Rapport N°2 Le manuscrit vs le tapuscrit via internet.

– Publier un journal intime sur le réseau est une expérience différente de celui écrit sur un support papier car, quand on le publie sur internet, l’expérience est inséparable de la conscience du regard des autres. Comment cette conscience et l’acte caractéristique de l’écriture influencent ou modifient le contenu du journal intime ?

Il est vrai qu’il faut distinguer écrire pour soi et écrire pour d’autre. Un journal intime que l’on écrit et qui nous est alors destiné, prend une dimension toute autre. On y met ce que l’on pense vraiment, on ne cache rien, on est franc avec nos propres sentiments et l’on se reconnait comme étant la vrai personne que nous sommes et non une autres que l’on voudrait être. Nous mettons bien plus d’anecdotes sur notre comportement ou comment nous avons pensé une situation. Ce que nous écrivons est alors tellement personnel, tellement intime et cru que nous ne pourrions le montrer à personne.

Par opposition, lorsque nous écrivons un journal intime qui est destiné à être lu par d’autres personnes, tel des internautes, nous changeons de discours. Nous ne sommes plus face à nous même, mais face à l’autrui. Une entité que nous savons pleine de jugement et toujours prête à critiquer que ce soit en bien ou en mal. Donc nous sommes confrontés à l’opinion public. Ainsi, lorsque nous écrivons notre journal, nous faisons attention à la formulation des phrases pour qu’elles soient plus soutenue. Au vocabulaire employé, aux tournures de phrases et à ce que nous mettons dedans. Nous éviterons les moments trop dramatique pour ne pas que l’on nous reproche de jouer avec les sentiments de l’internaute ou pour ne pas que l’on nous prennent en pitié. Nous mettons de côté les passages trop remplit de joie et de félicité qui nous rendraient alors cupide, égocentrique ou matérialiste aux yeux des gens.

Lorsque l’on y réfléchit bien, à cause d’internet, nous sommes perpétuellement sous le regard des autres. Que ce soit par le biais de ce que nous écrivons sur internet, les réseaux sociaux, ou bien par le biais de nos rencontres qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et le regard des autres nous est important. Beaucoup connaisse l’expression “On existe à travers le regard de l’autre“, l’autre nous juges sur des critères, comme la mode, le physique, les conversations que l’on tien ainsi que les propos tenus dans ces conversations. Donc ces critères, pourrait-on dire, sont universels! Et par là même, nous avons un modèle bien définie. Pourtant nous sommes tous uniques et nous ne pourrons jamais entrer réellement dans les critères des autres, à moins d’être leur double?! Comme le dit si bien Alexandre Jollien écrivain et philosophe: “ être différent sous le regard d’autrui reste un poids pour beaucoup“. Nous n’aimons pas être pareil que les autres pourtant nous souhaitons nous inscrire dans les critères des autres pour exister. Seulement pour rentrer dans le regard d’une pluralité de personnes nous changeons. Nous ne sommes plus totalement vrai. Nous avons conscience que nous écrivons pour un public et nous minimisons son impact sur nous en nous restreignant à leur idées reçut.

 

 – Aujourd’hui, le blog ou bien les sites comme interfaces qui proposent de devenir “écrivain amateur” ouvrent la grande porte pour la création littéraire, comme s’il est plus facile de vous exprimer avec l’écriture. Augmentez votre point de vue sur l’acte littéraire dans la société informatique.

Il est vrai qu’il est plus simple d’écrire sur internet en s’improvisant “écrivain amateur” que sur le papier. Premièrement à cause du fait qu’il faudrait être publier par une maison d’édition qui accepte le livre et accepte de l’éditer en plusieurs exemplaires. Deuxièmement à cause de la prise de risque que le papier a. Si le livre n’est pas bon il ne fera pas de vente et nous devrons assumer non seulement le prix de tous les livres non vendu mais aussi, moralement, l’échec totale du livre.

Alors qu’écrire sur un blog littéraire comporte moins de risque. Nous nous improvisons écrivain de science-fiction, de roman dramatique ou de polars sans avoir de vrai expériences dans ce domaine et pourtant nous savons qu’il n’y aura pas d’incidence à cela. Les personnes non satisfaites du récit posterons un commentaire qui sera ou non pris en compte par l’écrivain. Et si le récit est très apprécié par de nombreuses personnes cela pourra permettre à une maison d’édition de contacter l’auteur pour éditer son récit en livre. (possibilité n’est pas réalité).

De plus, il y a tellement de blog différents sur internet,de jeunes qui veulent raconter leurs misères ou leurs joies à d’autres comme sur sorte de thérapie de groupe via le net ou des lycéens ou universitaires qui ont trouvés un passion qu’ils souhaitent partager avec des internautes de tout le globe, parfois simplement pour partager parfois pour se faire connaitre.

Internet nous permet une grande liberté d’expression dans de nombreux domaines tel l’écriture.

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