce mouvement représente des thématiques telles que la critique de la société de consommation, le désenchantement face aux mutations socio-urbaines et la nouvelle approche du corps.

→ Artistes chinois exilés : il est difficile de définir une liste, pour une raison politique – comme le printemps de Pékin de 1989 ou personnelle. L’art contemporain chinois est de dimension nationale et internationale, d’origine chinoise.

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Pourvus d’inspirations, les artistes contemporains chinois sont provocateurs ou encore joueurs, attirant l’attention du marché de l’art mondial depuis les années 2000. Ils ont tous ce point commun d’être profondément marqué par la politique de la Chine, laissant apparaître des éléments dénonciateurs dans leurs œuvres.

Question :Pourquoi avoir fait des recherches sur l’art contemporain chinois pour ce travail ?
Réponse : Comme expliqué ci-dessus, au cours de nombreuses recherches et découvertes, je me suis rendue compte que les artistes chinois contemporains sont très marqués par la politique de leur pays. Sujets à la censure, ils font preuves d’ingéniosité pour la détourner tout en exprimant leurs convictions, comme le fait Liu Bolin dans sa série Hiding in the City. Ou encore, dénoncent brutalement et explicitement comme le fait Ai WeiWei avec June 1994.

 

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Ai Weiwei est un artiste chinois né le 28 août 1957, à Pékin. Il est un artiste majeur de l’art contemporain chinois indépendant . Il est aussi sculpteur, performeur, photographe, architecte, commissaire d’exposition, réalisateur et blogueur. Mais surtout militant. Il est pleinement engagé dans l’actualité. Il n’hésite pas à critiquer avec une œuvre prolifique, iconoclaste et provocatrice. Il aborde les conditions sociales en Chine, ainsi que dans d’autres pays en livrant son témoignage sous divers formes. Il fait preuve d’activisme social, qu’il présente dans ses interventions publiques.
Dû à son art engagé, il a été arrêté et placé en détention le 3 avril 2011 par les autorités chinoises. Il avait été libéré sous caution le 81 jours après, le 22 juin 2011 et assigné à résidence, surveillé en permanence. Il est privé de son passeport et interdit d’exposition. Accusé de fraude fiscale, il verse 2,4 millions d’euro d’amende. Après être sorti, il est parti aux Etats-Unis, puis s’est exilé à Berlin, où il obtient un visa de 3 ans. Il a vu son atelier saccagé, son blog fermé, ses proches harcelés et d’autres humiliations.
Aucun fait de fraude fiscale n’a été avéré durant cette affaire, ce qui a toujours été démenti par l’artiste. Manœuvre peu rare, l’état chinois craint qu’un individu lui fasse du tort à l’étranger.
Durant son arrestation, les œuvres ont continué à être exposées dans divers pays. Pour lui, c’est un geste lourd de sens, qui s’adresse au régime communiste.

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En 1993 à Pékin, il livre des performances en montrant la réalité urbaine et sociale de la Chine, cachées par le gouvernement.
En Juin 1994, cinq ans après la répression des manifestants de 1989, il réalise un cliché de sa femme s’exhibant en face du portrait de Mao, sur la place Tian’anmen.

Le 10 Octobre 2010 jusqu’au 2 Mai 2011, l’installation « Sunflower Seeds », dans le cadre des « Unilever series » a été présenté à la Tate Modern museum de Londres. Cette œuvre présente des millions de graines de tournesol ; celles ci sont la représentation du peuple se tournant vers Mao Zedong, comme les tournesols vers le soleil.

En Avril 2014, une exposition lui étant consacré du nom de « Evidence ». Celle ci est composée d’œuvres monumentales, de photos et de vidéos, témoignant encore une fois sa rébellion face au régime chinois qui cherche à le bâillonner.
Du 11 Septembre au 18 Novembre 2017, Ai Weiwei présente une exposition à la galerie Massimo De Carlo à Milan. C’est une série de sculptures et installations, dont la première pièce présente une très grande sculpture, Garbage Container. Cet objet ressemblant à une armoire, démontre un commentaire tragique sur la vie des enfants pauvres en Chine. Ce travail dénonce la censure et la liberté d’expression en mettant en scène des images répétées de caméras de surveillance, le logo Twitter Bird et une icône d’apaga, qui depuis 2009 est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d’expression en Chine.
Actuellement, il consacre la plupart de son temps à traiter le sujet sensible que sont les réfugiés dans le monde. En 2017, il a réalisé un film documentaire « Human Flow », où il visite 40 camps de réfugiés dans 23 pays. Il démontre les trajectoires de ces réfugiés en souffrance dans le monde. Il s’était dans un premier temps servi uniquement de son smartphone pour le réaliser. Il fût rejoint ensuite par un producteur allemand Heine Deckert. Ce film a été sélectionné pour les Oscars 2018. Pour faire réaliser le drame des réfugiés en Méditerranée, il a réalisé une installation « Reframe » constituée de 22 canots pneumatiques sur la façace du Palazzo Strozzi en 2016.
L’oeuvre la plus marquante dans cette lutte est le gigantesque canot gonflable de 70 mètres de long flottant dans le vide avec 258 réfugiés à son bord.

