(cinq histoires) La littérature et le mal(e)

2013-11-15 21.54.10

 

Ecrire est depuis toute jeune un passe temps. Enfant j’avais un carnet où je reprenais les histoires des dessins animés que j’avais vu, je les écrivais, à côté de cela je dessinais les personnages. L’écriture enfantine me fait rire, le style littéraire d’un enfant se fourni de “et après”, “et puis”, “d’abord”, ce qui en dit long sur l’innocence que l’on a à cet âge là.

Ce plaisir est revenu à partir de mes seize ans. A peu près. J’ai écrit avec plus de conviction. On m’a offert un livre, on y a écrit quelques mots, encouragé à écrire. La couverture de ce livre s’est très vite abîmée ce qui lui a donné plus de charme encore. Elle a pris la terre dans la figure et quelques gouttes de pluie lui ont laissé des traces indélébiles. J’ai commencé à écrire des nouvelles. On m’a appris à effacer le style que j’avais emprunté à Rimbaud et à Baudelaire ou tout du moins le réduire au profit d’une littérature moins conventionnelle et tout aussi bonne.

A dix-sept ans (et deux amants) j’ai décidé d’écrire un roman. Je n’ai pas abandonné les nouvelles. A dix-huit ans (et quatre “muses” et “pygmalions”), je le termine.

Je mentirais si je disais que les hommes n’avaient pas joué un rôle important dans ma manière d’écrire. Ils m’encouragent. Même si ce que j’écris est nul. Ils m’encouragent et m’inspirent de manière artistique. De manière générale. J’ai très vite remarqué, comme beaucoup d’ “”artistes””” (ou du moins de gens qui créent, je n’aurais pas la prétention de me dire écrivain ou artiste) que ne tomber amoureuse qu’une fois et d’une seule manière. Qu’une fois, d’un seul corps, d’un seul visage, d’une seule voix, d’une seule odeur… jouait en la défaveur de l’art et encourageait la stagnation de la création artistique. Rien ne change, tout est toujours la même chose. J’ai préféré, tout comme eux, ne pas me conformer à l’idée qui voudrait qu’un homme aime une unique femme ou un unique homme et qu’une femme doive aimer un unique homme ou une unique femme. J’ai préféré avoir quatre amoureux.

 

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