Fragment

Si j’appuie sur ta bouche
Sauras-tu me dire ce qui te touche
Si je fuis quand tu doutes
Sauras-tu m’enivrer d’un dernier souffle
Si la lune s’éclipse, seras-tu prêt à entendre
Ce qui m’est arrivée
Avant que tout n’ait commencé à sombrer

 

Lorsque nous partirons
Je déciderai de te prendre la main
Et pour gagner un peu plus de demain
J’écouterai chaque geste que tu feras
Lirai chaque mot que tu prononceras
Aimerai chaque note que ton visage chantera

 

La douceur du soleil sur ma peau
Ne m’empêchera pas d’avouer
Tout ce que je t’ai jusqu’ici caché
Une lueur visible de très loin
Un horizon aussi beau qu’incertain
L’idée de te perdre m’irrite et cela sans fin

 

Dis-moi combien de temps devrons-nous rester ainsi
Sur cette surface incapable à cerner
D’ici je ne perçois que ce coeur qui bat
Qui a cessé de courir après l’été
Qui a percé de sa voix lactée
Immobile, je ne te retiendrai pas

 

Il y a un endroit invisible
Où les feuilles volent
Sous un air rempli de poussière
Egarées sous la lueur d’une peur
Qu’il est difficile à ignorer
Impossible à éviter

 

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