Creation des romans 2017 rapport 1 : #poésie

#poésie

tweets en tant que haïkus contemporains

mes mots étaient encore là
raisonnant dans le web
j’étais déjà loin

(Ozon Bruno‏ @bruno_ozon  Apr 15)

Délirants, fragmentés, instantanés et improvisés. Créés à l’arrache, le plus souvent dans le métro, dans la file d’attente ou bien sur le canapé. Publiés immédiatement, sans corrections ni reconsidération. Une fois mis sur Twitter, ils commencent à circuler, dialoguer, à vire. Les tweet-poèmes, sans titre, précédés obligatoirement d’un hashtag, créés et publiés uniquement dans l’espace numérique, peut-on les comparer à des haïkus traditionnels?

I’m no longer accepting the things I cannot change

I’m changing the things I cannot accept

(Kenae Marilyn‏ @kenaexoxo  8.03.2017)

 

Comme si rien n’avait eu lieu

la corneille

et le saule

(Kobayashi Issa (trad. Munier) fin du 18 / début du 19e siècle)

 

Le caractère immédiat et improvisé des tweets peut être juxtaposé avec la volonté des poètes japonais de créer à l’instantané, de ne pas travailler le poème, mais au contraire, de le vivre et après de transmettre le sentiment éprouve tout de suite, directement.

Leur forme courte rappelle également celle de textes poétiques japonais datant du 17e siècle. Bien qu’il n’y ait pas de contrainte au niveau de syllabes (une règle très stricte dans le cas de haïku –  ils comportent traditionnellement 17 mores en trois segments 5-7-5), les tweets se composent d’une ou quelques courtes phrases (au maximum) et visent à être concises et brèves.

Once you write something down you can’t reverse ità propos de l’écriture collaborative filmee par Koki Tanaka

Très loin de l’approche des poètes publiant sur Twitter se trouve la pratique d’écriture collaborative du groupe des poètes japonais présentée dans le film de Koki Tanaka dans le Pavillon japonais lors de la Biennale de Venise de 2013, qui leur a lancé le défi d’écrire à cinq, au même temps, un poème sur un événement partagé.

Tout d’abord, la contrainte de base acceptée par les poètes japonais repose sur le fait de collaborer en écrivant, tandis que les publications sur Twitter restent toujours anonymes.

Deuxièmement, le collectif éphémère japonais travaille uniquement sur papier et même le choix du celui-ci est inclus dans le processus d’écriture. C’est notamment dans la dimension physique et graphique du texte que les écrivains décident de manipuler afin d’obtenir des effets surprenants et innovants. En revanche, les poèmes-tweets n’apparaissent que sous forme numérique et sont régis par la mise en page du site des réseaux sociaux.

Ensuite, expérimentent collaboratif ne ressemble guère aux démarches hâtives et instantanées des créateurs de tweets. Leur méthode de travailler le poème est discutée pendant les 10 premières minutes de la tentative. Les poètes prennent en compte toutes les façons possibles d’écrire un poème partagé afin d’en choisir une qui ne serait pas un déjà vu, mais qui représenterait quelque chose d’innovant.

Enfin, les poètes du collectif acceptent la modification et l’amélioration comme des étape naturelles et nourrissantes du processus créatif. Ils sont prêts à modifier le poème, à y ajouter des lignes et à en supprimer d’autres, ce qui s’oppose fortement au caractère inchangeable des tweets.

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écriture créative autofictionnelle

Tous les soirs elle se préparait pour sortir.

Déjà l’après-midi elle commençait à éprouver un sentiment trop connu, le besoin d’être là, même si ce ne pouvait être guère défini. Les endroits l’appelaient, on pourrait dire. Elle voulait claquer la porte, courir vers la bouche du métro, elle revendiquait que quelque chose arrive.

Elle a toujours suivi son intuition, laissait le hasard agir, la jeter dans des espaces inconnus, parfois imaginaires, des El Dorados momentanés.

Elle suivait les gens qui l’attiraient et qui auraient pu l’accompagner. Elle s’inventait les histoires qu’ils auraient pu vivre ensemble.

