Oulipo et Co. PROJET 3

Pour ce troisième projet j’ai voulu faire quelque chose en rapport avec la poésie. Je suis très intéressée par ce type de littérature et notamment par la poésie expérimentale qui est je pense la suite logique, l’avenir de la poésie, qui sous sa forme traditionnelle a déjà fait ses preuves.

Il y a de nombreuses théories méconnues de poésie expérimentale : la poésie visuelle, les calligrammes (plus reconnus et plus anciens mais ayant toujours du mal à être reconnus par le grand public comme de la littérature en tant que tel), la poésie graphique, le spatialisme…

Mais j’ai cherché comment avait pu naître une telle liberté dans la littérature, comment de tels défis d’invention avaient pu être permis.

Et j’ai trouvé l’OuLiPo, qui est un groupe d’écrivains qui a été fondé en France dans les 60’s. Son nom signifie Ouvroir de littérature potentielle. Ou littérature ludique

Le but est une création illimitée de littérature, sans limites et pour toujours. Avec des règles à volontés ou leur absence. Bref, une littérature expérimentale et ludique. Une nouvelle approche de la  littérature où les mots ne sont pas toujours prioritaires mais le visuel aussi.

Ainsi je me suqueneauis intéressée  à l’expérimentation Cent mille milliards de poèmes, qui est un  livre composé de dix feuilles, chacune découpée en quatorze bandes horizontales, et chacune portant sur son recto un vers. En tournant les bandes horizontales comme des pages, on peut donc choisir pour chaque vers une des dix versions proposées par Queneau, ce qui fait 100 000 000 000 000 poèmes potentiels.

 

Et j’ai remarqué que dans la littérature expérimentale on ne parlait quasiment que de poésie, peu de romans, Raymond Queneau, membre de l’oulipo excepté, il proposait une littérature expérimentale y compris des romans.

J’ai donc décidé de prouver que selon le choix de littérature, une compréhension de texte était possible à partir d’un roman en suivant le même procédé. Simplement j’ai choisi un texte, une nouvelle avec beauccoup de répétitions, de ressentis, d’adjectifs et où le fil conducteur de l’histoire est simple, Morphine de Mikhaïl Boulgakov, qui étant un texte sur l’addiction a un dénouement et un déroulement particulier de l’histoire.

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Et la conclusion est que le texte reste lisible, sous un autre angle, on ne suit plus l’histoire initiale on découvre un nouveau genre d’oeuvre : une littérature compartimentée et aléatoire est aussi possible avec une autre forme littéraire que la poésie. Ce n’est pas la forme qui prime mais l’histoire pour que ça fonctionne.

phrases exemple :

” En position transversale je n’étais pas ainsi pensais-je”

“j’ai fais mon temps donc je quitte. —il n’y a personne ?”

“En ce qui me concerne cela est clair, pas coupable d’une hernie étranglée

“C’est ainsi que je fus heureux, abandonné dans les limbes du temps”

“le rose, le bleu, le rouge, de bonheur submergé et putréfié ”

 

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