Rapport 3 – Ecriture de soi

Rapport 3 – Ecriture de soi

L’écriture de soi, sur soi est quelque chose qui a toujours existé à travers les époques. De nombreuses personnes, connues ou non, on tenus un journal. A la base le principe du journal provient de certains métiers, le commerce ou l’armée, ou l’on devait noter des dépenses par exemple, ou des observations sur quelqu’un. Actuellement le journal intime est un support sur le quel une personne fait des notes sur sa vie et le plus souvent elle y exprime ses sentiments et ressenti. Le journal n’est pas forcement composé d’éléments ou de jours qui se suivent de manière logique. Il peut aussi être composé de simples notes rapides, de dessins également, comme par exemple le journal de Kurt Cobain. Les supports aussi peuvent variée. Cette pratique s’étend à une large partie de la population et semble naturelle. On peut se demander ce qui peut pousser les gens à écrire un journal mais également si il existe différent types de journal.

Tout d’abord les raisons qui poussent à écrire un journal sont varier, en premier on peut noter l’envie autobiographique de l’auteur. Certains écrivent des journaux le long de leur vie pour ensuite les rassemblées en une autobiographie. Et cette motivation existe depuis toujours. L’humain a envie de laisser une trace dans le monde, une preuve de son existence. Cette motivation est très présente de nos jours car dans notre société mondialisée il est de plus en plus dur de sortir de la masse et de prouvé son individualité. Le journal est un très bon moyen pour satisfaire cette envie. Parfois il dérive vers l’autofiction que nous verrons plus tard.

Ensuite nous avons le journal à vertu « thérapeutique ». Ceux qui écrivent ce type de journaux sont souvent dans une situation où ils ne sont pas libres de s’exprimer  et vont se rabattre sur le journal pour s’exprimer.  Les raisons de ce genre de replis peux être due a une situation politique qui ne donne pas la liberté d’expression ou encore une situation sociale ou même familiale qui ne permet pas de s’exprimer. On peut prendre l’exemple d’Anne Frank. Cet exemple nous emmène vers le journal comme sorte de témoignage historique. Certains tenaient des journaux durant la guerre pour donner leurs avis personnels, etc … qui n’était pas soumis à la censure.

A mi-chemin entre journal et les lettres, on retrouve le journal croisée. Il implique 2 personnes ou plus qui s’écrivent et se répondent dans un journal. Je trouve que ce type de journal se résume à une discutions avec peut-être comme seul avantage d’avoir plus de temps pour s’exprimer, mieux réfléchir à ses mots et peut-être à dire des choses qu’on ne peut exprimer à l’oral. Ce type de journal se rapproche du roman épistolaire sauf que ce n’est pas une fiction. On retrouve cela chez le couple Schumann et plus récemment chez les jeunes japonaises, au sein d’une classe par exemple.

Les tois types de journaux étudiés ci-dessus, n’ont pas pour vocation première d’être lus et publier.

Enfin nous avons le journal à vertu artistique ou littéraire, aussi nommé autofiction.  Ce type de journal a pour claire vocation d’être partagé et publié. Dans le type de journal artistique on trouve Sophie Call par exemple. Elle se sert du journal comme support pour des performances plus ou moins longues dans le temps. Dans le cas de l’autofiction, l’auteur écrit une partie de sa vie tout en rajoutant ou en retirant certaines choses, il peut aussi tout simplement exagérer certaines choses. On peut penser que ce que l’auteur écrit est ce qu’il aurait aimé vivre dans l’idéal. On retrouve cela souvent dans les autobiographies, des éléments rajouté ou retiré. Il est dur de trouvé une autobiographie sans ajouts.

De nos jours ce qui a le plus évolué dans l’écriture de soi est le support utilisé. Avec les nouvelles technologies le journal c’est porté sur le support d’internet et a donné naissance aux blogs. Ces pages internet se présentent le plus souvent sous forme d’articles que l’on peut agrémenter de photos. Dans ce cas le but est d’être lus, voire d’être lus le plus possible. On trouve le plus souvent des blogs de fictions ou autofiction. Il faut attirer le lecteur. Raconter une vie simple n’apporte rien. Le journal ici est public alors qu’à la base il était privé. On peut se demander quel en est le but. L’autofiction a pour base le journal mais ces deux types de récit ont muté ces dernières années et se sont adapté aux nouveaux supports. Mais le journal intime papier existe toujours et existera encore longtemps, il reste un très moyen pour témoigner de son existence.

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