Oeuvre de Nathan Sawaya

A travers l’écriture de soi, notamment sur le support du journal intime, on observe de nombreuses fonctions: tout d’abord la volonté de conserver des souvenirs qui nous sont chèrs, des évènements qui nous ont marqués, conserver une pensé que nous avons eu à un moment donné. Cette première écriture de soi relève tout d’abord d’une démarche personnelle: il s’agit d’une écriture pour soi. Cependant le journal intime peut ensuite être lu par une personne autre que l’auteur. En effet, le journal intime peut avoir une valeur de témoignage sur une expèrience personnelle ou même un évènement historique.

La littérature est évidemment un support de l’écriture de soi car à travers un récit aussi bien réaliste que fictionnel, l’auteur laisse entrevoir son point de vu, sa pensé, sa vision du monde à travers différents procédés narratifs et littéraires.

De nos jours on observe une profonde modification de l’écriture de soi avec les différentes avancées technologiques et la prolifération des médias et des réseaux sociaux. Il s’agit cette fois-ci d’une démarche délibérément public.

Sur les réseaux sociaux comme Facebook, Tumblr, Twitter ou encore Instagram, Pinterest on remarque éssentiellement une volonté de parler de soi, de son quotidien et d’être lu mais aussi vu par les autres. Car l’écriture de soi n’est plus seulement l’écriture à proprement parler: on observe une réduction du contenu, les textes sont de plus en plus courts; une simple phrase ou un simple mot suffit avec l’apparition des “hashtags”. Le contenu photographique ou audiovisuel prennent de plus en plus de place au détriment de la plume et du papier.

Avec ces nouveaux comportements on observe les changements qui se sont oppérés au niveau de la notion d’intimité. A travers l’écriture de soi et donc l’exposition de soi sur les réseaux on retrouve aussi un besoin de reconnaissance.

This entry was posted in Uncategorized. Bookmark the permalink.