Il a une manière d’être constamment avec le monde. D’où l’idée d’entrelacs, de liens qui ne cessent de se tisser par-delà des frontières et les obstacles en tout genre. Il n’hésite pas à utiliser son histoire personnelle dans ses œuvres.

Pour lui, « il s’agit d’un travail sur la liberté d’imagination et la persistance des idées. »

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Ai Weiwei a prouvé qu’il maîtrisait l’art de la communication, au travers de son exposition « Entrelacs », qui avait été exposé au Jeu de Paume à Paris le 21 février. C’est une expo-média qui se feuillette comme un magazine d’images, où sont présentes quelques dizaines parmi les 250 000 clichés présents dans ses archives. Les images sont si percutantes, que l’absence d’images suffit.
Dans ces images, nous retrouvons des photographies prises à New York lors des années 1980 – un temps d’insouciances –, de nombreux autoportraits, des « twitpics » prises à la va-vite de la Chine en perpétuel chantier sous la série « paysages provisoires », ou encore la fameuse série « Etudes de perspective » mettant en scène un doigt d’honneur.

L’image de Ai Weiwei est omniprésente. Comme ses modèles Andy Warhol et Marcel Duchamp, il a su faire descendre l’œuvre d’art de son piédestal et a su construire sa propre image, très distinguable.
Il est présenté comme « artiste-twitterer », par le fait qu’il a fait d’internet son principal support de création. Ce dernier est considéré comme créateur et comme communiquant. Il déclare lui-même qu’il est « un média chargé d’un message ».
Il expose parfaitement ses pensées, mais aussi celles du peuple chinois réprimé. Au travers de la série « paysages provisoires » il immortalise des chantiers, qui sont l’autre visage de la modernité chinoise. Cela démontre qu’elle est propriétaire de toutes les terres du pays, faisant ce qu’ils veulent sans l’avis des habitants. Mais aussi des clichés des dégâts causés – les bâtiments ont été construits sans respect des normes de sécurité – par le séisme du 12 mai 2008 dans la province du Sichuan, au centre de la Chine. Il a eût l’audace de créer de nombreux pseudonymes sur le réseau social chinois Weibo, pour publier régulièrement des noms d’enfants morts lors de ce séisme. Dans la série « Études de perspective », il expose sa haine et sa colère au travers de ce doigt d’honneur. Il expose ses sentiments, et donc s’expose lui-même. Il parle pour ceux qui ne peuvent s’exprimer. Il veut remettre en cause l’importance des icônes du pouvoir ou de la culture. Il utilise les réseaux sociaux pour propager ce qu’il veut montrer et faire entendre. Et c’est la raison pour laquelle il est considéré comme un héro pour la jeune génération chinoise.
User les réseaux sociaux c’est user des images. Il prend des clichés de ses performances et les publient, ce qui lui a causé des ennuis venant des autorités chinoises. Mais il ne s’est jamais arrêté.
Durant son arrestation, en signe de protestation, il fait tourner une campagne pour récupérer son passeport. Il photographiait des bouquets de fleurs différents chaque jour et les postait sur instagram, twitter et son blog. Ce qui a été largement soutenu par la communauté Twitter sous le hashtag #flowersforfreedom. Le jour de la restitution fût le 600ème jour de sa campagne. Jusqu’à l’image de lui avec son passeport récupéré, cette campagne a fait le tour du monde, montrant à quelle point son influence sur les réseaux est importante !
De 2005 à 2009, il a aussi tenu un blog où il diffusait des photos que le pouvoir cachait. Il publiait des photos de manifestation, ou encore de nombreux clichés de lui-même (par exemple celle de lui dans un ascenseur avant d’être placé en garde à vue en 2009).
A partir du 11 Juin 2012, il utilise Instagram pour son même engagement politique. Il expose une photo de lui-même, tenant sa jambe imitant une arme. Il montre son propre corps comme une arme. Il invite ses utilisateurs à faire de même, pour lutter l’utiliser abusive d’armes dans la lutte du gouvernement chinois contre le terrorisme.

