Les émoticônes

Nos Smileys devenues des émoticônes s’immiscent partout, sur les réseaux sociaux, dans nos textos, dans nos mails… Inventés pour exprimer ses émotions à l’écrit, ils existent depuis maintenant 30 ans. Le professeur de l’université Carnegie Mellon, Scott Fahlman, est le premier à avoir envoyé un émoticône.

Aujourd’hui, il est utilisé par tout le monde, devenu banal et fréquent, nous l’usons  de la même manière qu’un mot. Mais il n’en n’a pas pour autant changé notre expression faciale en France.  Nous gardons notre physionomie, ce sont eux qui s’adaptent à nous.  Quand nous voulons transmettre notre joie, nous utilisons des émoticônes souriants :  ( ^     ^ )   🙂   :D, de même pour notre tristesse ou notre déception :  :'(    :-(. Certains se substituent aux mots comme : « bisous » devient  :*, « malade » se transforme en :& ou encore l’expression « 1er de la classe » est remplacé par *nerd*.

Je pense que nous les utilisons pour être plus rapide à écrire nos sms et nos mails. Ils permettent aussi aux interlocuteurs de comprendre le sentiment émis dans le texte. Comme les textos et les mails sont des textes écrits retranscrits du langage parlé, il manque l’intonation de la voix. Ce vide est comblé grâce aux émoticônes. Pour finir ils nous aident aussi à exprimer nos sentiments, par l’écriture il est plus facile de se révéler, et grâce aux émoticônes c’est encore plus aisé. Par exemple lorsque nous sommes en colère et que nous n’osons pas le dire, il est plus pratique de mettre >:o, de même, quand nous éprouvons des sentiments amoureux, est plus simple de mettre <3 que de dire  « je t’aime » .

 

Au Japon, l’usage des émoticônes peut être différent. La tradition fait qu’on apprend très tôt à ne pas exprimer ses émotions, d’après Bernard Bernier, directeur du département d’anthropologie et chercheur affilié au Centre d’études de l’Asie de l’Est de l’Université de Montréal. Il étudie depuis plus de 40 ans le japon et leurs coutumes. Il explique que les japonais n’expriment leurs émotions profondes que dans une sphère privée.Sobres et pudiques, ils ne montrent qu’une façade d’eux même à l’extérieur.

C’est peut-être pour compenser  ce manque d’extériorisation des sentiments qu’ils se sont mis à développer  de nombreux émoticônes, les kaomojis? Et peut-être que les expressions faciales de la nouvelle génération japonaise sont influencées par ces émoticônes?

L’usage des émoticônes a un impact différent selon les habitudes cultuelles.

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