Solo Wedding, Rapport 3.5

Le mariage est, dans toutes les sociétés, un passage important de la vie d’une femme. C’est un moment a la fois redouté et attendu. C’est un évènement unique, ou il est d’usage que le couple soit choyée, mis en valeur, pour que ce jour soit inoubliable.

Dans la culture asiatique, notamment, le mariage a énormément d’ampleur dans la vie d’une jeune femme. Il s’agit du moment ou elle fonde une famille, deviennent une femme. C’est un moment fantasmé et attendu par toutes les enfants et adolescentes. Le mariage est alors synonyme de réuissite, combat la solitude et renforce l’avenir.

Mais au dela de cette vision paradisiaque du l’union et de la lune de miel, le mariage peut se montrer effrayant. Comme la cristallisation d’une appartenance, d’une privation de libertée. Il marque la fin de l’adolescence et cette étape peut etre difficile a franchir.

 

Le contraste entre ces deux envies, celle de liberté et le besoin d’une famille, d’une situation, de l’émerveillement du mariage, est vif. C’est un paradoxe que la femme doit résoudre. Peut-elle être heureuse seule ? A-t-elle envie ou besoin de se marier ?

 

Pour répondre a ces question, le “Solo Wedding ” a été crée au Japon. Il s’agit d’un service proposant aux femmes de se mariée, seule. Moyennant finance, elles sont maquillées, dorlotées, habillées, accompagnée d’un mannequin pour les photos et passe la nuit en hotel de luxe.

Cette formule prends le parti de ne garder que les “bons cotés” du mariages. La robe de mariée et les paillettes, mais pas l’engagement ni l’après-mariage. Et cette idée séduit beaucoup de femmes qui s’essayent au ” Solo Wedding.”

 

En réponse a cette création, la danseuse contemporaine Haru Otani  nous a présenter son œuvre : une reflexion personnel sur le Solo Wedding, par l’intermédiaire de la danse.

Sa danse, décomposé en trois parties ( enfance / adolescence / vie conjugale ), interroge le besoin de se marier, et le rapport a la solitude. Comme elle l’explique elle-même, il n’y a aucun mal a être seule. Et l’on peut tout a fait être heureuse ainsi.

On peut alors aussi penser a la dimension social du mariage. Le mariage pour être bien vue, pour réussir sa vie. Mais est-il vraiment garant de réussite social ? Est-ce normal ? La femme ne pourrait-elle pas s’épanouir sans le mariage, mais comme personne a part entière, sans porter le poids des traditions et de la société ?

 

En résonnance au Solo Wedding, Haru Otani nous propose, pour moi, a travers un très beau spectacle, de reflechir sur le besoin de l’autre et sur le poids des traditions.

This entry was posted in Solo Wedding 2014. Bookmark the permalink.