5 Histoires Vraies

L’esprit de Santa Térèse

Elle m’avait invitée au cinéma le jour avant, mais je dis que je ne pouvais pas, en fait, que je ne voulais pas, car il pleuvait dehors. Je m’inquiétais que cette phrase lui donnât une mauvaise impression de moi mais pas tant de changer d’avis. Les jours de pluie, chez moi, étaient réservés pour la réflexion ;  le temps de m’immerger dans la nostalgie.

Dans un monde idéal, mes excursions dans les jours nuageux et mouillé serais pour m’asseoir sur un toit ou au bord de la mer où je serais témoin des vagues qui se rejouent, contents d’avoir trouvés des nouvelles amis.

Je laisserais couler mes pensées comme ils veulent, libre de suivre le flux des vagues, la syncope de la pluie ou les soupir des arbres qui se balance, heureux qu’en fin, le vent soit venu pour les bercer. Et sinon, je jouerais cache-cache avec mon amour, nous deux se portant comme des enfants avec des faibles qui, à la possibilité de se toucher, expérience une montée d’adrénaline synchrone à la pluie torrentielle. C’est ainsi que je dessinai mes jours de pluie. De ce fait je ne le sentais pas convenable d’aller au cinéma et risque troubler l’ambiance particulière à cette journée de rêveries.

Le lendemain ensoleillé, on s’est retrouvée à Largo de Guimarães : qui possédera, à la fin de mon séjour, beaucoup de souvenirs, parmi lesquels se démarquera le tournage de Rastros do passado. Paths in the Past en Anglais. Je prendrai un petit moment pour attirer l’attention sur l’allitération dans les deux—

Le titre en Français ne me parle pas, Les traces dans le passé. Français n’est pas ma langue maternelle mais j’ai quand même mal d’être vaincu ainsi.

Les Traces au delà ?

 Je doute qu’on le dit. Peu importe. Comme artiste, je réserverai le droit de le dire comme je voudrais. Voilà donc, Les traces au delà, un court-métrage du genre fantastique sur un jour éclairé par une fantôme qui change remarquablement les vies de deux amis. Le fait qu’après six mois, je n’ai pas encore fini d’éditer est un problème réservé à un autre discours.

On s’est mis a parler, moi dans mon Português élémentaire, elle avec ses phrases longues et complexes.  J’étais étonnée par  la facilité avec laquelle on parlait. Moi, de plus en plus réservée et prudente dans mes premières rencontres  avait baissée la garde après cinq minutes avec elle. Je ne sais si c’était son sourire sincère, ces mots qui venaient déjà déchiffrés et qui me séduisaient en résonnant avec mes propres ou si je savais que cet improbable rencontre allait devenir une longue amitié.

Il y a une minute que je me demande si notre rencontre était vraiment aléatoire. Dans l’avion à destination de Brésil, j’ai connue un couple qui m’a introduit à leur ami, é cet ami m’a présentée à Karina. C’est la première fois que je me demande si je l’aurais connue d’un autre moyen car elle travaillait sur un projet qui lui amenait à mon immeuble trois fois par semaine.

Je revisite, donc notre premier rencontre à Largo de Guimarães, la petite promenade qu’on fit en cherchant le lieu parfait, le perron du bar où on passa notre nuit de jour soleillé, et la journée de rêveries qui l’avait précédé.

On a fait un filme ensemble, c'est Karina qui est habillé en Rouge et le fantome en blanc.

On a fait un filme ensemble, c’est Karina qui est habillé en Rouge et le fantome en blanc.

Rushes du filme

DSC 07156

C’est une regarde effrayante et ça me dérange parce que je sais que je ne l’ai plus. Regardant les deux photo devant moi il y a une différence qui excède le superficiel, il ne parle ni du style, ni accessoire, il parle des yeux. C’est troublant la différence mais la juxtaposition est quand même instructive. Qu’est ce que c’est que le deux me raconte ? Ce sont quoi les secrets de temps passé ?

DSC00179 pris en Septembre 2011, était une photo comme tout autre. C’était mon premier rencontre avec ma camarade de chambre et j’imaginais qu’elle ne sera intéressante que dans la réunion de notre 25eme année comme diplômé de Princeton. Aujourd’hui, mes yeux ont été captivés en se regardant. Les yeux de DSC00179 ne posent pas de questions ; il n’y ni de doute ni une volonté de savoir ce que l’observateur pense. En plus, il n’y a pas d’histoire, c’est un photo régulier ; les yeux déclarent, il n’attendent pas de réponse.

