la liberté d’expression en France

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Où sont les limites de la liberté d’expression dans notre pays ? Peut-on réellement être condamné pour blasphème ?

Après l’émotion, les questions.  L’attentat commis à Charlie Hebdo le 07 janvier 2015 a relancé un débat intemporel au sein des dessinateurs da journaux satiriques : Le droit de pouvoir tout exprimer, sans se soucier de qui que ce soit et de quoi que ce soit, des religieux à la morale, le droit au blasphème est bien sûr ressorti. Plusieurs fois poursuivi pour avoir caricaturé le prophète, Charlie Hebdo n’a pourtant jamais été condamné, et ce en raison du droit à la liberté d’expression. Mais tout un paquet de lois vient restreindre et contrôler ce droit. S’il n’existe pas de délit de blasphème, les lois sanctionnent “la diffamation”, “l’incitation à la haine raciale ou religieuse”, ou encore l'”apologie du terrorisme”. C’est notamment pour ce dernier motif que Dieudonné a été poursuivi, à la suite de son message sur Facebook : “Je me sens Charlie Coulibaly”.

Finalement, existe-t-il un délit de blasphème en France ? D’abord il est impératif de rappeler la définition de blasphème. Selon Le Larousse, ce terme signifie : une “parole ou un discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré”.

Si un délit de blasphème a bien existé en France, c’était il y a longtemps, avant la Révolution française. il a été supprimé définitivement parla loi du 29 juillet 1881, portant sur la liberté de la presse. Donc juridiquement parlant, les médias et les citoyens ont le droit de caricaturer, même de façon irrespectueuse, une religion ou un représentant religieux.

Pour le cas des caricatures de Mahomet, le tribunal avait jugé qu’il y avait une caricature qui dérangeait. Celle qui représentait Mohamet avec une bombe à la place de son turban. Le tribunal a estimé qu’il pouvait y avoir une diffamation. Mais, la peine n’est pas tombée, Charlie Hebdo, car cette image venait d’un autre journal danois, ils avaient donc retranscrit une information. C’était donc leur travail de publier ce dessin”.

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On peut don être condamné ? Parfois, les juges estiment que l’humour vire à la provocation. Et les auteurs de provocations sont alors être condamnés dans certains cas.

C’est pour cette raisons que Dieudonné a plusieurs fois été condamné, pour “contestation de crimes contre l’humanité, “diffamation raciale”,” provocation à la haine raciale” dans des vidéos Youtube. Cette fois, il a été poursuivi pour des propos tenus sur Facebook après l’attentat. Dieudonné a affirmé : “Sachez que ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly”, détournant le slogan “Je suis Charlie” et en associant le nom du djihadiste Amédy Coulibaly.

Donc, il existe quand même des limites à la liberté d’expression ? Il existe quelques limites à la liberté d’expression, comme dit précédemment. Car selon le dicton la liberté s’arrête là où celle des autres commence.

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