Les nouveaux talents du web.

A notre époque, tout se passe sur internet. Même la découverte des futurs talents. YouTube en est l’exemple même: on peut citer ces nouveaux comiques 2.0 comme Cyprien et ses amis. Mais cela ne s’arrête pas au podtcast: il y a aussi des photographes, des cinéastes, et des écrivains. La culture avec un grand C s’agrandit de plus en plus chaque jour grâce à ce média.

Au Japon, la littérature a connu un nouveau tournant dans les années 2000: les Keitai Syôsetsu: des oeuvres littéraires écrites via les téléphones portables. Chaque chapitre est composé de 100/500 mots, à cause de la limitation de caractères par les smartphones. Ce nouveau genre est devenu à la mode et fut beaucoup utilisé par les jeunes femmes. Les sujets principaux sont les histoires d’amours, avec les hauts et les bas de ces relations. Elles s’inspirent notamment de leur propre expérience, elles racontent leur vie en passant par l’auto-fiction.  Ce genre permet à tout le monde de devenir “auteur” et de pouvoir être lu, sans avoir à passer par une maison d’édition. De plus, la gratuité est attractive. Les maisons d’édition ont trouvé un filon prometteur et publient les œuvres des écrivains du web par le biais de concours. Ils font de même avec les Lights novels, ces romans destinés au jeune public, souvent adaptés en mangas, voir en animé.

Malheureusement, ce besoin d’écrire avec un nombre limité de caractères a modifié la langue: langue parlée, fautes, etc….En France, nous voyons ça avec le langage sms: des mots raccourcis avec une écriture quelque peu phonétique. L’auto-fiction pose aussi la question de la notion d’intimité: le monde entier peut connaitre et s’immiscer dans la vie de l’auteur.

Maintenant, cette mode du  Keitai Syôsetsu est passée, par manque d’interactivité. Les jeunes se tournent vers les réseaux sociaux. Sur Facebook et Twitter, les autres peuvent commenter, discuter entre eux pour s’améliorer, connaitre d’autres personnes qui font la même pratique. Mais cette interactivité devient maintenant une “course aux likes”, un besoin de reconnaissance est né sur la sphère du web. Mais la notion d’intimité faite allusion plus haut revient en courant: l’interactivité peut aussi nuire aux utilisateurs.

Le net est un concours de talents perpétuel, où tout le monde peut accéder à la notoriété en quelques clics. Comme le disait le célèbre Andy Warhol, tout le monde aura son quart d’heure de célébrité, et le monde d’internet en est la preuve.

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