Elle voulait être vue, regardée, admirée. Elle avait une nécessité féroce de participer, d’être présente.

Elle mettait sa tenue préférée.

Elle mettait du rouge à lèvres.

Elle appuyait sur la poignée de la porte.

Après, elle se tourna vers son lit. Elle s’assit. Elle se rappela qu’il n’y avait aucun rendez-vous à aller.

Tous les soirs, elle répétait le rituel.

Przechwytywanie

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Oeuvre artistique PAR MAIL !

Je vous ai envoyé mon oeuvre pour le rapport 3 sur votre mail par wetransfert car le fichier était trop lourd… s’il vous plaît regardez dans vos spams !

Merci !

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Création des romans 2017 rapport 3 : Le plaisir du texte (numérique)

Le plaisir du texte (numérique)

Tout ce que j’écris en ce moment exact va pouvoir être modifié ou supprimé après. Surligné, copié, collé, reutilisé; avec un changement de police, de contexte, de sens. Puisque le texte qui est en train de se créer (et je souligne bien le fait que l’action est privée de l’exécutant) rejoint un espace hors temps, un non-espace, indéfinissable, l’espace numérique, la mekke pour tous qui éprouvent le besoin de publier.

Comment décrire alors cette sensation bizarre que le lecteur éprouve face à un texte numérique? En quoi ce plaisir du texte, pour reprendre la notion de Roland Barthes, diffère-t-il de l’expérience du texte imprimé?

Tout d’abord, c’est la question de la non-matérialité du numérique. Le lecteur ne peut pas accéder au physique du livre ou poème puisque, tout simplement, il n’existe pas. Dès lors, il n’est pas en mesure de le toucher, sentir, posséder; le texte s’offre à lui, apparaît, cependant reste indépendant, insaisissable. Le numérique appartient à l’infinité, un espace hors temps, que l’on aura beau localiser et définir. C’est un espace qui se trouve partout, c’est l’espace du monde et de toute expérience humaine. Les mots qui y émergent, appellent des visions, des concepts, mais sans quitter l’espace qu’ils décrivent. Ecrire et lire dans le numérique c’est parler du monde et de l’humain en plongeant dans les deux au même temps.

(Dans le cas d’un livre traditionnel, on sait, par convention, que c’est avec un livre que l’on a à voir, donc il se crée une rupture entre notre monde et le monde du texte et il sera très difficile à les coller/relier après la lecture).

Vu que le lecteur se rend hors d’espace et hors du temps son expérience devient purement mentale. Ainsi, c’est le plaisir du monde des idées, des signifiants et des signifiés, sans rattachement à la réalité physique.

Deuxièmement, la lecture numérique est une lecture sans accomplissement. A chaque fois, elle tend vers son achèvement sans pourtant l’atteindre. Par conséquent, le lecteur se trouve toujours au moment culminant de la lecture ou la force des mots est la plus extrême. C’est une force vitale, presque érotique, inépuisable. La lecture ne peut pas être finie, elle est éphémère, elle se produit, mais peut disparaître aussitôt. Les signes ne se figent pas, ils circulent, flottent, jouent dans l’espace et nous, on erre avec eux.

Pour finir, l’écriture (et la lecture) numérique est une expérience de vie. Contrairement au texte sur papier qui reste inchangeable et achevé, pour après être stocké dans une librairie ou bibliothèque (des endroits-mausolées dans la terminologie de Theodor Adorno), le texte numérique est vivant, avec chaque lecture et modification, il est en train de naître.

Il dure aussi longtemps que nous, il ne peut pas nous survivre (comme dans le cas des livres imprimés), il sort de nous, circule en nous et ressort encore pour arriver ailleurs. Il se caractérise par le mouvement constant et le changement qui sont inscrits aussi fortement dans l’époque postmoderne.

Par définition, écrire c’est éprouver de l’infinité et initialement, le processus d’écriture était un processus interminable. Il se peut que c’est la forme numérique qui est la plus convenable à son caractère ouvert. Très souvent il reste anonyme et, par conséquent, tous, on devient leur auteurs. On est invité à corriger, ajouter, modifier, barrer, commenter, supprimer. On s’exprime, sans fin. On est infini?