6,977 photos plus tard, 3 ans plus tarde, dans un pays inconnu,  je note une changement qui m’a pris au dépourvue.  Mes yeux sont plus grands, ouverts. Je montre, diffèrent de l’autre (tout plats avec une ligne que je ne dépasse pas). Ma bouche est ouvert, donnant l’impression que je dis « eh ? » demandant, un réponse de spectateur. C’est un regard qui reconnaît tout ce qu’il ne connaît pas. La compréhension qu’il faut offrir d’abord ; traverser les lignes qui nous distingue avant de comprendre. Les deux regards sont effrayants car ils montre les changements qui ont arrivé sans ma reconnaissance.

C’est maintenant, que j’ai été forcé à me regarder tel comme j’étais pour me voir comme je suis maintenant. Cette questionnement n’est pas réserver juste pour les autres, elle m’inflige parfois, et c’est cela la plus inquiétante. C’est quand même normal d’être bouleversé quand on voit la vie en fin, comme l’énigme qu’elle est. On trouve que la seule guidance qu’on a c’est l’intuition et ceu qui acceptera notre crème brulée, en retour d’une petite faveur.

DSC00179DSC07156

Paralyzed

Paralyzed, ça veut dire Paralysée en anglais, et je l’écrit avec mon ami Vu. C’est quand même une histoire intéressante. Je partageais une chambre avec sa copine et un jour il était là quand je suis rentrée de cours. Ma camarade m’a dit que Vu jouait de la guitare et du coup, je lui ai dit qu’il allait travailler avec moi sur une chanson et on s’est mis à écrire Paralyzed.

Je ne sais pas d’où vient cette chanson si triste et je ne pourrais pas dire à qui elle doit être dédiée. Je l’impression qu’il y a quelqu’un quelque part qui n’a pas reçu mon message. Mais je ne peux pas être sûr quand même que cette chanson avait une destination.

À qui est-ce que je dois cette élégie ?

Cette chanson est triste parce qu’elle parle d’être perdu, de ne savoir ni ce qu’on cherche, ni ce qu’on a perdu. On se trouve critique du monde et nos erreurs ; sensible maintenant après avoir été blessé qu’on a surement blessé les autres de même forme, et on se demande ce c’est pire d’être victime ou persécuteur. On est sois coupable ou on a la chance de dire qu’on n’aurait pu rien faire pour l’empêcher. Mais on ne verra plus jamais les visages des déceptions, ils existent juste pour un moment, ils font leurs impressions et retirent laissant leurs traces comme de souvenirs.

Paralyzed

Des autres chansons!  https://soundcloud.com/browni-3/tracks

Adieu à l’aube

Elle était dans mon rêve et quand je me réveillai je savais que cet appel perdu était juste pour m’informer d’une autre perte. Je rappelai Mathieu pour la confirmation, j’étais sûre quand-même de ce qu’il allait me dire. Néanmoins, j’étais étonnée quand il m’a dit qu’elle était morte. Ce n’était pas vrai, je venais de lui voir dans mon rêve. Je l’avais appelé deux jours avant mais j’étais tombée sur le répondeur. J’arrivais juste à dire « Dawn, je pense à toi, je t’aime » Je lui ai pas dit de me rappeler ni que j’espérais qu’elle se sentisse mieux. Son cancer avait commencé dans les reins et dispersé partout, je ne pouvais pas croire que c’était vraiment la fin.

 

Les Aventures de CC et Sisqo

Le monde et si grand, je ne pourrais pas imaginer où ils sont maintenant. Peut-être dansant la samba au Brésil. Mes chers amis, CC et Sisqo. Ils partirent sans dire adieu. J’arrivai de l’école un jour et j’ai remarqué leur absence toute suite. Ma mère m’a expliqué que j’allais plus leur voir. J’étais extrêmement déçue… je ne voulais pas entendre que mes amis partirions ainsi. Elle a dit que c’était dans leur nature, et qu’elle, sachant cela, n’aurait pas du leur héberger chez nous.

C’est vrai que CC avait un passé questionnable ayant tué son premier partenaire, Jay. Elle avait l’impression qui l’écoutait plus. Elle se fâcha contre lui et le poignarda à la morte.

Après la morte malheureuse de Jay, elle trouva Sisqo. Elles s’ennuyaient derrière les barreaux et fuirent ensemble ce jour dont je parle, quand ma mère avait eu assez de leur pépiement, et a ouvert leur cage—la liberté. Je veux croire qu’elles s’amusent et  n’étaient pas brutalement mangées par un oiseau plus grand. Soit elles volent dans le ciel, ou elles sont dans le ciel; j’espère qu’elles s’amusent de toute façon.

Start From The End

 

 

 

 

 

 

This entry was posted in journal intime/ autofiction 2014. Bookmark the permalink.