Son exposition de lui-même comprenait ses pensées mais aussi son histoire, deux éléments sources de son art. Ai Weiwei est souvent représenté comme l’homme au doigt d’honneur par les non-connaisseurs. Cela a pour désavantage de démontrer une fausse image. Geste infondé, photo insensée, personnage fou… Alors qu’en s’y approchant et étudiant, on découvre qu’il y a une véritable intention derrière. Et cela vaut pour la majorité de ses œuvres. En apprenant qui il est véritablement, l’image qu’il démontre a beaucoup plus d’impact. En sachant à quel point il est impliqué dans sa lutte, on ressent ses sentiments et sa volonté dans ses œuvres. Les réseaux sociaux ou même l’internet montrent une image trompeuse. Celle-ci peut rapidement être sortie du contexte, étant facilement utilisable.
D’une part les réseaux sociaux nous incite à apprendre davantage et d’une autre part nous restreint à une image trompeuse.
L’internet, principal source de création pour Ai Weiwei, lui a valu de nombreux ennuis auprès des autorités. Il a partagé en ayant conscience de l’impact que ça aurait, il utilisait braillement les réseaux sociaux. Et il n’a jamais cessé sa lutte et sa façon de faire. Cela a prouvé que l’influence qu’il avait, le public qu’il avait acquis lui a apporté beaucoup et l’a aidé dans sa lutte. Ils ont collecté des dons lorsqu’il avait rencontré des difficultés financières et ont affiché leur soutient lors de sa campagne #flowersforfreedom.
Internet est pour lui avant tout « un miracle pour la liberté individuelle et sociale ».

« Si mon art ne concerne pas la douleur et la tristesse des gens, quel est le but de « l’art » ?

Rechercher > Google > Liu Bolin

Liu Bolin est un artiste activiste performeur chinois né le 7 janvier 1973, dans la province de Shandong. Artiste contestataire connu internationalement pour ses photos de lui-même dissimulé dans ses paysages, il est nommé « l’homme invisible ».
Il obtient d’abord un diplôme de sculpture à l’université des Beaux Arts du Shandong où il enseigne pendant 4 ans. Il poursuit ses études à Pékin où  il obtient un master en sculpture (MFA) à l’Académie centrale des Beaux-Arts de Pékin (2001). Il s’oriente vers la photographie et les performances après la destruction de son atelier par le gouvernement chinois en 2005 en préparation des Jeux Olympiques de Pékin. Il vit et travaille actuellement à Pékin.
Il a acquis une réputation mondiale, exposant régulièrement dans de nombreuses galeries ainsi que des festivals de photographies dans le monde.
Ses œuvres les plus populaires sont « Hiding in the city », une série photographique qui a commencé en tant qu’art de la performance en 2005. Depuis, il créé des œuvres mêlant la performance, le body art, l’art optique et la photographie. Celles-ci représentent quatre grands thèmes : la politique et la censure, la tradition et la culture chinoise, la société de consommation et la liberté de presse. Il pose pendant des heures devant un lieu symbole de la révolution culturelle chinoise ou de grands changements dans le pays. Les yeux fermés, vêtu de son uniforme de soldat, il disparaît dans ses décors pour dénoncer, dissimulé sous le maquillage – qui s’avère être de la peinture à l’eau – préparé par ses peintres-assistants. Son corps devient une sculpture vivante. Il photographie ensuite la performance, afin de la figer. De cette façon, il aborde la problématique de comment se fondre dans le paysage consumériste ou sociologique chinois. Pour l’artiste, ce sont des métaphores pour exprimer le sentiment d’anonymat et d’ostracisme qu’il rencontre en tant qu’artiste contemporain en Chine. Il estime que « Le camouflage est un moyen pour avertir les gens de ce qui les menace. ».
Cette série est une profonde réflexion sur la condition humaine. « Je ne voulais pas me cacher dans l’environnement, mais au contraire, c’est l’environnement qui me pénètre », explique l’artiste. Pour lui, c’est une rébellion silencieuse. Il devient littéralement un homme transparent dans la société, presque annihilé par le pouvoir de la société de consommation, s’efface et ne compte plus. Il ne cherche pas une manière de disparaître pour montrer la perte d’une conscience individuel, mais insiste sur les dégâts causés par l’environnement urbain sur les individus. Il éprouve « le besoin d’apporter sa pierre à l’édifice de l’art contemporain chinois en dénonçant tout ce qui ne va pas en Chine, et dans le monde ».
Liu Bolin nous interpelle sur le conflit entre sa culture et cette frénésie de développement économique. Ses œuvres témoignent de ce sentiment d’impuissance et de souffrance de l’homme au contact de cette nouvelle forme d’évolution environnementale.

