Rapport n°4 – Kimiko Yoshida

Kimiko Yoshida, née à Tokyo en 1963, est une artiste japonaise. Cette artiste à étudier la photographie au Japon puis en France. Aujourd’hui elle réside et travaille en France.

Kimiko Yoshida s’inspire de son enfance dans ses créations. Elle parle de fuite du Japon car elle se sentait morte et qu’elle s’est réfugié en France pour échapper à ce deuil. Elle raconte qu’à ses trois ans, sa mère l’a mise à la porte. En quittant la maison, elle a emporté une boite enfermant tous ses trésors. Elle s’est retrouvé dans un jardin public où la police la récupéré. Depuis cet épisode, Kimiko se sent nomade, vagabonde, fugitive.

Son travaille tourne essentiellement autour de l’autoportrait. A travers ses autoportraits, Kimiko Yoshida se cache et se dévoile à la fois dans des clichés où chaque détail est pensé, travaillé et intégré dans un tout. Sa peau fardée de couleur se fond dans le décor. Elle fait en sorte que le spectateur ne sache plus vraiment où se situe la limite. L’accessoire, partie prenante de la création devient alors le centre de notre attention. L’être humain disparaît et devient à son tour accessoire. Cette perpétuelle recherche du paradoxe, l’audace de cette artiste participe à sa singularité.

 

Elle déclare : « Avec les significations nouvelles que j’ai gagnées en changeant de culture, avec la liberté que m’autorisent la langue et les structures de la pensée françaises, je réalise aujourd’hui des photos de « mariées célibataires » où se défait, mais à l’envers, la hantise de la petite fille horrifiée qui découvrit la servitude ancestrale du mariage arrangé et le destin humilié des femmes japonaises »

En regardant vers la monochromie, là où se déterminent les significations du diaphane, de l’immatériel ou de l’intangible, chacun de mes autoportraits se présente comme une émergence, un effacement. Cette représentation paradoxale d’une figure qui tend à disparaître, s’évanouir ou se fondre dans la monochromie vise à un impossible, une impuissance, une précarité.”

La couleur monochrome érotise le regard. La recherche qu’elle a faite sur la monochromie est une réflexion sur les instants successifs de l’identité. C’est un travail sur la disparition d’elle même dans le “rugissement” de sa propre image.

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