Orville Norman Fisher

Le journal intime d’un artiste de guerre redonne vie à son histoire.

“Le jour J – L’assaut”, ce tableau du capitaine Orville Fisher illustre les difficultés rencontrées par les soldats canadiens pour parvenir à la côte et franchir les obstacles qui jonchaient les plages tout en essuyant le tir des fusils, des mitrailleuses et de l’artillerie ennemis.

Débarqué en France le 6 juin, à 20 heures, à Graye-Sur-Mer.
Nous étions sous la mitraille allemande. Plusieurs coups, extrêmement proches. »
L’artiste de guerre canadien Orville Fisher a griffonné ces mots à la hâte dans un petit carnet qu’il portait sur lui le matin du jour J. Membre de la 3e Division du Canada, Orville Fisher a été le seul artiste de guerre à prendre part au débarquement de Normandie, le début de la libération de la France par les Alliés.
Aujourd’hui, un grand nombre des tableaux qu’il a exécutés plus tard, à partir de croquis et d’aquarelles réalisés pendant le débarquement, enrichissent la collection du Musée canadien de la guerre. Ses œuvres, tant sa toile d’un autre monde représentant les troupes canadiennes qui traversent en courant les décombres de l’aérodrome de Carpiquet que celle qui évoque le chaos et la confusion qui régnaient sur la plage le jour J, donnent immédiatement un aperçu de l’intensité du débarquement et des combats qui ont suivi.
Aujourd’hui, grâce au don qu’il a reçu de la part de la famille d’Orville Fisher en 2013, le Musée possède en plus un compte rendu écrit de la présence de l’artiste de guerre en Normandie.
Dans son carnet, Orville Fisher consignait la météo, ses déplacements et des renseignements généraux, à savoir ses activités et la situation autour de lui (le 8 juin : « Les tireurs embusqués sont très actifs; hier, nous avons été pris pour cible à plusieurs reprises. »; le 11 juin : « Il a plu toute la journée, temps maussade et gris. J’ai travaillé sous une toile. » Il avait aussi dressé la liste des toiles en cours de réalisation, tout en indiquant la date de chacune.
« C’est déjà formidable de posséder ses toiles, ajoute-t-elle, mais de pouvoir lire ses récits, c’est un moyen de redonner vie à Orville Fisher. »

Orville Norman Fisher 1911-1999  Canada  D-Day - the Assaul  1945  Huile sur toile Canadian War Museum, Ottawa..JPG

1911-1999 Canada
“D-Day – the Assault” 1945
Huile sur toile Canadian War Museum, Ottawa.

 

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