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Suite à la démolition de son atelier en 2005, situé dans le quartier d’artistes rasé par le gouvernement chinois, son travail devient plus politique, sous forme de protestation silencieuse de l’État. Il démarre sa première série « Hiding in the city » qui l’a fait connaître internationalement. Il réalise « Suojia Village », un autoportrait de lui-même immobile, recouvert de peinture, se fondant dans les décombres de son atelier. Il considère que ce n’est pas une simple pose, mais que c’est la démonstration de comment les autorités ont voulu gommer les artistes du paysage.

L’artiste se rend compte de la fragilité d’un individu contre le système. Il montre comment l’individu se perd dans une identité de collectivité, en se cachant devant le drapeau chinois dans « In Front of the Chinese Flag » ou encore « The Photo Of The Whole Family III ». Ou bien la société de consommation en se cachant devant un rayon de supermarché de canettes de boissons importées dans « Supermarket II ».

« Hiding in the City » a inspiré d’autres séries similaires, notamment « Shadow ». Elle explore la relation de l’individu à son environnement naturel. Au lieu de se peindre, il s’étale sur des surfaces pendant les périodes de pluie, laissant la marque sèche de son corps. Cette empreinte disparaît rapidement après son départ, démontrant à quel point les hommes sont impuissants face à leur environnement.


En 2007, il réalise la série « China Report 2007 », qui dénonce le gouvernement chinois qui minimise les images des catastrophes. Il sélectionne des photographies issues de journaux officiels abordant les faits de catastrophes environnementale, la construction et démolition d’infrastructure et l’instabilité sociale. Celles-ci sont des images non révélatrices et sont minimisées. Il les peint alors.
En 2008, il réalise une série de sculptures nommées « grands personnages rouges ». Elles sont faites de résine peinte et représentent des hommes alignés, sans tête, les mains rouges sur les yeux ou des corps très maigres avec des visages sans yeux. Il explique que : « L’homme avance à l’aveugle dans le monde, il ne voit pas clair. Il se cache à lui-même certaines choses, on lui en cache aussi ». Ses sculptures interrogent les notions de dedans/dehors, créant des jeux d’illusion à haute charge symbolique et politique.
En 2009, il réalise des sculptures qui s’enflamment dans sa série « Burning man Obama ». Dans la tradition chinoise, l’élément du feu est associé à la couleur rouge, qui est celle de la nation chinoise. Dans ses sculptures, l’homme devient rouge en brûlant, ce qui reflète la réalité de son pays.


Dans son dernier travail de sculpture, sa série « crawling man » Liu Bolin parle encore de dissimulation.
En 2013, il réalise « La liberté du peuple ». Il se fond dans le célèbre tableau d’Eugène Delacroix, au milieu des naufragés, vêtu – comme la plupart du temps – de son costume militaire de l’époque Mao.
En 2014, Liu Bolin présente au lieu d’exposition Paris Art Fair « Iron fist », une œuvre sculptée impressionnante haute de 4 mètres représentant son poing gauche gravé du slogan de propagande actuel de la ville de Pékin, le Beijing Spirit « Patriotisme, Innovation, Intégration et Vertu ». Ce poing, tourné vers le bas, s’oppose au symbole révolutionnaire du poing dressé vers le ciel et représente peut-être la fin d’une époque. C’est la dernière sculpture qu’il a réalisé.

En 2015, en soutient à Charlie Hebdo, et à la liberté de la presse, il réalise une grande photo sur un fond de couvertures du journal dans lesquelles lui-même et des rédacteurs de journal se fondaient.
En février 2017, il réalise sa première performance à Madrid, « Undercover » à la Odalys Galeria de Arte. Elle se définit par un terme qu’il a innové, le « self-induced disintegration », faisant référence à la désintégration qui découle de la dissolution psychologique du citoyen.
Le 11 Juin 2017, à Biarrits en France, il organise une performance dans les locaux de la Surfider Foundation, une ONG qui défend les océans, où les déchets s’accumulent sur les plages. Le projet est une collaboration entre l’artiste, la Galerie Paris-Beijing, les élèves et étudiants de Biarritz et la Surfrider Foundation Europe.
En Septembre 2017, a lieu une exposition ‘Revealing Disappearance’, à la Galerie Paris-Beijing. Liu Bolin expose ses derniers travaux dans lesquels il dénonce la pollution et la destruction de l’environnement. Une vidéo « Soltice », réalisée en 2016 est également présentée.

« J’ai décidé de me fondre dans l’environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi ».

