Et si une femme changer les normes de l’Eglise au XVI siècle ?

L’Église est une institution régie par des dogmes, elle est donc strict particulièrement envers les femmes, depuis l’histoire que tout le monde connaît celle d’Adam et Ève, mais passons puisque le sujet est de savoir comment une femme d’église peut se permettre d’avoir son opinion, d’autant plus qu’il s’agit du XVI siècle, c’est ce que nous montre la très célèbre Thérèse d’Avila. Religieuse espagnol naît un certain 28 Mars 1515, elle est connue en tant que réformatrice de l’Ordre de Carmel et du fait qu’elle fut canonisé en 1622 et devint la première femme reconnue comme docteur de l’Eglise Catholique, elle est donc une personnalité importante du XVI siècle.

Thérèse d’Avila est d’ailleurs connue en littérature ainsi qu’en art pour ses écrits qui révèlent certaines idée novatrices de son temps. Mais ce qui nous intéresse sont ses écrits autobiographiques qui se rapporte bien entendu à la spiritualité, en tant que religieuse cela paraît évident, pour son commanditaire le Père Garcia de Toledo, un de ses confesseurs.

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Portrait de Thérèse d’Avila

Dans son plus grand manuscrit qu’elle ai écrit, Le livre de la Vie, écrit en 1565-1568, la Sainte Thérèse nous raconte son histoire personnelle comme une sorte de chemin d’expérience pour les autres, c’est pourquoi on peut lire La Vida (de son autre nom) de manière participative. Cette confession nous donne la clé de lecture qui va nous guider tout au long du manuscrit où Thérèse est médiatrice d’une présence divine.

Ses écrits sont très structurés, elle divise son récit en cinq parties parmi ses quarante-cinq chapitres :

– Chapitre I à IX : Récit de sa jeunesse, elle retrace son enfance, son adolescence ainsi que ses premières années au couvent.

 – Chapitre X à XXII : Elle traite de l’oraison, c’est-à-dire la prière, sous forme d’allégorie du jardin irrigué.

– Chapitre XXIII à XXXI : Elle confesse ses extases et ses ravissements, ce qui est très déconcertant pour l’Eglise.

 – Chapitre XXXII à XXXVI : Elle parle de l’histoire du Monastère de Saint Jean d’Avila.

 – Chapitre XXXVII à XL : Elle nous explique les effets des faveurs divines.

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 Extrait du Manuscrit du Livre de la vie, Chapitre XL

Tout son travail de rétrospectif sur sa vie est essentiel à un récit autobiographique, se remémorer des souvenirs lointains, des expériences récentes ou encore son dévouement à Dieu sont la preuve de sa maturité, qui nous permet d’être guider sur un chemin spirituel. Son travail d’écriture de soi à eu de grandes influences sur ses confrères de l’Église ce qui lui à permit de faire entendre sa voix dans une institution qui était fermé à toute critique envers l’Église surtout de la part d’une femme. Mais cette autobiographie que l’on peut qualifier pour le moins de mystique, révèle la part la plus intime de soi, ce qui lui donne une grande liberté de parole, ainsi elle se permet sans l’ombre d’un doute de révoquer certains caractère de l’Église.

Elle considère ce don de l’écriture qu’elle possède comme une sorte de grâce et discerne en ce talent très précieux trois étape dans l’élaboration de cet exercice :

« une première faveur est de recevoir cette faveur du Seigneur, une autre de comprendre en quoi consistent cette faveur et cette grâce, et une autre, encore, de savoir en parler et de donner à entendre ce qui en est. » (XVII, 5)

Bien que l’écriture de Sainte Thérèse sois étroitement lié au don du divin, elle se donne à cœur joie à aller à une critique libre ou encore à une confession des plus intimes, ainsi l’expression de soi est un exercice qui se révèle bien plus ancien et surtout particulier selon chacun quelque soit les époques. C’est un traité autobiographique artistique qu’écrit Thérèse d’Avila qui nous révèle ses côtés les plus intimes d’elle-même et ses réflexions qui auront d’autant plus un impact sur l’Eglise, c’est une femme qui s’est donné à Dieu mais qui se bas en tant que femme dans un monde d’homme et illustre parfaitement l’intimité de sa personne comme un apprentissage pour discerner les faveurs de Dieu. 

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