Complexe et illusion.

McLuhan, philosophe et sociologue canadien “prédit” en 1964, l’amorce d’un “village global”. Il n’est alors pas question d’une suppression des frontières et d’un monde en paix et sans patrie, non, ce que McLuhan a su deviner c’est cette ère 2.0 dans laquelle nous sommes irrémédiablement ancrés au 21ème siècle.

Les réseaux sociaux se sont ajoutés à nos moyens d’expressions primaires comme le style vestimentaire par exemple et nous on pour ainsi dire surement éloignés de la vérité de notre identité en permettant de nourrir l’image fantasmée que l’on souhaite renvoyer de nous même.

Lorsque McLuhan compare les hommes à Narcisse, qui, absorbé par la contemplation de son propre reflet dans la rivière causa sa propre perte, n’a t-il pas tort ? Car, on peut aisément se demander, si, ce n’est pas un questionnement sur le complexe qu’il faut poser. Peut être est-ce un manque profond de confiance en soi qui pousse chacun d’entre nous à tenter d’apporter aux autres la preuve que l’on mérite un interêt particulier.

Alors, on cherche l’approbation générale quant à notre nouvel achat sur Facebook, et plus de likes il y aura et plus nous serons rassurés. C’est un comportement humain, et loin du narcissisme. Cependant, le désir d’être autre, le fait de se cacher sous un avatar au lieu de s’affirmer dans la vie réel est un fait inquiétant, relatif à l’auto-amputation dont parle McLuhan. Car il est plus facile en effet de se cacher derrière un masque ( de persona, personne en grec) que de revendiquer ce que l’on est.

Puisqu’il y’ a l’ascenseur, pourquoi prendre l’escalier.

 

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