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Liu Bolin démontre une image de lui-même très différente, hors de ses œuvres. Il affiche volontiers des signes de réussite sociale, avec une belle allure. Il est un artiste un peu « bling bling », créant un paradoxe qui agace. Alors que c’est un homme grand, il paraît petit dans ses photographies, engloutit par le décor.
Il a une approche intéressante de l’exposition de lui-même. Au lieu de se montrer, il opte la solution de se cacher dans l’environnement. Lorsqu’il réalise une œuvre, il est emprunt de fortes pensées, comme lors de sa première photographie « Suojia Village ». Et pourtant, il affiche un air neutre, les yeux fermés, silencieux, la présence absente. En effaçant sa présence, il consacre l’attention sur l’arrière plan uniquement, qui exprime l’information la plus importante. C’est un reflet de la société vu par son prisme, l’exposition de lui-même camouflée. Il choisit de mettre en avant l’effacement de la personne face à quelque chose d’une ampleur qui l’écrase – donc le sujet choisit. Certains artistes choisissent de s’exposer et de se mette en avant, tandis que Liu Bolin choisit de devenir un homme transparent, comme la société le souhaite. Il utilise cette image uniformisée et absente de personnalité, se perdant dans la collectivité – rien qu’à l’utilisation du même vêtement à couleur unie – contraire à l’image de l’artiste. Mais aussi ce visage silencieux, contraire à la liberté d’expression. Ironiquement, c’est un artiste qui transmet l’apparence exact que veut l’État, dans le but de le dénoncer. Malgré que l’environnement ne cesse de changer, il est toujours ce même homme à la même position. Il se montre anonyme alors qu’il agit comme un révélateur qui n’apparaît plus.
Il démontre la liberté de penser par soi-même et de s’exprimer avec son propre langage sans plus se résigner ou craindre la force persuasive de la propagande, ni l’obscurantisme de la censure.

Aujourd’hui l’artiste développe une technique baptisée « Art Hacking », un piratage de règle de l’image d’actualité, réinterprété avant d’être réinjectée dans les circuits de l’information. On peut apparenter cela aux jeux vidéos ou les mondes virtuels. Il créé sur le web une série où il disparaît et réapparais en pénétrant sur un territoire qui lui est étranger ou impossible à atteindre, tel un hacker.
De cette façon, il utilise les dispositifs que l’on possède durant cette époque moderne, et revisite son support d’exposition.
Astuce bien réfléchie, allant à l’encontre des controverses qui le désavantage. On lui reproche de se répéter au fur et à mesure des années, ne changeant que de décor, jamais d’idée.
Mais malgré cette critique, ses photographies ont l’avantage d’être saisissante, obtenant directement l’attention du public. Elles marquent l’esprit, et démontrent l’artiste que Liu Bolin est. Unique en son genre, toujours la même allure, il arrive à faire passer de nombreux messages différents. Et arrive à se développer et se réinventer.

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Ces deux artistes sont engagés contre l’État chinois. Marqués par des événements, ils n’hésitent pas à utiliser l’art comme moyen de transmission de leurs pensées. Ils ont su attirer l’attention d’un public international. Ils permettent de nous rendre compte de l’oppression de l’État chinois. Ils ont une force d’esprit, voulant faire découvrir la vérité concernant leur pays.
La conviction qu’ils ont contre ce qu’ils souhaitent dénoncer les rend plus particuliers. Les conflits entre ces artistes et leur pays, rend leur histoire passionnante et captivante.
Leur engagement permet de rendre leurs œuvres plus fortes et captivantes. Connaissant leurs œuvres les plus connues, je ne comprenais pas quel message ils voulaient transmettre. C’est en apprenant leur histoire et qui ils étaient, que j’ai réalisé à quel point leur art est personnel et rempli d’émotion. Nous pouvons réaliser la colère, la tristesse, le désir de dénoncer au travers de leurs œuvres. Tous deux, au travers de leurs œuvres, ils défendent leurs opinions du mieux qu’ils peuvent. Ouvrir les yeux aux citoyens, est leur but.
C’est pour cette raison que j’ai choisi ces deux artistes pour répondre à la problématique. Ai Weiwei a su utiliser les dispositifs mobiles actuel pour user de sa popularité afin de se défendre ainsi que son art. Liu Bolin a l’ingéniosité de s’exposer avec ses propres pensées et celles des citoyens, tout en étant invisible.