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Rapport 3: Réflexion sur l’utilité de l’exposition de soi “artistique” à l’époque des médias mobiles.

Précédemment, nous avons étudié ce qu’était un média mobile, nous avons également vu la question du narcissisme contemporain qui découle de la démocratisation de l’exposition de soi. Nous savons alors que cette nouvelle façon de s’exposer est liée au virtuel, à l’avènement des réseaux sociaux et à la technologie qui se met à la portée d’une très large portion de la population. Alors né, ce sentiment, que nous sommes tous connectés. Nous, individus lambdas, nous avons la possibilité de nous montrer, partager ce que nous cultivons dans l’espoir d’une singularité, d’une identité, d’une reconnaissance. La technique nous offre aujourd’hui la possibilité de nous faire connaître, et surtout de faire connaître ce que l’on souhaite, de manière très simple, grâce à des espaces virtuels mis à notre disposition. Ces espaces sont des lieux d’exposition, des vitrines de nous même, libres, ouvertes sur le monde et accessibles à presque tous. Tout ceci constitue évidemment une aubaine pour les artistes (émergents ou non) en quête de visibilité auprès d’un public d’une grande étendue. Le réseau social par exemple, permet même une sorte de proximité, une sorte de familiarité entre l’artiste et son public. La communication va même au delà de la simple présentation ou représentation artistique. On peut alors voir des mondes se brouiller lorsqu’un artiste professionnel s’approprie la technique de l’autoportrait la plus populaire qui soi: le « selfie ». C’est le cas par exemple de Ai Weiwei qui n’hésite pas à apparaître dans ses photographies: torse nu, iPhone à la main et en face de lui, comme pour se prendre dans un miroir. L’artiste devient alors un individu ordinaire parmi les autres, tendis que l’individu ordinaire peut toucher du doigt la notoriété en se prêtant au jeu de l’artiste qui s’expose aux inconnus qui prendront ou non l’oeuvre et l’information partagée. Renforçant ainsi cette idée que n’importe qui peut prétendre faire de l’art. Sarah Urist Green, conservatrice de musée, dit d’ailleurs à ce propos: « les motivations de base et le potentiel d’expression sont les mêmes. Je ne dis pas que tous les selfies sont de l’art, surtout pas, mais je dis juste qu’il n’y a pas une réelle différence de nature entre un autoportrait photographique réalisé par un artiste et un selfie lambda ». L’individu quelconque perçu comme un artiste, c’est un point de vue défendu par certains espaces où s’exposent traditionnellement l’art. On citera alors la Saatchi Gallery et sa récente exposition « From Selfie to Self-Expression », qui confronte les autoportraits les plus emblématiques de l’histoire de l’art (Rembrandt, Cindy Sherman, Frida Kahlo ou encore Van Gogh) à des selfies réalisés par le commun des mortels. Cette technique de l’autoportrait, démocratisée, mise à la portée de l’amateur, tend à évoluer dans le but de correspondre au besoin narcissique de s’exposer soi-même. Ainsi, des entreprises comme Huawei (très présente dans la sphère de la photographie d’art) ou encore Apple, tendent à commercialiser de meilleurs outils (mobiles) de création, améliorant ainsi l’outil photographique du téléphone ou de la tablette, optimisant également les fonctionnalités qui permettent le partage d’informations virtuellement, etc. De plus, ces deux entreprises développent des ateliers permettant à n’importe qui d’apprendre à faire des « selfies » plus créatifs et plus maîtrisés. Ainsi, la technique ne s’adresse plus seulement aux artistes, mais aussi aux amateurs. Nous pouvons alors nous questionner sur notre potentiel place au sein de l’histoire de l’art contemporaine.

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Sujet 3:Réflexion de l’art sur l’exposition de soi a l’époque des média mobiles.

On a vu précédemment que les nouvelles technologies ont considérablement changés notre monde. Nous avons développés nos sens ,nos capacités grâce a eux. De ce faite nous vivons dans un monde ou la technologies fait partie de nous .

