Rapport 3 : écriture de soi, Le Nikki.

Le Nikk日記

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Le journal intime est un texte rédigé de façon régulière ou intermittente, présentant les actions, les réflexions ou les sentiments de l’auteur. Le journal intime est habituellement datées. Il peut être tenu de façon plus ou moins régulière au long d’une existence ou seulement sur une période particulière.Comme pratique ordinaire, il est en général destiné à être gardé secret, temporairement ou définitivement. Comme pratique littéraire, il est souvent destiné, à plus ou moins court terme, à une publication partielle ou totale.
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Le Nikki ( 日記 ), littéralement «journal» ou «note journalière», est composé des kanjiet le sens littéral est donc « jours gardés en mémoire ». Le terme est parfois romanisé en niki.

Le nikki ne désigne pas un genre littéraire très précis, mais au contraire plusieurs formes d’écrit mouvantes au cours de l’histoire du Japon. Toutefois, son origine renvoie aux journaux tenus quotidiennement par l’administration très centralisée et bureaucratique de l’Empire chinois ancien, dont les textes étaient écrits au fil des jours, mais pas toujours datés , ils en existent sous plusieurs formes pouvant se rapprocher de journaux intimes, de notes administratives ou de recueils d’anecdotes et de poésie ; la dimension temporelle y est presque toujours présente. Ces journaux sont tenus suivant les époques par des catégories sociales variées (fonctionnaires, dames de la cour, aristocrates, guerriers…) et dans des optiques différentes. Originaire de Chine, leur développement au Japon est toutefois fortement lié à la cour de Heian.

À l’époque de Heian se développe un genre littéraire particulier que les historiens nomment rétrospectivement nikki bungaku (« bungaku » signifiant « littérature »), et qui se rapporte la plupart du temps aux journaux en langue vernaculaire de femmes.

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Le Sarashina nikki (更級日記,Sarashina nikki ou Sarashina niki Chroniques de Sarashina) est une œuvre japonaise écrite par la fille de Sugawara no Takasue pendant la période Heian. Elle y raconte sa vie de l’âge de 13 ans à 52 ans. Le genre littéraire nikki signifie littéralement journal intime, mais se rapproche plus de mémoires autobiographiques ou de compilations d’anecdotes, de récits de voyage, de poésie, etc. À la cour de Heian, les intrigues et les romances au palais restent un thème privilégié

D’autres journaux sont contemporains au Sarashina nikki, comme le Journal de Murasaki Shikibu ou le Izumi Shikibu nikki. Ces trois journaux ont été publiés en français sous le titre Journaux des dames de cour du Japon ancien (traduit par Marc Logé aux éditions Picquier en 1998).
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