Rapport 4 – Takashi Murakami

Takashi Murakami est un artiste plasticien japonais né à Tokyo en 1962 et il n’a rien à envier à ses homologues Jeff Koons (USA) et Damian Hirst (UK). En effet, Takashi Murakami fait parti de ces artistes se revendiquant de l’héritage Wharolien en basant son travail sur le principe de la sérialité ainsi que sur la vente de produits dérivé. Il crée notamment des sculptures monumentales et des peintures. Ses travaux mélanges différentes références allant de l’iconographie bouddhiste à la culture manga Otaku. Ses œuvres s’inspirent directement de la culture de consommation japonaise à travers l’imagerie manga qu’il détourne et amplifie.

Il fait actuellement partie des artistes vivants les plus chers au monde et est représenté par les galeristes les plus influents comme Emannuel Perrotin ou Larry Gagosian. Ses œuvres valent des millions sur le marché de l’art et il dirige une « compagnie de production d’oeuvres d’art » nommée Kaikai Kiki Co.

 

L’oeuvre de Takashi Murakami se révèle donc en plusieurs niveaux de lecture :

En premier lieu il critique le monde des otaku en exagérant la dérision et sa vacuité.

Dans un deuxième temps il fait l’état des lieux d’une société de consommation ou les produits pop influent sur nos approches et nos goûts esthétiques.

D’autre part il interroge sur le syncrétisme qui s’opère entre une culture élitiste et une culture populaire de masse en les mettant à des niveaux égales. Il pose alors la question de la légitimité des distinctions de qualités artistiques au sein d’une même culture à notre époque en montrant que le succès que remportent ses travaux démontrent la démesure du marché de l’art à la manière de Jeff Koons et de Damian Hirst.

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