Le Japon, un pays constamment touché par les catastrophes naturelles

Le 1er septembre 1923, le grand séisme de Kantō dévasta la plaine de Kantō, se situant à Honshū, l’île principale du Japon. Ce séisme provoqua de graves dommages aux villes de Yokohama, de Kanagawa, de Shizuoka, et de Tokyo ; un rapport officiel fait état de plus de 580 397 bâtiments détruits. Le nombre de morts se situe entre 140 000 et 400 000 ; le chiffre est imprécis, étant donné le nombre de disparus, s’élevant à plus de 37 000.

File:Desolution of Nihonbashi and Kanda after Kanto Earthquake.jpg

La plupart des morts sont dues aux 88 feux qui se sont allumés séparément et se sont rapidement propagés du fait des vents forts venant d’un typhon près de la péninsule de Noto. Comme le tremblement de terre avait détruit les accès à l’eau, il fallut deux jours pour éteindre tous les incendies. Plus de 570 000 maisons furent détruites, laissant environ 1,9 million de sans-abris.

Le chaos et la panique créés par le tremblement de terre amenèrent au développement de nombreuses fausses rumeurs. Des articles de journaux japonais diffusèrent des informations extravagantes ou exagérées, rapportant par exemple l’annihilation de Tokyo, l’enfoncement dans la mer de la totalité de la plaine du Kantō, la destruction de l’archipel d’Izu à cause d’éruptions volcaniques, ou l’apparition d’un immense tsunami jusqu’au Mont Akagi (situé au centre du pays).
Après ce tremblement de terre ayant causé d’innombrables dommages, Gotō Shinpei, médecin et homme politique japonais, organisa un plan de reconstruction de Tokyo.

Le 11 mars 2011 eu lieu le séisme le plus dévastateur jamais enregistré, survenu au large des côtes nord-est de l’île de Honshū, au Japon. Cette catastrophe est similaire à cette de 1923 ; cependant, grâce aux nouvelles technologies, la reconstruction du pays a pu bénéficier d’aides.

Comme ils l’avaient fait pour le tremblement de terre en Haïti l’année précédente, les plus grands groupes high-tech, pour la plupart américains, redoublent d’efforts pour orienter leurs utilisateurs vers des pages d’aide aux sinistrés.

Mettant le tout nouvel iPad 2 au second plan, Apple a adressé sur son site Internet japonais un message de «condoléances» aux victimes de la catastrophe. «En ce moment de grande tristesse, nous prions pour les victimes et leurs familles», a écrit le groupe américain. Depuis iTunes, les visiteurs peuvent adresser un don de 5 à 200 dollars à la Croix-Rouge.

En plus d’orienter lui aussi les dons vers la Croix-Rouge, Google y a mis en ligne en urgence un service de recherche de survivants. Plus de 100.000 messages ont été laissés par des personnes sans nouvelles de leurs proches. Pour sensibiliser les internautes, Google a aussi élaboré une carte qui affiche l’épicentre du séisme, l’emplacement des installations nucléaires et montre des images satellites spectaculaires avant et après la catastrophe.

Très en pointe également, Twitter a expliqué sur son blog officiel qu’il était de son devoir de faire tout son possible pour aider ceux qui en ont besoin en ces moments difficiles.
Facebook, de son côté, s’est associé à l’éditeur de jeux en ligne Zynga. Le réseau social appelle ses 600 millions d’utilisateurs à acheter des biens virtuels dans certains jeux en ligne, comme les populaires CityVille et Farmville. Le bénéfice de ces achats alimentera un fonds d’urgence japonais d’aide aux enfants.

Mais Internet n’a pas seulement servi à relayer des messages positifs. La catastrophe a aussi ravivé des plaies entre le Japon et les États-Unis. Nous pouvons comparer ces deux grandes catastrophes japonaises sur un point de vue de l’évolution technologique. Les réseaux sociaux tels que nous les connaissons et les utilisons quotidiennement aujourd’hui, auraient pu, s’ils avaient existé il y a longtemps, sauver les vies de sans-abris d’après-catastrophe, permettre une reconstitution plus rapide grâce aux dons, une aide permanente pour les personnes disparues etc…

Le Japon a connu et connaîtra malheureusement bien d’autres catastrophes durant les années à venir, à cause de son emplacement géographiquement instable.

 

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