Le téléphone ou le double moi ?

Nous savons que l’apparition d’appareils technologiques plus performants, au fil des générations, a fait rage dès leur commercialisation. Ce phénomène de développement a eu un impact majeur dans notre société, dès son expansion, et cela s’ensuit aujourd’hui avec des améliorations plus drastiques.

 

Le téléphone ou le double de moi pourrait questionner l’individu vis-à-vis de son approche face à son propre appareil. Serait-il une sorte de “carte d’identité” de l’utilisateur ?

 

Le téléphone mobile est un outil commun parmi tant d’autres pour l’être humain, mais tout de même spécial dans le fond. Il a été dénaturé de ses fonctions principales qui sont: appeler, envoyer un message ou consulter ses mails, surtout dans un contexte professionnel. Aujourd’hui nous pouvons pratiquement tout faire avec notre portable. C’est notre doudou, notre pense-bête, celui qui nous accompagne dans les bons moments lors de nos prises photographiques d’un événement spécial, notre livre, notre lecteur vidéo et musical, notre coach sportif ou encore notre ordinateur.

 

Trois caractéristiques du téléphone sont intéressantes à explorer.

 

1ère caractéristique: “donner son image”

L’individu a la possibilité d’attribuer un nom lors de l’achat d’un téléphone mobile, au tout début de sa configuration. Il peut le personnaliser à sa guise et “conformer” l’appareil à son souhait, à ses besoins (fond d’écran, choix des applications, créer ses contacts, choix musicaux…).

Le téléphone devient comme une sorte de “rémunérateur” des activités que l’individu aspire à faire avec cet appareil.

 

Vient ensuite la possibilité d’émettre son propre code secret ou son propre empreinte digitale.

 

 

 

Résultat: par là, nous pouvons voir que l’individu se fond à travers son téléphone pour qu’il puisse lui ressembler. Il le personnalise et lui donne son identité, le rend vivant. Le téléphone mobile est comme une “figuration” de son utilisateur.

 

2ème caractéristique: “donner une extension”

L’individu peut étendre sa communication à l’international. Il peut discuter avec des personnes habitant dans un autre continent, avec par exemple l’application “Whatsapp”

Nous pouvons partager nos moments, nos photos, nos pensées sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, periscope…)

Ces réseaux sociaux deviennent comme des sortes de “journaux intimes” dont l’utilisateur donne libre accès aux gens à son espace personnel, avec qui il communique, voire le monde entier, car tant que ses informations sont divulguées, il y a de fort risque qu’elles soient perçues par des inconnus. Il influence des personnes par ce qu’il montre ou ce qu’il veut montrer (fausse personnalité). Il se fait influencé par ce qu’il voit et ce que communiquent les personnes qu’il suit virtuellement, parfois inconsciemment. Les questions qu’il pourrait se poser sont: “ai-je encore autorité sur l’influence des informations qui me sont communiquées vers mon esprit ? Ou suis-je influencé par les autres sans même veiller sur l’impact que cela génère en moi ?”

L’actualité communiquée par les presses, les personnes influentes dans le monde sont partagées très rapidement, que l’individu est au courant en quelques minutes de ce qui se passe chez les autres, le buzz du moment…

 

résultat: l’intimité est aujourd’hui, en quelque sorte, banalisée. L’individu s’expose aux yeux de tous et les gens avec qui il communique détiennent des informations bien précises sur lui. Il peut savoir des choses sur ceux qu’il connaît et sur ceux qu’il ne connaît pas. Bien que le téléphone soit personnel, d’autres personne y prenne part par les biais de ces réseaux sociaux, par l’espace que l’individu permet à l’audience d’acquérir. Peu il en dit sur lui, les gens en sauront peu, plus il en dit sur lui, plus les gens en sauront plus.

 

3ème caractéristique: “Les multifonctions”

L’individu a la possibilité de jouer avec son téléphone, de consulter son compte bancaire, de lire des livres audios/numériques, de l’utiliser comme ordinateur ou bloc note…

résultat: par ces multiples fonctionnalités, cela pousse l’individu à l’emmener partout, à l’utiliser comme l’un des premiers recourt en cas de besoin ou juste pour se distraire. Ce qui pousse à une utilisation massive. Nous pouvons faire écho avec le mouvement “keitaï” avec l’utilisation d’émoticônes spéciaux pour décrire nos émotions par une “forme animée”, le mouvement “Gyaru Moji” ou le style d’écriture maladroite.

Beaucoup de fonctionnalités inédites se sont développé au fur et à mesure du temps, ce qui pousse le consommateur à s’enfermer dans son téléphone. Le téléphone est donc devenue un indispensable. Passer des jours voire une journée sans téléphone est presque inimaginable ou difficile. L’individu est obnubilé par son gadget. La sociabilité perd sa trace physique pour laisser une plus grande place à la virtualité. Plus besoin de se rencontrer pour se parler ou organiser des événements (nous avons les applications telles que “skype” ou “face time”)

 

Le téléphone et ses composants deviennent notre espace de vie. Il présente plusieurs possibilités qui peuvent nous être bien utile à nos jours mais jusqu’à quel prix ?

 

 

 

This entry was posted in Exposition de soi 2018 rapport 1. Bookmark the permalink.