Rapport n°II

– Publier un journal intime sur le réseau et en tenir sur un carnet sont des expériences tout à fait  différentes, car, quand on le publie sur internet, il est indispensable d’être conscient du regard des autres. (L’existence de lecteurs inconnus)  Comment cette prise de conscience et cette situation particulière influencent ou modifient l’écriture d’un journal intime ?

En effet, écrire un journal intime sur le réseau et en tenir un sur un carnet sont des expériences tout à fait différentes. Outre le regard du lecteur, l’acte de la personne qui publie est tout aussi important. A partir du moment où cette personne décide d’écrire un journal intime, c’est-à-dire de raconter des morceaux de sa vie, des anecdotes sur ce qui fait que la personne est devenue comme cela, la question cruciale est de savoir si elle désire que quelqu’un d’autre se délecte des expériences vécues et raconter ensuite sous forme de journal intime. En lui-même déjà, c’est un paradoxe car normalement quand on dit « journal intime », celui-ci doit alors rester intime et donc n’être lu et commenté que par une seule personne, l’écrivain. Alors lorsque celle-ci décide de publier son journal, elle ouvre un tout nouveau monde complétement différent de celui dans lequel elle était.

Elle doit alors prendre en compte plusieurs chose, notamment le regard imposé sur le journal intime, tout aussi bien celui des lecteurs, mais aussi son propre regard. En effet, si on publie ses histoires sur, par exemple, internet, les lecteurs pourront à tout moment lire ce journal. Le concept d’intime est alors mis de côté à cause justement du regard des gens, des opinions qu’ils auront sur cette publication. Ils pourront alors commenter chaque partie du journal sans tenir compte de l’avis de la personne qui le publie, pouvant ainsi, peut-être, la faire avancer, la faire s’améliorer dans son écriture…

De plus, comme dit plus haut, celle qui écrit son journal intime voit son regard changer sur sa publication. Il se peut en effet que rien ne change, mais le plus souvent, elle se rend compte petit à petit que ses histoires qu’elle a vécu et raconte sont lu et ne sont alors plus des morceaux de sa vie mais plus des récits qu’elle écrit pour être lu. Le fait qu’elle soit lu par des gens qu’elle ne connaît pas peut modifier son style d’écriture qui pouvait par exemple être très ouvert, voir vulgaire, et donc se transformer en un style plus simple, ouvert à tous. Elle perdra alors toute son originalité en publiant sur un réseau social.

 

– Aujourd’hui, le blog ou bien les sites comme interfaces qui proposent de devenir “écrivain amateur” offrent une grande possibilité pour la création littéraire, comme s’il était désormais plus facile de vous exprimer dans l’écrit. Argumentez votre point de vue et vos remarques à propos de l’acte littéraire dans la société informatique.

            Tout d’abord, de mon point de vue, écrire sur un réseau informatique peut être très pratique, surtout si on décide de se spécialiser dans ce domaine en vieillissant. En effet, la plupart du temps lorsque quelqu’un écrit sur un blog ou autre, cette personne est plutôt dans l’adolescence et écrit pour raconter sa journée ou pour poster un petit texte concernant ses amis… Mais à partir du moment où la personne se détache de cette idée et écrit des récits ou son opinion, son jugement… en allant en profondeur des choses, elle s’ouvre et se livre à un nouvel univers, celui de la vraie écriture. En postant sur un blog s’elle si permet donc aux autres de lire ce qu’elle raconte et si cela plait, le texte se rependra. Plus il est connu, plus il permet aux gens de s’exprimer par rapport à son contenu, même si le texte ne plait pas au plus grand nombre. C’est dans ce premier aspect que l’acte littéraire dans la société informatique est plus avantageux que l’écriture manuelle, car la diffusion est plus rapide, moins couteuse, et s’offre à un plus large public. Il permet alors, lorsque l’article s’est finalement répandu, d’ouvrir un nouvel aspect concernant l’avenir de l’écrivain. Il suffit qu’il écrive sur quelque chose qui ouvre le débat et alors il sera connu comme « écrivain » sur le web, rendant alors la profession d’écrivain plus ouverte et accessible grâce aux réseaux informatiques.

De plus, le fait d’écrire dans une « société informatique » permet un nouveau style d’écriture, comme la création de light novel, naissant grâce aux réseaux. Il vari du style manuscrit car écrire devient plus facile et surtout beaucoup plus rapide. Internet met alors en place de nombreux instruments facilitant l’écriture et en la rendant aussi plus divertissante grâce aux différentes polices d’écritures, aux couleurs que l’on peut changer à tout moment… L’acte littéraire devient alors plus un loisir dans notre société actuellement. Cependant, le fait de devenir un « écrivain amateur » grâce au web fait perdre tout son sens au vrai métier d’écrivain.

About pierre.tarnawski

J'ai choisi ce cours car je suis extrêmement intéressé par les autres cultures, particulièrement celle du Japon. En effet, je suis attiré par toutes sortes de transformations culturelles ainsi que les domaines artistiques qu'elles touchent tel que le cinéma avec les films d'animation, notamment celles du studio Ghibli, le design avec les costumes traditionnels ainsi que l'architecture japonaise pouvant mêler le nouveau et l'ancien, les traditions et les fêtes... Enfin, voulant me perfectionner dans le publicitaire, l'information est capitale pour apprendre et pouvoir utiliser différents dispositifs pour attirer les gens, donc les nouvelles technologies ne peuvent que m'intéresser pour continuer dans cette voie.
This entry was posted in création littéraire 2013 rapport 2, Uncategorized. Bookmark the permalink.