Laureen D’ALMEIDA Rapport n°2 autofiction (Une Africaine au Japon de Nina Wade)

Que veut dire autofiction ? Cette notion est le regroupement de deux termes autobiographie et fiction. Autofiction est un mot créé en 1977 par l’écrivain, critique littéraire et professeur de littérature française Serge Doubrovsky, qui l’a utilisé dans son livre Fils (4ème de couvertures) :[…] Autobiographie ? Non. Fiction, d’événements et de faits strictement réels. Si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure d’un langage en liberté.

C’est la naissance du néologisme. Ce nouveau terme s’emploie de plus en plus par des critiques, d’autres écrivains tel que Alain Robbe-Grillet. Depuis plusieurs années la notion d’autofiction se popularise et se vulgarise. Autobiographie est constitué de deux autobiographie et fiction. Il existe deux types de définition (stylistique) l’autobiographie devient fiction grâce au langage utilisé ; (référentielle) ou par rapport au contenu et sa réalité ou non.

Voici l’exemple d’une autofiction :

Une Africaine au Japon est une autofiction écrite par Nina Wade. Elle a été publiée numériquement le 5 septembre 2016 aux éditions DIASPORAS NOIRES.
Dans cette autofiction Nina Wade narre sa vie en y mettant une touche d’autodérision et d’humour. Elle y raconte ses mésaventures durant son voyage au Japon avec son mari médecin et ses trois enfants. Elle y reste pendant plusieurs années et raconte la différence entre sa vie au Sénégal (où elle avait une bonne à tout-faire pour s’occuper des tâches ménagères) et celle au Japon (où elle devient femme au foyer, fait maintenant le ménage et la cuisine, a des difficultés à trouver une école maternelle et une crèche pour ses enfants). Elle devient brusquement mère au foyer et dira : « en vérité, en cuisine, je me suis toujours sentie comme une profane. Je suis devenue épouse et mère en sautant les étapes préparatoires importantes sur comment tenir une maison et préparer les repas (…) J’ai été mise KO par le monstre domestique (…) Et aussi indigne que cela puisse paraître, être mère à plein temps est déprimant pour moi. Cela ne peut être que temporaire, sinon je risque de péter un câble ». Elle a du mal à gérer sa nouvelle vie.

Elle compare les différences culturelles entre l’Afrique et le Japon (certaines choses qu’elle faisait ne se font pas au Japon et vice-versa). La méconnaissance de la langue japonaise rend sa situation encore plus compliquée. N’ayant pas de travail contrairement à son mari elle se doit de s’occuper tout le temps de ses enfants ce qui l’épuise, elle n’a plus de temps pour elle, elle se sacrifie. Son but était de pouvoir s’adapter à cette nouvelle vie, à cette réalité mais c’est un échec. Nina dit : « Les Japonais ont tendance à voir la femme comme une mère seulement qui doit rester à cette place ». Elle fait aussi part par la suite de ses problèmes lors de son retour au Sénégal (dans le but est de redevenir qui elle était avant) car en partant au Japon, elle avait tout quitté (son boulot…). A son retour il fallait tout reconstruire. C’est lors de cette période qu’elle fera le point son sur expérience japonaise.

Cette histoire est très intime et franche. C’est une oeuvre objective, dynamique qui dénonce des problèmes de société avec une touche d’ironie. L’auteur n’a nullement peur de dire ce qu’elle pense, son discours est à la fois sincère et profond. 

 

Annexe

Sitographie :

https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/autofiction/afintegr.html

http://diasporas-noires.com/wp-content/uploads/2017/11/Une-africaine-au-japon-Nina-Wade-NUM.pdf

http://www.sinesaloum.info/publication-une-africaine-au-japon-de-nina-wade-hhttps://www.goethe.de/ins/sn/fr/kul/sup/ceu/20947214.html

https://www.goethe.de/ins/sn/fr/kul/sup/ceu/20947214.html

 

 

 

 

 

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