Rapport 3 : Evolution/Révolution de l’écriture sur soi

Nous avons tous déjà ressenti ce besoin de se décharger, d’ouvrir les valves de son cœur pour que la douleur, ou encore la joie, bref, le quotidien, soient plus supportable. Certains en parlent, avec leur ami(e), leur frère ou leur sœur, leur amour… D’autres encore l’écrivent, par le biais d’un journal intime. Là s’applique alors une notion particulière : celle de l’intimité, car ce que l’on écrit relève du secret. Ecrire pour se souvenir, pour se sentir mieux.

Toutefois, aujourd’hui, au-delà de ce journal strictement intime, nous ressentons peut-être le besoin de partager quelques pages, et non plus avec notre ami(e), frère ou sœur… mais avec des internautes anonymes… Peut-être avons-nous besoin d’avoir un retour sur nos écrits, des conseils objectifs ou encore un regard bienveillant sur ce qu’il nous arrive. Parce qu’il peut être plus simple de s’adresser à des personnes qui ne peuvent pas juger.

Ce que nous écrivions alors traditionnellement seuls pour nous-même dans notre chambre, ce même écrit que l’on cachait sous le lit, ou encore que l’on protégeait par un cadenas devient aujourd’hui un objet de curiosité pour une dizaine, centaine, voir un millier de personnes. Un écrit que l’on rédige avec un clavier azerty, que l’on publie sur une plateforme publique.

Le journal intime perd-il alors tout son sens ?

Je pense qu’avant tout, un journal intime permet de pouvoir faire face à sa propre personne. C’est parfois en couchant certains mots, ou ressentis sur papier que l’on prend conscience de l’ampleur de nos actes, réactions, sentiments. L’expression écrite est différente de l’expression orale. C’est d’ailleurs en cela que l’éventuel “partage” de ce contenu privé peut être intéressant. Nous parvenons à exprimer des choses différentes et nouvelles et, afin de ne pas rester enfermé dans une bulle, nous pouvons avoir un “retour” de tout cela.

Ensuite, bien que ce journal soit publié, il dépend encore de nous de choisir les informations que nous souhaitons partager. Car certes, le partage de ce contenu peut être intéressant, pour l’auteur ou les lecteurs (enrichissement et développement personnel), n’oublions toutefois pas que certaines personnes sur l’internet peuvent être mal-attentionnées ou font juste preuve de curiosité malsaine.

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