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_chinois_contemporain
http://www.bnf.fr/documents/biblio_art_chinois_contemporain.pdf
http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Art%20contemporain%20chinois/fr-fr/
http://artair.canalblog.com/archives/2011/01/22/22222151.html
https://www.francetvinfo.fr/culture/expos/ai-weiwei-lartiste-que-la-chine-aimerait-faire-taire_64299.html
http://www.exponaute.com/magazine/2015/07/23/les-reseaux-sociaux-encore-et-toujours-avec-ai-weiwei-pour-la-restitution-de-son-passeport/
http://www.exponaute.com/magazine/2015/09/30/ai-weiwei-ou-lart-de-la-resistance-retour-sur-10-oeuvres-emblematiques/
www.exponaute.com/magazine/2012/02/21/ai-weiwei-lartiste-media/
http://aiweiwei.com/mixed-media/music-videos/laoma-tihua/index.html
Ai Weiwei sur les réseaux sociaux, le mystère de la jambe fusil
http://www.creationcontemporaine-asie.com/pages/artistes-chinois-majeurs.html
THE CRAWLING MAN : LIU BOLIN ENFIN VISIBLE A SHANGHAI
https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
https://slash-paris.com/evenements/liu-bolin

LIU BOLIN


https://www.lesinrocks.com/2017/09/11/arts/se-camoufler-pour-mieux-se-faire-remarquer-lartiste-chinois-liu-bolin-lhonneur-paris-11983019/
http://www.lepoint.fr/art-de-vivre/liu-bolin-je-suis-un-artiste-c-est-tout-15-11-2017-2172432_4.php
http://www.telerama.fr/sortir/liu-bolin,-le-cameleon-de-la-photo-qui-denonce-la-surconsommation,n5199581.php

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“As we are” de Matthew Mohr

 

Beaucoup de gens voient la technologie comme un mal nécessaire ou un simple outil. Mais quand il est utilisé pour donner vie à une idée, il peut devenir magique, surtout quand il permet une expérience sensorielle en créant une interaction physique avec l’être humain. C’est en tout cas le crédo de l’artiste Matthew Mohr et la raison qui l’a poussé à créer “As We Are”. Un thème sous-jacent de son travail est la technologie au service de la communication.

 

En haut, l’artiste devant la structure en construction, en bas, la sculpture finie et installée.

 

“As We Are” (“Comme nous sommes” en français) est une œuvre géante de 4 mètres de hauteur, composée d’écrans incurvés superposés et de différentes tailles, formant une structure ayant la forme d’une tête humaine. Elle est située au Columbus Convention Center Atrium pour une durée de 7 à 10 ans. Durant la journée, la sculpture fait face à l’Atrium du bâtiment. La nuit, le visage géant est tourné vers la rue, d’où il reste visible à travers les fenêtres.

 

  

A l’intérieur de la structure se trouve une cabine où 29 caméras, synchronisées entre elles prennent des photos simultanées des spectateurs. Ces images sont assemblées afin de réaliser un modèle 3D du visage du participant. Le dispositif modifie légèrement le placement des yeux et la longueur du nez pour mieux s’adapter à la forme des écrans de cette immense sculpture. Les images ainsi créées par “As We Are” s’apparentent à des portraits, le dispositif massif permettant de prendre les photos retravaillant le visage des participants, et créant donc une interprétation de leur identité, comme un peintre ou un photographe le ferait avec son sujet. La particularité ici est que c’est l’outil technologique qui exécute ce travail, “As We Are” est un mécanisme automatisé qui ne reproduit pas le sujet mais crée une représentation stylisée de la personne. 

 

Un sentiment de légère gêne peut parfois découler de la modification du visage des personnes photographiées, à la manière des robots ultra-réalistes, ou des effets numériques qui dépassent un certains stade de réalisme sans l’être suffisamment pour que l’être humain réussissent à se laisser berner. C’est ce que le roboticien japonais Masahiro Mori a appelé la Vallée dérangeante, ou Vallée de l’étrange. Frédérique de Vignemont, philosophe des sciences cognitives à l’Institut Jean Nicod explique l’une des théories qui expliquerait ce phénomène chez l’être humain :  « une des hypothèses est que le cerveau n’aime pas du tout l’incertitude. Ce robot qui vous ressemble un peu mais pas totalement envoie des informations contradictoires : vous percevez à la fois un humain et un non-humain. On sait que le cerveau n’aime pas les dissonances perceptives, il cherche à trouver une solution à tout prix face à des informations contradictoires ». Le malaise proviendrait donc de l’interprétation du cerveau : mieux vaut fuir ce que je ne sais pas catégoriser plutôt que de commettre une erreur. C’est le cas avec “As We Are”, le portrait affiché est à la fois humain tout en ne l’étant pas, ce qui fait également écho à la nature de la photographie en tant que représentation limitée d’un être ou d’un moment donné. Cette modification du visage questionne le spectateur sur la nature fluctuante de l’identité d’une personne, en particulier dans les artifices apportées à son physique par l’outil technologique, que ce soit dans le but de plaire, de se travestir au yeux d’autrui, de rester anonyme, ou tout simplement pour s’amuser (via par exemple des filtres snapchat, photobooth, photoshop, etc).

