en pleins rêve !!!

En plein rêve !

J’habite une petite campagne, perdu au fin fond de la Suisse. Je ne me suis jamais senti à ma place ici. Partir loin, tout quitter du jour au lendemain, sur un coup de tête, sans prévenir personne serait extraordinaire. Un soir, vers une heure du matin, il m’ais impossible de trouver le sommeil, ma lampe de chevet éclairée mon poster de Paris, et une photo que j’ai prise de ma voiture le jour où je l’ai reçu en cadeau. Pour moi c’est  un signe du destin, s’en est  trop, je ne peux  plus continuer dans cette vie qui n’était pas la mienne. À une heure trente-sept précise, ma vie allée connaître un nouveau tournant.  En pleine nuit, une énorme valise dans ma main droite, contenant tous mes vêtements et chaussures, aucun ne bruit dans la maison, et mes clés de voiture dans ma main gauche. Cette dernière m’attend, ma camarade de route, une magnifique voiture de collection, cabriolet orange, aux fauteuils de cuir blanc, toujours garée devant la maison. La valise sur les sièges arrière, moi à l’avant, j’actionne le moteur, décapote le toit, met la radio, qui passe « ready or not » de Bridgit Mendler, et sans hésitation commence à avancer. Rouler, rouler et encore rouler, toujours rouler.  J’entre sur l’autoroute, une ou deux heures plus tard, le panneau de sortit de territoire m’apparaît, sans aucun regrets, me voilà dans l’est de la France. Mon présent est devant moi, et mon passé derrière. Le temps passe, mais je ne sais pas depuis combien de temps je roule, juste que le l’aube arrive, et transforme le ciel en une palette de couleur pâle. Le soleil se lève et beigne l’atmosphère de ses rayons lumineux, mon visage sens sa chaleur, et pour la première fois de ma vie je respire à pleins poumons. Le poids qui pesait sur mon cœur, est parti, je le sens. Sa y es, le panneau de d’agglomération parisienne apparait sur l’autoroute, plus qu’une centaine de kilomètre. Je dois régler la radio, les stations changent, je zappe, et passe de « la seine » du dessin animé un monstre à paris, à « on s’en va » de shy’m, en passant par des classiques de la chanson française. J’aime ses nouvelles musique, je n’en connais aucune, à mon ancienne maison, on ne peut pas dire que j’écoutais vraiment de la musique. Faut que je fasse le pleins d’essence, quand je me suis arrêtée à la prochaine station, je suis allée au toilette, et il y avait une boulangerie, devant la vitrine je savourais du regard les pains au chocolat, les croissant, les petites brioches au sucre, des chouquettes… J’ai finalement pris pour la première fois un véritable croissant français. C’est juste exquis. Le fait, la route défilait sous mes yeux, pailletée par le soleil. J’entre sur le périphérique, je n’ai aucune idée de là où aller. Je sors à la prochaine sortie, tourne par-ci, tourne par-là, et comme par magie, comme pour me dire stop tu es arrivé, l’arc de triomphe se dresse de toute sa hauteur devant moi. Je m’avance dans une des rues les plus célèbre du monde, sans aucune pense pour ce que j’ai laissée il y à peine deux jours. Ce nouveau monde est magnifique, même s’il ne fait pas très chaud, le soleil est là, et cela me suffit pour me faire sentir au paradis. Je tourne par-ci, puis par-là, découvre des boutiques toutes mignonnes, des galeries d’expositions artistiques, des vieilles librairies aux livres abimés, et avec des pages jaunis par le temps passé, et une multitude d’autres endroits. En zigzagant dans les rues parisiennes, je découvre d’autre monuments mythiques, comme la tour Eiffel, le sacré cœur, l’opéra Garnier, le pont des amoureux, le Louvres, ou encore  les galeries Lafayette me faisant pensée au « bonheur des dames » d’Emile Zola, notre dame de paris, les bords de seines… Jamais je n’aurais crue qu’un jour je me baladerais tranquillement ici, et pourtant j’y suis. Je décidais de me garer sur une place en face d’une boulangerie appelé la pâtisserie des rêves, à travers la vitrine j’arrivais à distinguer les pâtisseries présentées comme des petits trésors. Avec mon français basique appris en cours, je passe commande, et retourne dans ma voiture. De nouveau assise, une faim de loup, j’ouvre ma boîte, et mange ma tarte aux fraises française et mon café. Alors que ma journée continuait à s’écouler, je me pose des questions, notamment sur ce que je peux faire dorénavant ici. Peut-être m’inscrire à la fac, j’étudiais le français avant, donc pourquoi pas. Plongée dans mes pensées, je m’endors. À mon réveil, je respire fort, m’étire, ouvre les yeux, et me lève pour aller petit déjeuner, et me préparer à reprendre le cours de ma vraie vie, sans rêve, et sans surprise.

 

Présentation : pour écrire ce texte, je me suis inspirée du sentiment d’ailleurs, partir et tout laissé, sans regret, pour vivre ses rêves. C’est un sentiment qui est à la fois personnel et universel, que tout le monde a déjà ressenti. Pour illustré ce texte j’ai choisie de mettre une photo.

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