Rapport 1

Nadar

   Nadar, pseudonyme de Gaspard, Félix Tournachon, est un caricaturiste, écrivain, aéronaute et photographe(photographe-portraitiste) français, né le 6 avril 1820 à Paris et mort le 21 mars 1910 dans la même ville. Le pseudonyme Nadar a également été utilisé par son frère Adrien Tournachon sous les formes Nadar jeune et Nadar jne, provoquant parfois la confusion. Il sera ensuite réutilisé par son fils Paul, avec la permission de son père.

Malgré ses occupations politiques nouvelles et excitantes, Nadar caresse surtout l’idée d’être un écrivain, il n’oublie pas ses rêves. Il travaille un moment au Spectateur Républicain avec Émile Augier puis au Journal d’Alphonce Karr, ceci étant assez surprenant puisque ce journal est  une publication résolment antisocialiste. Il crée un personnage alors célebre: Môssieu Réac qui ponctue son passage dans La Revue comique. Aussi  il commence une collaboration avec Philipon  pour le Journal pour rire, qui en 1856 deviendra Le Journal amusant. Dans le journal  de Villedeuil et des Goncourt L’Éclair  Nadar crée ses fameux Nadar-jury. Il présente les Aventures illustrées du Prince pour rire.

    Félix Nadar réalisa  deux reportages du Paris souterrain qui constituent un travail tout à fait exemplaire dans la photographie du XIX siècle. Mais dans  les activités de Nadar il n’y a pas de rupture, il commence à être photographe tout en restant caricaturiste. Nadar voit sa première caricature dans le Charivari en février 1848. Il fait ses débuts au Journal pour rire de Charles Philipon. Philipon  crée  ce journal uniquement pour lui, il apprécie beaucoup Nadar et leur collaboration durera jusqu’ à sa mort.

Son éditeur aide Nadar à concilier ses différentes activités, à les coordonner; il le pousse même dans des voies nouvelles qui lui semble être plus efficaces, plus lucratives ou plus intéressantes. C’ est lui qui, après avoir vu les premiers portraits photographiques exécutés par Nadar, lui conseillera de persister dans cette voie.  Le travail de Nadar est composé de, par exemple, se rendre au domicile de la personne célèbre et soit en le croquant rapidement, soit au contraire en fignolant l’exécution. Mais Nadar, sauf aux périodes  où il s’acharne  au travail, a plutôt tendance à faire des mondanités. Mais aussi une irrégularité constante de la qualité des dessins. Félix dénomme son propre atelier Nadar sans succursale et le 24 janvier 1856, il fonde la société de photographie artistique. Sa nouvelle aisance lui permet d’emménager au dernier étage d’un immeuble de la rue Saint-Lazare.  Ainsi à soixante-quinze ans , Nadar ouvre un nouvel atelier de photographie au 21, rue de Noailles à Marseille.

Le livre de Nadar “Quand j’étais photographe” a paru en 1900 alors qu’il avait quatre-vingts ans. Il s’agit d’une suite de récits dans lesquels le célèbre photographe raconte ses expériences les plus surprenantes, dont les premières photographies aérostatiques effectuées en ballon (“Pour lutter contre l’air, il faut être spécifiquement plus lourd que l’air”. Créé “Le Géant”) ou ses déambulations dans “Paris  souterrain”, des anecdotes liées aux gens qu’il photographie, aux artistes et inventeurs qu’il fréquente.

Nadar excelle dans le détail drôle, le portrait-charge, la mise en scéne comique. Vif et cocasse, son style appartient à ce journalisme boulevardier qu’il a lui-même longtemps pratiqué dans Le Charivari ou La Revue comique.
Pendant sa vie Nadar a inventé des centaines d’oevres comme des anecdotes sur l’émerveillement ou l’incrédulité que suscite la photographie, des récits des péripéties occasionnées par les fameux voyages en ballon ou des réflexions sur la portée d’un procédé technique en train de devenir un art.

“Mais dans Photographopolis, déjà le bruit s’est répandu, et avant d’être éclose, la photographie en ballon agite notre petit monde”.

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