Rapport 3 : Utilité de l’exposition de soi à travers les médias; selfie /étude du travail de Sophie Calle

Aujourd’hui,  les nouvelles technologies et les réseaux sociaux nous gouvernent, et on découvre une certaine banalisation des comportements narcissiques. Les selfies par exemple, qui s’apparentent a des autoportraits modernes, sont utilisés principalement par la jeune génération pour montrer au monde entier son image, grâce à possibilité d’envoyer et de partager des photos facilement sur les réseaux sociaux et internet et notamment par  les médias. Ce procédé de quête identitaire n’est-il pas aussi une quête esthétique fausse ? En effet, grâce a des applications (instagram,snap…) ou différentes pratiques tels que le « cosplay » et les print clubs, le selfie peut changer notre propre image de soi par des artifices. Cette accessibilité de changement d’image de soi permet de nous donner une image plus satisfaisante de nous même mais totalement fausse qui nous éloigne de la quête de connaissance de soi.
Les selfies se traduisent aussi par la publication d’indicateur de notre personnalité comme ce que nous aimons, nous faisons, les lieux que nous fréquentons… C’est une surexposition d’une image de soi qu’on aimerait être. Ce narcissisme  propre à notre époque, a développé des comportements hautement egocentriques, entrainant une remise en question permanente de l’image de soi.  Mais c’est aussi une source de préoccupations superficielles, qui peuvent générer des excès, des nouvelles sortes d’angoisses ou d’addictions.
Beaucoup d’artistes du 20eme siècle ont travaillé sur le sujet de l’autoportrait, le narcissisme,  mais aussi sur la fiction de soi, et la surreprésentation de soi.

Sophie Calle par exemple, est une artiste qui a joué avec cette notion de narcissisme et de surexposition de soi.  Elle parvint grâce à une surexposition de son corps, à réinventer son identité et faire de son corps une œuvre d’art notamment grâce a la performance et la photographie. Le narcissisme qu’elle utilise comme démarche artistique, est le narcissisme callien qui relève donc de l’amour de soi, de sa propre personne, et dans l’idéalisation de son identité, ce qui permet au sujet de se transposer en tant qu’objet. Le narcissisme participe donc à l’idéalisation de sa propre identité considérée comme objet.
Dans « Des histoires vraies + dix et Doubles-jeux », Sophie Calle exhibe son corps, le montre aux lecteurs. L’artiste joue, se met en jeu, s’affiche, elle s’exhibe dans ses œuvres. Par cette exposition de soi, l’artiste idéalise non seulement sa propre identité, mais parvient à l’Idéal du Moi. L’art de la performance permet à Sophie Calle de réinvestir son corps sous d’autres personnalités, d’autres traits, d’autres identités. Son enveloppe corporelle devient ainsi un champ d’expérimentation, un objet projeté hors de soi puis façonné comme une création artistique. Ce « travestissement de l’être » on pourrait le rapprocher cette quête esthétique de notre génération.
Même si le travail de Sophie Calle est réalisé dans une démarche artistique, cette recherche d’idéal du moi est présente dans la vie quotidienne et l’on peut dire que l’exposition de soi a travers les nouveaux médias, a un but narcissique qui amène à la fiction.

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