 

 

De plus, les proportions de la statue, le grossissement extrême de leur propre visage, affiché dans un espace public, ou passent de nombreux inconnus rebute parfois certains spectateurs. La pièce est conçue pour atteindre une stature imposante similaire aux monuments publics traditionnels, les visages s’inscrivent donc dans une dynamique de puissance habituellement réservée aux figures dirigeantes, héroïques, et permet à chaque participant de faire l’expérience d’une représentation moderne de la reconnaissance.

 Cette mise en scène de soi, omniprésente aujourd’hui grâce aux réseaux sociaux et à l’avènement d’internet ne nous perturbe que très peu, mais une fois retranscrite dans un environnement réel, elle nous met mal à l’aise. “As We Are” aborde la relation entre le soi et la représentation de soi. C’est également l’un des but assumé de l’œuvre que de d’évoquer questionner autour des phénomènes des médias sociaux et du pouvoir de l’art dans l’espace public tout en amusant ses spectateurs.

A ce propos l’artiste dis : “Je devinais que beaucoup de gens prendraient des photos pour partager sur les médias sociaux, amplifiant conceptuellement le message de l’œuvre.”

 

 

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Rapport-Création de Roman

Sujet de rapport:

Aujourd’hui, grâce au développement des réseaux sociaux, aux dispositifs numériques, nous écrivons peut-être plus souvent et plus de textes qu’auparavant. Quand on lit ces écrits numériques, puisque les auteurs sont conscients du regard des autres, le texte des posts des bloggers ou la publication sur les réseaux sociaux a naturellement un caractère théâtrale et autofictionnel. À votre avis, à l’époque de l’internet, cette ambiance nous facilite à devenir un écrivain (de l’autofiction=littérature)? Quelle influence peut-il y avoir sur le domaine de littérature?

L’ambiance donnée par l’époque de l’internet, nous pousse à montrer et surtout à raconter ce que l’on fait quasiment chaque jour avec le développement des réseaux sociaux et des dispositifs numériques.

En effet, le fait que tout soit à portée de main, avec l’aide du smartphone, nous pouvons poster une photo de nos vacances dans l’immédiateté en ayant un retour de nos amis ou de nos abonnés dans les minutes qui suivent. Certaines personnes aiment raconter ce qu’ils ont fait et vu pendant leur journée, et on sait que de nature, on raconte toujours une histoire en la déformant, même légèrement, par rapport à notre ressenti, en les enjolivant. Par exemple, au lieu d’envoyer une carte postale qui met plus de temps à arriver et donc une réponse plus longue si quelqu’un nous répond, en plus d’avoir un coût financier, on peut tout simplement partager ou envoyer une photographie pour informer notre entourage de ce que l’on fait. De plus, ces applications sont très facile à utiliser.

La seule chose que nous devons avoir, c’est une connexion internet. De nos jours, nous pouvons en avoir quasiment partout, avec l’aide d’un forfait téléphonique ou les fameux “Wifi Gratuit” de tous les grands centres commerciaux, et dans certains lieux tels que les fast-foods et autres lieux très fréquentés.

 

Pour ce qui est de l’ordre de l’écriture d’une histoire, un roman par exemple, je trouve que l’écriture numérique est très utile, car nous pouvons écrire partout sans aucun soucis, sans craindre de perdre une ou deux pages de ce que nous écrivons, ou encore de les mélanger. Cependant, je trouve que l’inspiration est plus difficile à trouver. Tout comme la mémorisation de ce que l’on écrit, c’est plus compliqué, car nous ne pouvons pas visualiser le texte et donc mémoriser l’espace dans lequel il se trouve. Par ailleurs, il en est de même pour la lecture, c’est plus simple de retrouver un passage dans un livre quand il se trouve entre nos doigts plutôt que numériquement.

En plus de cela, on retrouve des dizaines d’applications de diffusion d’histoires, de tous types, et de tout format, telles que Wattpad, Hooked… ou encore plusieurs blogs dédiés à l’écriture, comme Worksheets (https://www.eadeverell.com/worksheets/), Écrire un roman (http://ecrire-un-roman.blogspot.com/p/pour-commencer_21.html) et bien d’autres.

 

Malgré, toutes ces aides et ce grand nombre d’innovation nous permettant d’être connectée où que l’on aille, l’écriture est toujours plus facile si l’on prend un crayon pour gratter le papier et se laisser guider par les idées.

