syndrome de Galápagos

Le phénomène du syndrome de Galápagos, apparu dans la société japonaise entre 1999 et 2010, désigne un phénomène commercial, d’un produit ou d’une société évoluant à l’écart de la globalisation. Ce terme caractérise le marché japonais, dans de nombreux secteurs, et notamment celui de la téléphonie mobile.  Cette expression provient d’un phénomène observé sur les iles de Galápagos par Darwin, ou les plantes et les animaux évoluent séparément du reste du monde, car ils sont  dans un environnement isolé de la planète.

En effet les consommateurs japonais ont des demandes biens spécifiques, tel que le portable-portefeuille « osaifu keitai », le transfert de données infrarouge, et le désir de regarder la télévision sur leurs mobiles. Ce qui pose un problème au niveau du marché mondial, car les autres consommateurs n’ont pas les mêmes exigences. Les fabricants étrangers sont donc obligés  d’adapter leurs appareils, ce qui constitue une barrière à l’introduction de modèles de téléphones portables non-japonais. De plus,  les fabricants japonais tels que Sharp, Fujitsu ou Panasonic se sont concentrés  plus particulièrement sur la demande intérieure du pays, se désintéressant des marchés étrangers et renforçant le sentiment d’autarcie.

Mais l’apparition de l’Iphone sur le marché japonais marque la fin du syndrome de Galápagos. Apple a réussi s’immiscer dans la société japonaise depuis 2008. En 2011 on comptait déjà 3,9 millions d’iPhones vendus au Japon. Grâce à l’ouverture des frontières de ce marché, d’autres marques de téléphones sont apparu comme Sony-Ericsson ou Samsung. Cependant ce marché reste fragile et les exigences des consommateurs japonais restent toujours différents des autres consommateurs.

Aujourd’hui nous sommes dans  un  phénomène de globalisation. Celui-ci  efface les frontières, favorise les échanges commerciaux, culturels et aussi permet des facilités de communication (internet, téléphones).

C’est aussi une globalisation de la téléphonie, des Smartphones. Ils nous permettent d’échanger avec les autres pays ce qui est positif. Le téléphone est à la portée de tout le monde, il est aussi bien utilisé dans les pays riches que dans les pays pauvres. Par exemple Nokia fabrique des téléphones  de moyenne gamme ce qui permet à des consommateurs modestes de s’en procurer. On peut donc rester en contact avec sa famille et ses amis vivant dans des pays différents et parfois très éloignés.

Mais il y a aussi un impact négatif, les fabricants de téléphones délocalisent leurs usines. Ils  s’implantent dans des pays en voie de développement ou la main-d’œuvre est bon marché et ou les conditions de travail sont beaucoup plus dures que dans les pays développés, parfois même horribles comme le souligne l’article du Monde, intitulé « condition de travail « inhumaine » dans l’industrie électronique chinoise». Ces choix économiques engendrent par ailleurs une perte d’emploi dans les pays développés.

 

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