Exposition de soi 2017 Rapport 3 :Réflexion sur l’utilité de l’exposition de soi “artistique” à l’époque des médias mobiles

Réflexion sur l’utilité de l’exposition de soi “artistique” à l’époque des médias mobiles

Internet est devenu depuis peu, L’espace de création d’identité indispensable de la génération Y . Les médias sociaux sont pour la majorité, l’activité principale, une récente étude américaine démontre que 51% des adolescents sont connectés au moins une fois dans la journée à un réseau social , 22% des jeunes le sont plus de 10 fois par jour. Triste réalité qui pourrait prouver le rapport de force que créer ce phénomène autour d’une vie numérique virtuelle beaucoup plus importante. Par suite de ce phénomène qui malgré tout ne convient pas à tout le monde. En effet  plusieurs réactions ont émergées par inégalité et ont provoqué, par conséquent, certains changements pour pouvoir toucher un plus large public. Les avantages de communications se sont vu nombreux notamment dans les domaines les artistiques.

Quelles relations peut il alors y avoir entre l’art et les médias sociaux ?

Le numérique investit l’art et ses mediums ne cessent d’investir en matière d’innovation, la plateforme trias numérica en est un exemple.

Cependant quel sont ceux utilisés par les artistes et que font ils de leurs utilisation.

L’information s’alliant à l’expression c’est l’une des principales raisons non pas seulement artistiques mais de tout utilisateurs de ce genre de médias. Par ailleurs, on révèle chez l’artiste , encore peu connu des grandes scène un moyens facile de construction de réseau , tel un moyen promoteurs envers l’ambition du exportation allant de locale à mondiale , Mais principal inconvénient et ennemi numéro 1 de la  « professionnalisation » de cet outils : L’inexistence d’horaire fixe de travail qui finalement nous rende esclave de cet élément devenu indispensable certes pour promouvoir le travail de l’artiste mais qui empiète et remplace peu à peu le temps réel de productivité de l’artiste. La concurrence est également un facteur qui peut se voir multiplié par dix avec les réseaux sociaux. Aller voir et se renseigner sur le travail voisinant ne prend que , dorénavant , plus que quelques secondes. Le risque principal ? Développer un esprit de compétitivité tel peut nuire à la créativité, en fessant perdre la confiance de soit par rapport à certains projet qui ne verra  plus d’intérêt .1461552524507

Devenant une véritable source d’inspiration, il est parfois nécessaire de s’en détacher afin que cette utilité s’inscrive concrètement dans la réalité ( même en pensant revenir sur cette décision pour en faire la promotion)

En outre ces activités numérique sont tellement encrées dans notre quotidien que certains artistes se servent directement du médium pour en faire une création artistique. Les médias sociaux font partie intégrante du sujet artistiques ; peinture théâtre ou performance. Prenons pour exemple le terme « MUR » qui est désigné comme un lieu de rassemblement de l’actualité sur Facebook , d’informations partagée que partage le street art . Le mur est le support d’expression de l’artiste street art.

Le numérique a investi l’art comme le programme Trias Numerika en témoigne et comme on a pu récemment l’écouter ici sur Place de la Toile (France Culture).

Mais qu’en est-il plus spécifiquement des médias sociaux ?

Il y a selon moi 5 principaux types d’usages des médias sociaux par les artistes.

  1. S’informer et s’exprimer

Que l’on soit artiste, plombier, étudiant ou tout autre chose, utiliser les médias sociaux commence avant tout par obtenir de l’information sur des sujets et/ou des personnes. Cette fonction de veille n’a rien de spécifique pour les artistes. Elle appelle une réponse ou une expression personnelle sur ces mêmes médias sociaux. Pour un artiste, l’autopromotion et le réseautage permit par les médias sociaux représente une véritable chance, surtout pour ceux n’étant pas dans les centres culturels principaux (à l’échelle mondiale, mais aussi locale).

Mais cette fonction première et naturelle des médias sociaux recouvre deux dangers potentiels.