Exemple de texte écrit sur papier :

Écrit en 10 min, correction comprise le 22 Mai

Assise sur un banc, le soleil effleurait ma peau. Aucun nuage à l’horizon, ce bleu éclatant qu’exposait le ciel était aveuglant. Une légère brise vint ébouriffer mes cheveux. Sentir ce souffle qui frôlait ma peau créa un picotement sur celle-ci, comme si cette chaleur entrait dans mon corps pour me réchauffer le coeur et faire ainsi apparaître un sourire satisfait sur mon visage.

Une ombre, me sortit de mes pensées, jouant sur le sol, se balançant de gauche à droite, en un mouvement léger et élégant. C’était des branches de cerisiers. Avec un coup de vent timide, une multitude de pétales tombèrent dans une pluie majestueuse et rosée.

Mon calepin sur les genoux, j’inscris quelques mots avant que des mains se posèrent sur mes yeux en un jeu enfantin.

Exemple de texte écrit numériquement :

15:00 à 15:30 environs le 25 Mai

Tu connais la plupart de mes secrets. Tu sais comment je me sens quand tu agis de telle ou telle façon. Il te suffit d’un regard, d’une petite expression sur mon visage pour savoir comment je me sens, ce que je ressens…

Le sourire aux lèvres, je commence à me sentir mal à l’aise. C’était un mal-être qui me faisait me sentir étrangement bien…

En réalité, je veux écrire, mais c’est un peu compliqué.

Je ne sais pas sur quoi écrire. Je pense que je vais essayer.

De nouveau… De nouveau, je perds la tête. J’entend cette voix qui me demande de dormir paisiblement, de contempler le monde dans lequel je vis, de sourire un peu plus. Mais une autre voix un peu plus sombre vient de temps à autre pour me montrer la dure réalité de la vie. Elle me pointe du doigt toutes les erreurs que le monde porte chaque jour. Toutes ses erreurs qui viennent gâcher nos vies en exerçant des mauvaises actions.

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RICHARD PRINCE-Exposition de Soi Via INSTAGRAM

Né en 1949 dans la zone américaine du canal de Panama, Richard Prince est un artiste peintre et un photographe plasticien américain qui vit et travaille dans la campagne à proximité de New York. Depuis trente ans, cette artiste travaille sur la réappropriation et le recyclage des images.

Bien avant l’arrivée des réseaux sociaux et des selfies, Richard Prince s’interrogeait déjà sur le thème de la représentation de soi. De nos jours, de façon significative, le soi exposé, et la mise en scène de soi étant l’un de ses sujets de prédilection, et il semblait logique que l’artiste s’approprie une plateforme comme Instagram. Comme aujourd’hui tout se partage, tout s’approprie, il est évident que Richard Prince trouve plus facilement ses cibles. Le partage exponentiel de données à caractère personnelle des utilisateurs de réseaux sociaux sans réelle protection, a permis à l’artiste à trouver les sujets de son œuvre.

Son exposition intitulée « New Portraits » présentée à la galerie Gagosian de New York, de septembre et octobre 2014, montre 38 portraits choisis par l’artiste Richard Prince sur Instagram. En effet, cette artiste s’attaque précisément aux portraits de stars et d’inconnus glanés sur le réseau de partage d’images Instagram et pousse un peu plus loin sa démarche d’appropriation, en s’immisçant dans le quotidien de ces parfaits inconnus.

Relevant de l’ « appropriation art », un travail qui consiste à « rephotographier » des photographies existantes, comme si elles étaient ses propres créations. L’art appropriation de Richard Prince se traduit bien davantage comme un travail de veille, de sélection, d’édition.  Son apport se résume à faire une capture d’écran et à ajouter à l’image quelques lignes de commentaires signés, et celui du galeriste de vendre ces « œuvres » pour près de 100 000 dollars. Bien sûr, les intéressés Instagram ne se sont pas vus demander leur avis.

Telle image sera d’abord likée, commentée, comme si Richard Prince connaissait intimement la personne, agrémentée d’emojis, tout aussi éloquents que ses petites remarques taquines ou coquines, puis, agrandie et imprimée sur toile dans un format excédent les 120×160 cm. L’artiste en s’appropriant, puis en revendant à des sommes exorbitantes ces portraits de parfait inconnus, il revend non seulement leurs images mais aussi leurs histoires, et leurs intimités.

          CE QUI EST EN GRAS, EST UN RÉEL DANGER. C’est pourquoi soyez conscient de ce que vous partagez, et surtout avec qui vous partagez ces photos, parce que le danger est toujours ici, quelque part.

 

 

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