Médias chauds et médias froids, vision obsolète?

Cette vision est-elle toujours valable pour les nouveaux médias comme internet et compagnie?

“Médias chauds et médias froids” est une thèse revisitée en 1964 par le sociologue Marshall McLuhan. Il sert à distinguer les différents types de média comme la lecture ou la télévision en se basant sur un critère particulier; la participation de l’individu.

Pour Marshall McLuhan, les médias froids demandent réflexion quand l’ouïe ne perçoit qu’une faible quantité d’information. Par contre, les médias sont chauds pour lui quand ils prolongent seulement un seul de nos sens et ce, en haute définition.

Si on dresse le tableau avec certains médias d’après les dires du sociologue, ça donnerait ce résultat:

Médias chauds                                         Médias froids
la radio                                                             la télévision
le cinéma                                                          la bande dessiné
la lecture                                                           le téléphone
la photographie

On remarquera que Marshall McLuhan conçoit la télévision comme un média froid ce qui est étonnant à première vue mais il n’a pas tord dans un sens car la télévision peut laisser un message peu explicite qui oblige le spectateur à être actif pour comprendre ce message. Cependant, la façon dont il classifie les médias restent toujours aussi problématique.

Le cinéma serait donc vu par le sociologue comme un média chaud mais récemment il existe des films qui requirent de la participation, on peut citer Play time de Jacques Tati qui peut susciter l’incompréhension du spectateur de part la façon si particulière dont le film a été réalisé: des plans d’ensembles et de séquences tout au long du film, il y a de quoi se poser des questions. Pourquoi?

Le spectateur peut donc devenir actif face à un écran de cinéma. Un média normalement qualifié de chaud peut très bien être un média froid tout compte fait? Et vise versa? Ce n’est pas le média en lui même qui est chaud ou froid mais la façon dont il est monté qui fait qu’il serait perçue d’une telle manière. On pourrait conclure que internet et les réseaux sociaux comme facebook sont autant des médias chauds que froids.

This entry was posted in Rapport 1 17/10/2013. Bookmark the permalink.