Influences et expressions.

Publier un journal intime sur le réseau est une expérience différente de celui écrit sur un support papier car, quand on le publie sur internet, l’expérience est inséparable de la conscience du regard des autres.

Un journal intime est un récit rédigé par un auteur. Il peut avoir pour sujet des souvenirs, des anecdotes ou encore des sentiments propres à celui-ci. L’auteur peut écrire quand bon lui semble et autant qu’il le désire.
L’appellation de journal “intime” nous indique qu’en principe tout ce qui est écrit n’est destiné qu’à l’auteur lui-même et non pour que les autres le lisent. Cependant, je pense qu’il existe différents cas de figure:

Il y aurait tout d’abord la personne qui tient un journal intime afin de ne pas perdre de précieuses choses de sa mémoire et pouvoir les relire plus tard. Cette personne pourrait éventuellement les partager avec d’autres à condition que les choses qu’elle rédige ne soit pas trop personnelle. Mais c’est à l’auteur de faire censure ou non.
Ensuite, il y aurait quelqu’un qui écrirait afin de se confier (ce qui est le cas pour beaucoup de gens je pense). Celui-ci choisirait de raconter ou non dans les moindres détails ce qu’il ressent.
Mais dans ce dernier cas, l’auteur semble s’adresser à un double de lui-même. Cependant s’adresser à un double de soi ne montre-t-il pas combien il est difficile de se parler à soi-même seulement ?

D’un côté nous cachons soigneusement notre journal mais d’un autre nous sommes en quelque sorte tentés d’écrire de façon à ce qu’il s’adresse à tout le monde (par exemple le garder précieusement pour nos futurs générations, notre journal serait alors une sorte de témoignage de notre existence). Autrement dit, c’est comme si nous envisageons sa publication.
C’est d’ailleurs le cas de certains auteurs, qui y ont sûrement pensé depuis le début.

Le regard des autres est l’un des principaux obstacles à la mise en pratique de nos envies et projets. La peur du ridicule, d’échouer, en passant par celle d’être rejeté, ou mal jugé…Nos peurs et craintes face à autrui sont nombreuses et de ce fait, nombreuses peuvent également être les raisons que nous nous trouvons pour ne pas agir. Les autres n’en sont pas moins pour autant indispensables à notre évolution personnelle et peuvent même être source importante de motivation.
C’est humain : tout comme les évènements peuvent nous affecter, les réactions d’autrui le peuvent également. Nous en avons tous plus ou moins conscience, et c’est cette conscience qui fait que nous réfléchissons avant d’agir : comment les autres réagiront, ce qu’ils penseront de ce qu’on compte faire, si ça ne changera pas leur façon de nous voir etc … Ces appréhensions, certaines personnes ne s’en soucient pas plus que ça ou savent les dépasser, mais d’autres en viennent à s’empêcher d’agir comme ils le souhaiteraient : parfois sans même s’en rendre compte préférant se trouver des excuses plutôt que d’avoir à s’avouer qu’ils ont peur de perdre la face, d’autres fois préfèrant douter de leurs propres capacités plutôt qu’avoir à affronter le jugement des autres, ou d’autres fois encore en se rendant compte que leur principale raison de ne pas agir est leur peur mais sans forcément savoir comment lutter contre ces craintes qui leur semblent plus importantes que tout au monde.

Si l’auteur du journal décide donc de le publier par exemple, il sera obligatoirement face aux autres et à leurs critiques. Sa rédaction peut alors être restreinte ou influencée sur certains horizons. Si l’auteur souhaite raconter toute sa vie, il pensera sûrement à modifier certaines informations ou même omettre des passages, même s’il s’agit d’un journal “intime”.
L’écriture aura donc pris en compte ces “critères”.

Aujourd’hui, le blog ou bien les sites comme interfaces qui proposent de devenir “écrivain amateur” ouvrent la grande porte pour la création littéraire, comme s’il est plus facile de vous exprimer avec l’écriture.

Lorsque j’ai découvert les blogs pour la première fois, il ne s’agissait pour moi que de sites permettant de partager des photos et vidéos avec ses proches ou d’autres personnes sur le net, tout en pouvant également poster des commentaires et donner son avis.
Au fur et à mesure, j’ai pu voir qu’il existait différents blogs: il y avait ceux où les personnes postaient des articles concernant leur vie privée, et celles qui postaient pour juste divertir.

J’ai testé les deux types que je connaissais et j’ai pu constaté que lorsque je m’exprimais à travers le blog destiné à divertir, je sentais que je n’avais pas besoin de penser à ce que les gens diront et que je pouvais écrire ce que je voulais ; alors que mon blog “personnel” ne contenait les choses que je souhaitais ou me sentais capable de dévoiler.

Plus tard, il y a eu les réseaux sociaux et j’ai découvert avec Facebook notamment qu’il s’agissait d’une nouvelle forme d’expression. Il y avait des gens qui écrivaient même des sortes de journaux intimes fictifs qu’ils appellent Chroniques .
Puis cette année, j’ai découvert grâce à une amie qu’il y avait aussi les Fictions, où les gens s’exprimaient comme bon leur semblaient à travers un récit qu’ils rédigent tout en ayant l’avis des abonnés au site. Mais appremment il y aurait comme un certain code à respect “comme tout auteur qui se respect”, si je puis dire…
Après, lors du premier semestre nous avons vu trois formes: le Keitai Syôsetsu, le Light Novel et le Game Novel.

Il existe, comme vous pouvez le constater, de nombreuses interfaces qui permettent de s’exprimer et même de devenir “ecrivain amateur”.

Je pense qu’il s’agit d’un moyen qui permet d’avoir plus facilement l’avis des autres et peut-être de se faire plus connaître. Cependant, le fait de tout dévoiler au monde si aisément peut parfois faire dresser des barrières à cause de la peur des réactions d’autrui.
Selon moi, cela dépend du genre de récit que l’on souhaite écrire et publier.

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