On prend énormément de portraits de photos de selfies . On expose nos vies devant tout le monde. Même si l’on ne souhaite pas participer à ce rouage on est indirectement lié. Nous sommes tous exposer .

Cependant quelle est le rôle artistique que peuvent jouer ses expositions ?

Dans un monde ou tout les moyen de se sociabiliser existent, il y a un sentiment de renfermer qui pèsent , et une multiplication des phénomène asociaux . Car aujourd’hui le fait d’exprimer sa vie est devenu un acte banale, est qui reviens si souvent qu’il est presque nécessaire pour s’intègre dans un groupe social . Et pourtant tout le monde semble oublier les risques .

Car tout ces procédés ne sont pas forcement une bonne chose . Et le caractère social ,le seul à être mise en considération, puisque tout ces moyen facilites l’acquisition de nos donnés , de nos vies , de notre identité. On peut se faire usurper , voler notre identité . Pourtant tout le monde ne prête absolument aucune importance au risque.

Mais aussi on ne publie que ce que l’on a qui nous améliore , on cultive notre propre narcissisme. Beaucoup d’artistes utilise les moyens photographiques pour leurs œuvres mais ils y en a beaucoup aussi qui critiquent ce procédé. La dénaturation des vrais choses du aux nouveaux médias mobiles comme le téléphone portable . Il est aisée de prendre une photo avec cet appareil alors que 50 ans auparavant il fallait déployer plus de moyen pour pouvoir le faire comme un appareil photo actuelle.

On ne fait que profiter de tout ces nouveaux moyen mais on en accorde beaucoup trop d’importance maintenant il est presque impossible de trouver quelqu’un qui ne possède pas un de ces moyens dans les pays très développés . Et c’est là aussi qu’on remarque une nouvelle chose , la disposition de ces médias mobiles. Dans certain pays ,personne n’en possède , mais cependant presque tous connaissent l’ampleur de cette technologie . On favorise donc les nouveaux medias à un équilibre des richesse dans le monde .

Il est presque impossible de ne pas apparaître sur ce grand réseau qu’est internet et de ce faite nous ne pouvons échapper au média mobile.

Car aussi pour que l’on soit connu il faut un phénomène important , changer son statut social , l’améliorer. C’est a dire que beaucoup d’artiste laisse tomber les anciens médias au profit des nouveaux . Car pour être célèbre il faut être reconnus , savoir qu’on existe et quoi de mieux que les réseau sociaux . Car plus on se montre plus ,on existe . Alors que pourtant nous somme vraiment sur cette terre . Mais il en ai autrement , par exemple un fait important depuis que l’on née depuis que l’on a commencer à exister notre vie est dictée par connaissance écrite, les données , les nouveaux médias . C’est pourquoi quand un problème arrive sur ce principe (car oui il ne sont pas infaillible )il arrive que des personnes cesse d’exister au yeux de la société , or elle sont pourtant réel par (exemple problème d’acte de naissance par erreur de l’administration ) . Nous faisons partit d’un engrenage auquel on ne peux s’échapper car tout simplement il nous prend avant même notre existence . Nous sommes esclave de notre propre société et technologie. Et beaucoup de personne critique se phénomène mais il est presque impossible de lutter contre .

Pourtant ce sont les personnes qui sont le mieux intégré dans la vie ,ce qui veut dire que la vie n’est plus dicter par nous mais par ce que l’on montre de nous , notre exposition de vie . Plus nous nous montrons plus nous serons reconnus en ce monde et plus on expose notre vie plus se phénomène va croître. Mais tout le monde cherche à exister ,a vivre dans ce monde donc on est obliger quelque par d’intrinsèquement enrichir ce phénomène .

Et encore heureux les derniers cas de soucis sont plutôt rare. Il est juste dommage de constater car l’heure d’aujourd’hui avec tout les moyens que l’on a notre service en terme de technologie et de média mobile de constater que tout les problèmes liés à ça ne sont pas régler et que tout le monde ne s’entende pas tous ensemble.

