Rapport n°2 ( 1/2):Le journal intime traditionnel contre le journal intime du réseau

 

Comme dit dans l’énoncer écrire un journal intime sur le réseau est une expérience différente de celui écrit sur papier car justement elle est inséparable de la conscience du regard des autres. 

Généralement le support du journal intime est fait exprès pour protéger ce que l’on dit par exemple journal intime avec reconnaissance vocale, écriture avec de l’encre “invisible” ou encore cadenas. Le but est donc d’écrire ses petits secrets bien au chaud dans un journal et personne n’y a accès ce qui fait donc que son journal devient quelque chose de privée. On écrit pour soi dans l’idée que la seule personne pouvant le lire serais nous-mêmes. On est libre d’utiliser des codes, des dessins et mêmes un langage spécial rien qu’à nous. 

Au contraire lorsque l’on écrit un journal intime sur le réseau nous devons prendre en compte que tout ce que l’on écrit est lu par d’autres personnes. Nous devons donc adapter notre manière d’écrire et nos réflexions de façon à nous faire comprendre des autres. L’idée majeure de la question du privée est dans ce cas révolutionné.  Sur papier, le journal en lui mêmes  sert de “protection ” grâces aux méthodes expliquez ci-dessus alors que sur le réseau ce qui sert en quelque sorte de “protection” est notre anonymat. Sur le réseau nous ne sommes pas obliger de mettre notre vrai identité ce qui fait que le lecteur ne sait pas vraiment qui nous sommes. C’est paradoxal de dire que le lecteur ne nous connait pas vraiment à cause de notre anonymat alors qu’il connait  tout ce qu’il se passe dans notre vie. Le journal intime sur le réseau remet en question également ce genre de question qui tourne autour de l’anonymat. On est donc obliger de changer certain éléments comme les prénom ou encore faire une sélection dans ce que l’on écrit.

Est-ce qu’on peut  parler alors de  journal intime ou de “roman autobiographique sous forme de journal intime”? La particularité du journal intime traditionnel est que l’on est libre d’écrire ce que l’on veut mêmes des passages dit “non intéressant” mais dès que l’on passe sur le réseau il y a une sélection automatique qui se fait car on pense aux lecteurs . On se demande si se passage est vraiment intéressant, on embellie deux trois choses, est-ce que ce n’est pas trop choquant?, … On écrit et réfléchit en fonction du lecteur.

Pour ma part je trouve qu’écrire son journal intime sur le réseau enlève tout le caractère qui fait justement que c’est un journal intime. Le principe du journal intime est d’écrire ce que l’on veut, ses opinions sans avoir peur du regards des autres. Pouvoir ajouter des dessins, des collages, des photos dans ce livre qui en quelques sortes résume une partie de notre vie. C’est quelque chose de privée que l’on devrait avoir la surprise de retrouver et de redécouvrir quelques années plus tard .  Avec le réseau il y a cette part non tactile et immatériel qui , je trouve, l’appauvrie. On pense plus aux opinions des autres qu’à notre journal qui  est considéré plus comme un  exutoire spontané mais comme une sorte de roman autobiographique sous forme de journal. Ce que je trouve positif est que le réseau  le démocratise car le plus souvent il est associé aux petites filles et aux adolescentes. Aujourd’hui il s’ouvre à tout les âges et aux deux sexes. On se rend compte qu’il n’y a pas seulement les 6-16 ans qui ont un besoin d’écrire dans un journal intime.

 

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