Herbert Marshall Mc Luhan, théoricien visionnaire des médias mobiles

Marshall Mc Luhan s’est passionné pour l’analyse des différents moyens mis à la disposition des hommes, ou plus précisément créés par eux et pour eux, pour communiquer. Ce qui semblait l’intéresser avant tout, c’était l’interaction subtile entre ces médias et les hommes. Pourquoi je choisis cette façon de communiquer plutôt que celle-ci ? Je, c’est moi, mais c’est aussi ma ville, mon pays ou le groupe sociologique auquel j’appartiens. Il a ainsi parlé de tribu ou de village planétaire, concept visionnaire en soi, à l’heure où internet n’était encore que le prolongement prometteur du réseau militaire Arpanet. N’oublions pas que M. Marshall Mc Luhan s’est éteint en 1980, pendant l’adolescence d’internet, bien avant Facebook, Skype ou WeChat. Il avait pourtant pressenti intuitivement tout cela.

Il a développé ce concept de village planétaire encore une fois pour nous expliquer que ces choix de communication sont en fait façonnés par la société à laquelle nous appartenons. Son approche était donc nettement sociologique, et il insérait toujours chaque nouvelle découverte (l’imprimerie, la télévision…) dans son contexte historique. Il faut également dire qu’une réflexion philosophique nourrie présidait toujours à ses développements.

Il a révolutionné les codes habituels de l’analyse des médias, qui souvent se bornaient à donner une liste académique des différents moyens de communication : presse, télévision, affichage publicitaire, téléphone… et quelques autres. Pour Marshall Mc Luhan, la façon de s’habiller ou d’organiser son habitat étaient aussi des médias, au même titre que l’argent !

Nous pouvons ainsi dire que M. Mc Luhan, tél une médium, a su faire preuve de capacités visionnaires d’analyse des medias mobiles pour son époque. On parle aujourd’hui de médias nomades, ou de communication nomade. Il n’y a pas grande différence.

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