Il n’y a pas que des mauvais cotés a tout ça, il y a aussi l’incroyable possibilité d’être connectés au monde . D’un simple moyen on peux communiquer avec une personne à l’autre bout de la planète . On est relier et en communion avec le monde entier . On a accès à des ressources de connaissance de savoir ,de technologie grâce a internet par exemple .Nous ne somme plus limiter par nos corps mais par notre imagination de créer . Nous avons à notre disposition tout les moyen que nous voulons pour tous faire.C’est un espace presque illimitée de possibilité.

Tout ces phénomène nous présente les médias mobiles comme l’apogée de notre civilisation nous dépendons d’eux et ils dépendent de nous mais peut être que l’on accorde trop d’importance à ces procéder . Il marque surtout notre niveau d’évolution car grâce a eux on peux évaluer notre niveau de vie individuelle et donc celui de la population en général. Et donc par conséquent notre niveau d’évolution social.

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Rapport no 3

Auto fiction :

 Il était tard, un samedi soir. Je regardais la série policière Hawaii 5-0. Vers 1 heure du matin, je finissais de regarder le générique de fin de la série lorsque j’entendis un bruit étrange… Comme quelque chose qui s’était écrasé contre une fenêtre. Je m’être redressée lentement ainsi qu’éteins la télévision le plus silencieusement possible. N’entendant plus de bruits suspects, j’ai entrepris d’éteindre la lumière et de prendre un gros bout de bois qui traînait près de la cheminée. Arrivée dans la cuisine, je mis alors mon sabre devant moi en le serrant le plus fort possible puis ouvrit la porte pour sortir et voir ce qu’il se passait. Sur le coup, je m’étais demandé ce qui m’avais pris de sortir. Elle personne ou la chose était sûrement partit depuis… Mais je fini simplement par découvrir un oiseau blessé qui s’était sûrement écrasé contre la fenêtre. Je baissa mon bout de bois, ne sachant quoi faire. Je finis par réveiller mes parents pour aider cet oiseau.

THE END.

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Réflexion sur l’utilité de l’exposition de soi “artistique” à l’époque des médias mobiles : le rapport au corps

Nous nous exposons quotidiennement que ce soit en buvant sur la terrasse d’un café ou en attendant le métro sur le quai.  La seule différence qui peut être faite entre une exposition dans la vie réelle et une exposition sur internet est que nous vivons dans une ère où les médias mobiles font partie intégrante de notre quotidien. Ainsi nous avons ce besoin constant de partage, comme si le simple vécu d’un événement, ne suffisait plus. Nous devons saisir l’instant ; capturer des moments de vies et en faire la démonstration en le partageant sur les réseaux sociaux.

S’exposer à travers ces médias paraît être le seul moyen apparent de laisser une trace matérielle de notre existence. Cette exposition passe par notre corps ou tout du moins par l’image qu’il renvoie.

C’est à travers ce corps que l’on se présente, s’affirme au monde et par extension aux autres par le biais des médias. Cet outil maître de notre nouvelle ère numérique est devenu aujourd’hui la trace de notre existence. Dès l’instant où l’on s’y expose, le mobile devient l’objet du regard pour nous et pour les autres et nous entretenons, parfois sans acquit de conscience, ce narcissisme, cet égocentrisme qui est souvent poussé à son extrême.

Les images que nous postons, que nous diffusons et que nous partageons deviennent une extension de notre « moi ». Une extension parfois fausse, reflet de ce que l’on doit être, aussi à travers le regard d’autrui en accord des nouvelles mœurs, convention mise en place par ces nouveaux médias. Tout doit être « beau », refléter une certaine esthétique de façons à avoir le plus de « j’aime » possible.  Les profils Instagram sont le parfait exemple de ces clichés, plus rien n’est laissé au hasard, les photos doivent être « parfaites » et ainsi faire rêver. Il est désormais question de filtre, d’angle, de tendance, de pose ,etc.…

Cette exhibition constante induit un nouveau rapport au corps. Il n’y a presque plus de limites à ce que nous montrons. Elle fait place à un véritable culte du corps. Le paraître à pris le dessus sur l’être. On s’extasie devant des images de silhouettes modelées que l’on consomme de manière compulsive. Poster la parfaite image devient une obsession incontrôlable.

