Le Keitai Shosetsu

Le Keitai Shosetsu

Le Keitai Shosetsu est le nouveau moyen qu’ont trouvé les japonais de communiquer librement entre eux par le biais de petites histoires, romans, récits, contes de fées,… En effet le téléphone mobile devient de plus en plus indispensable pour ces individus. Dans la culture japonaise il y a un certain respect, une timidité qui pousse les japonais à ne pas exprimer en public leurs histoires personnelles, c’est pourquoi les réseaux sociaux tels que Twitter,  Facebook, les blogs,… Ont pris une place importante dans leurs vies. Le Keitai a donné vie à un autre genre de littérature, une littérature moins exigeante, moins cadrée et plus populaire. Tout le monde peut en faire, auparavant les principaux écrivains étaient des adolescents, à présent on compte de nombreux adultes ou jeunes adultes qui ressentent le besoin de s’exprimer à travers ces récits. Ces histoires ont des sujets divers, ils peuvent autant parler d’histoires de trahisons, de viols, de décès, mais aussi d’amour, de relations,… Cela englobe un grand nombre d’événements. Ils font à peu près 350 mots et se lisent en chapitres pour la plupart.

Ce genre littéraire reçoit beaucoup de critiques au niveau des écrivains « traditionnels » qui trouvent ce mode de création futile, incommode et dégradant pour l’histoire de l’écriture. Il est vrai que rares sont les nouveaux écrivains qui sortent du lot car il existe un grand nombre de personnes qui souhaitent partager leurs romans avec le monde. Comme c’est un moyen d’écriture ouvert à tout public, il y a donc quelques conséquences sur le visuel, c’est-à-dire au niveau de l’orthographe des mots (certains mots sont coupés ou mal écrits et parfois les romans se font en écriture abrégée), de la mise en page (aucunes réglementation n’a été faite),…

Mais le Keitai Shosetsu reçoit également beaucoup d’éloges, en effet c’est une écriture ouverte à tout public, tout le monde peut trouver ce qu’il lui plait, il y en a pour tous les âges. C’est aussi un moyen pour les gens de s’exprimer, de raconter leur vies, de partager aux gens leurs idées, leurs vécues,… Les japonais trouvent dans ce genre de romans des personnes qui les distraient, les comprennent, les aident à surmonter un événement douloureux ou même encore à partager une nouvelle.

En France nous sommes quelque peu retissant à ce genre d’écrits, il est vrai que les français cherchent plus à retrouver des écrits assez classiques, quelque chose qui se rattache à l’héritage français qu’ont légué les personnes écrivains avant nous. Les français baignent depuis tout petit dans ce monde très littéraire basé sur La Fontaine, Baudelaire, Victor Hugo,… Il est donc difficile pour eux de concevoir un espace littéraire comprenant ce type de récits courts, pas forcément construit sur les critères d’un bon roman.

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