D’une part les médias sociaux peuvent être très chronophage et addictifs. Or, lorsque l’on consomme de l’information, on ne produit pas. Alors que cette veille peut être une nécessité pour un journaliste, pour un artiste elle peut constituer, si elle devient déraisonnable, une limitation du temps de production artistique. Si cet empiètement sur le temps professionnel n’est pas propre aux artistes (l’usage trop régulier de Facebook – ou des messageries instantanées – au bureau conduit certainement à un certain manque de productivité), elle est un peu particulière pour tous les métiers dont le temps professionnel n’est pas réglé par des horaires fixes et une hiérarchie puisqu’elle peut être plus facilement envahissante toute la journée et n’est pas détectable ni sanctionnable par un supérieur. L’artiste qui passe huit heures par jour sur les médias sociaux au lieu de produire n’a généralement de compte à rendre qu’à lui-même.Post-Snowden-Nails-Aram-Bartholl-thumb

D’autre part – et c’est plus spécifique aux artistes – les médias sociaux permettent d’avoir rapidement sous les yeux l’information sur ce que d’autres artistes font. C’est bien sûr stimulant dans la plupart des cas, mais peut être également parfois extrêmement démotivant et dévalorisant. Comparer en permanence sa propre production aux meilleurs acteurs de son domaine est risqué, et peut conduire à abandonner certains projets sous prétexte que d’autres ont déjà fait cela, ou presque cela. Voir ce que font les autres, c’est bien, à condition de ne pas se limiter à cela, et c’est ici qu’intervient le deuxième niveau d’appropriation des médias sociaux pour des artistes.

  1. S’approprier les contenus

Un artiste doit produire et les médias sociaux doivent être une source d’inspiration (parmi d’autres) pour sa propre production. Il peut s’agir d’un projet surgit au détour d’un échange, d’une technique intéressante découverte sur Youtube, d’une idée née d’un rapprochement de plusieurs éléments, d’une appropriation personnelle d’une performance réalisée à l’autre bout du monde dans un autre contexte…

Quoiqu’il en soit, si les médias sociaux peuvent être une source d’inspiration, il est nécessaire de s’en détacher pour que cette utilité s’inscrive concrètement dans la réalité. Quitte à y revenir ensuite pour en faire la promotion.

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Aram Bartholl, en 2008, propose « Sociial », une performance où quatre personnes jouent au tennis sur une Nintendo Wii pendant qu’un orateur lit les descriptions d’une centaine de médias sociaux présents en fond de scène derrière les joueurs. Cette œuvre interroge plusieurs choses. Ainsi quatre personnes ensemble jouant au même jeu, face à un public qu’ils ne regardent pas, créent-ils du social ? Quel lien peut-on faire aujourd’hui entre le corps et l’espace virtuel ? Que savons nous réellement des outils sociaux qui nous font « faire » des choses ?

 

L’artiste thailandais Koakrit Arunanondchai proposait autour de sa trilogie une réléxion commune des relation qui pouvait exister entre les moyens technologiques utilisés et l’aspect spirituel du boudhisme.

Pour Korakrit Arunanondchai (°1986, Bangkok, Thaïlande; vit et travaille à New York), vivre entre différentes cultures conduit d’une manière naturelle à la combinaison de plusieurs disciplines artistiques. Son art couvre le large spectre de la performance, en passant par la vidéo et la peinture jusqu’à l’installation. En réunissant des influences du monde numérique et de la mythologie, de la religion, de l’économie, de la mode, du cinéma et de l’actualité occidentales et orientales, l’artiste crée des œuvres transculturelles.

L’installation Letters to Chantri #1 (2014) découle de la recherche d’Arunanondchai sur Dhammakaya, l’infâme tendance bouddhiste thaïlandaise dont la croissance est la plus rapide. Le mouvement cultive une esthétique spécifique: chaque visiteur de ses temples doit respecter la stricte règle vestimentaire du ‘blanc’ et l’architecture des temples de Dhammakaya évoque des vaisseaux spatiaux, tels que Death Star dans Star Wars. L’accusation selon laquelle l’organisation serait corrompue a suscité une très grande attention médiatique. De même, le lancement d’une vidéo promotionnelle pour Dhammakaya peu de temps après la mort de l’ancien patron d’Apple Steve Jobs en 2012 sur sa réincarnation a été contesté.

 

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