Finalement l’exposition de soi induit des modes et codes esthétiques définit par ces médias ou l’apparence prime sur l’essence. L’image que nous renvoyons sur les plateformes sociales ne fait que renforcer ce diktat physique qui régirait une certaine idée de la beauté. L’image que l’on se crée ne devient plus qu’illusion et s’éloigne du véritable “être”.

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Exposition de soi 2017 Rapport 3 :Réflexion sur l’utilité de l’exposition de soi “artistique” à l’époque des médias mobiles

Réflexion sur l’utilité de l’exposition de soi “artistique” à l’époque des médias mobiles

Internet est devenu depuis peu, L’espace de création d’identité indispensable de la génération Y . Les médias sociaux sont pour la majorité, l’activité principale, une récente étude américaine démontre que 51% des adolescents sont connectés au moins une fois dans la journée à un réseau social , 22% des jeunes le sont plus de 10 fois par jour. Triste réalité qui pourrait prouver le rapport de force que créer ce phénomène autour d’une vie numérique virtuelle beaucoup plus importante. Par suite de ce phénomène qui malgré tout ne convient pas à tout le monde. En effet  plusieurs réactions ont émergées par inégalité et ont provoqué, par conséquent, certains changements pour pouvoir toucher un plus large public. Les avantages de communications se sont vu nombreux notamment dans les domaines les artistiques.

Quelles relations peut il alors y avoir entre l’art et les médias sociaux ?

Le numérique investit l’art et ses mediums ne cessent d’investir en matière d’innovation, la plateforme trias numérica en est un exemple.

Cependant quel sont ceux utilisés par les artistes et que font ils de leurs utilisation.

L’information s’alliant à l’expression c’est l’une des principales raisons non pas seulement artistiques mais de tout utilisateurs de ce genre de médias. Par ailleurs, on révèle chez l’artiste , encore peu connu des grandes scène un moyens facile de construction de réseau , tel un moyen promoteurs envers l’ambition du exportation allant de locale à mondiale , Mais principal inconvénient et ennemi numéro 1 de la  « professionnalisation » de cet outils : L’inexistence d’horaire fixe de travail qui finalement nous rende esclave de cet élément devenu indispensable certes pour promouvoir le travail de l’artiste mais qui empiète et remplace peu à peu le temps réel de productivité de l’artiste. La concurrence est également un facteur qui peut se voir multiplié par dix avec les réseaux sociaux. Aller voir et se renseigner sur le travail voisinant ne prend que , dorénavant , plus que quelques secondes. Le risque principal ? Développer un esprit de compétitivité tel peut nuire à la créativité, en fessant perdre la confiance de soit par rapport à certains projet qui ne verra  plus d’intérêt .1461552524507

Devenant une véritable source d’inspiration, il est parfois nécessaire de s’en détacher afin que cette utilité s’inscrive concrètement dans la réalité ( même en pensant revenir sur cette décision pour en faire la promotion)

En outre ces activités numérique sont tellement encrées dans notre quotidien que certains artistes se servent directement du médium pour en faire une création artistique. Les médias sociaux font partie intégrante du sujet artistiques ; peinture théâtre ou performance. Prenons pour exemple le terme « MUR » qui est désigné comme un lieu de rassemblement de l’actualité sur Facebook , d’informations partagée que partage le street art . Le mur est le support d’expression de l’artiste street art.

Le numérique a investi l’art comme le programme Trias Numerika en témoigne et comme on a pu récemment l’écouter ici sur Place de la Toile (France Culture).

Mais qu’en est-il plus spécifiquement des médias sociaux ?

Il y a selon moi 5 principaux types d’usages des médias sociaux par les artistes.

  1. S’informer et s’exprimer

Que l’on soit artiste, plombier, étudiant ou tout autre chose, utiliser les médias sociaux commence avant tout par obtenir de l’information sur des sujets et/ou des personnes. Cette fonction de veille n’a rien de spécifique pour les artistes. Elle appelle une réponse ou une expression personnelle sur ces mêmes médias sociaux. Pour un artiste, l’autopromotion et le réseautage permit par les médias sociaux représente une véritable chance, surtout pour ceux n’étant pas dans les centres culturels principaux (à l’échelle mondiale, mais aussi locale).

