La quête de la personnalisation.

Chaque personne a envie de sentir unique, c’est un fait. La mode nous le prouve chaque jour. Telle ou telle personne va choisir d’imposer sa personnalité par ce qu’il porte, que ce soit les vêtements, les accessoires ou même le matériel scolaire (tout le monde a connu cet immense dilemme du choix de son agenda avant la rentrée, n’est ce pas?).
Les magasins ont compris ce besoin de sortir du lot et commercialisent tout ce qui est possible pour rendre chaque personne unique. Et depuis quelques années, ce marché s’est étendu jusqu’au téléphone portable.

Prenons tout d’abord le téléphone portable en lui-même: chaque marque créé un modèle qui sera différent des autres par sa forme et sa couleur. Certaines marques créent des éditions limitées de portables, ou bien des couleurs inédites (je me souviens avoir hésité entre un Blackberry noir et sa version violette…).
Mais même avec différents modèles, les ados (cible principale) ne se sentaient pas encore assez uniques. C’est alors qu’est venu le temps de ses pubs pour télécharger des supers fonds d’écrans (à trois euros minimum, plus l’abonnement au service, voyons…) qu’on voyait à la télé mais aussi dans les magazines.
Puis c’est venu le temps des sonneries, avec la sortie du service nommé Jamba, qui créé une sorte d’animal qui chante quand notre téléphone sonne. Oui, c’est Jamba qui a eu l’audace de commercialiser une taupe qui chante nommée René.

Mais passons maintenant à l’aspect extérieur du portable. Des tas de bijoux et d’accessoires pour continuer sur la lancée. Les coques ne servent plus à protéger le portable mais à le rendre plus joli. Les straps devient un objet de collection (Makiko Furuichi nous le prouve avec sa collection de straps champignons). L’inutile devient indispensable. Cette frénésie du straps ne s’est pas tellement imposée en Europe, mais au Japon, cette mode s’est implantée. Ces petites choses se trouvaient partout et sous différentes formes pour que chacun puisse trouver son bonheur. Tout le monde montrait aux autres ce qu’il aimait ou même les idées qu’il défendait (ex: les straps avec la figurine d’une personnalité politique).
Cette mode du straps perdura jusqu’à l’arrivée du portable du géant informatique Apple: l’Iphone. La nouvelle génération de téléphones portables n’avait plus de système d’accroche pour les straps. Le marché de la personnalisation du portable a du redoubler d’inventivité pour continuer à fleurir. C’est ainsi que les coques reviennent sur leur lancée avec des modèles encore plus innovants et plus diversifiés (Sur certains sites, on peut même créer sa propre coques en faisant “imprimer” une de nos photos.). Certaines coques ont une attache pour y accrocher des straps, mais elles restent encore assez rares.
On voit aussi arriver des stickers à coller sur les cotés de son portable pour changer de couleur, les faire briller. Une de mes amies importe ses décorations de portable de Chine pour être sure que personne n’aura les mêmes.
Cette frénésie d’avoir un portable unique devient de plus en plus présente. On ne la voit plus qu’au Japon mais bien dans le monde entier. Dans ce monde où tous les produits sont créés à la chaîne, tout le monde veut se sentir unique, avoir sa propre identité, être reconnu. Comme Makiko qui était devenue la fille aux champignons, les autres ont besoin qu’on les reconnaissent pour quelque chose qui leur est propre. Cela passe donc par l’objet qui est devenu indispensable au monde entier: les téléphone portable.

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