Mais cette fonction première et naturelle des médias sociaux recouvre deux dangers potentiels.

D’une part les médias sociaux peuvent être très chronophage et addictifs. Or, lorsque l’on consomme de l’information, on ne produit pas. Alors que cette veille peut être une nécessité pour un journaliste, pour un artiste elle peut constituer, si elle devient déraisonnable, une limitation du temps de production artistique. Si cet empiètement sur le temps professionnel n’est pas propre aux artistes (l’usage trop régulier de Facebook – ou des messageries instantanées – au bureau conduit certainement à un certain manque de productivité), elle est un peu particulière pour tous les métiers dont le temps professionnel n’est pas réglé par des horaires fixes et une hiérarchie puisqu’elle peut être plus facilement envahissante toute la journée et n’est pas détectable ni sanctionnable par un supérieur. L’artiste qui passe huit heures par jour sur les médias sociaux au lieu de produire n’a généralement de compte à rendre qu’à lui-même.Post-Snowden-Nails-Aram-Bartholl-thumb

D’autre part – et c’est plus spécifique aux artistes – les médias sociaux permettent d’avoir rapidement sous les yeux l’information sur ce que d’autres artistes font. C’est bien sûr stimulant dans la plupart des cas, mais peut être également parfois extrêmement démotivant et dévalorisant. Comparer en permanence sa propre production aux meilleurs acteurs de son domaine est risqué, et peut conduire à abandonner certains projets sous prétexte que d’autres ont déjà fait cela, ou presque cela. Voir ce que font les autres, c’est bien, à condition de ne pas se limiter à cela, et c’est ici qu’intervient le deuxième niveau d’appropriation des médias sociaux pour des artistes.

  1. S’approprier les contenus

Un artiste doit produire et les médias sociaux doivent être une source d’inspiration (parmi d’autres) pour sa propre production. Il peut s’agir d’un projet surgit au détour d’un échange, d’une technique intéressante découverte sur Youtube, d’une idée née d’un rapprochement de plusieurs éléments, d’une appropriation personnelle d’une performance réalisée à l’autre bout du monde dans un autre contexte…

Quoiqu’il en soit, si les médias sociaux peuvent être une source d’inspiration, il est nécessaire de s’en détacher pour que cette utilité s’inscrive concrètement dans la réalité. Quitte à y revenir ensuite pour en faire la promotion.

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Aram Bartholl, en 2008, propose « Sociial », une performance où quatre personnes jouent au tennis sur une Nintendo Wii pendant qu’un orateur lit les descriptions d’une centaine de médias sociaux présents en fond de scène derrière les joueurs. Cette œuvre interroge plusieurs choses. Ainsi quatre personnes ensemble jouant au même jeu, face à un public qu’ils ne regardent pas, créent-ils du social ? Quel lien peut-on faire aujourd’hui entre le corps et l’espace virtuel ? Que savons nous réellement des outils sociaux qui nous font « faire » des choses ?

 

L’artiste thailandais Koakrit Arunanondchai proposait autour de sa trilogie une réléxion commune des relation qui pouvait exister entre les moyens technologiques utilisés et l’aspect spirituel du boudhisme.

Pour Korakrit Arunanondchai (°1986, Bangkok, Thaïlande; vit et travaille à New York), vivre entre différentes cultures conduit d’une manière naturelle à la combinaison de plusieurs disciplines artistiques. Son art couvre le large spectre de la performance, en passant par la vidéo et la peinture jusqu’à l’installation. En réunissant des influences du monde numérique et de la mythologie, de la religion, de l’économie, de la mode, du cinéma et de l’actualité occidentales et orientales, l’artiste crée des œuvres transculturelles.

L’installation Letters to Chantri #1 (2014) découle de la recherche d’Arunanondchai sur Dhammakaya, l’infâme tendance bouddhiste thaïlandaise dont la croissance est la plus rapide. Le mouvement cultive une esthétique spécifique: chaque visiteur de ses temples doit respecter la stricte règle vestimentaire du ‘blanc’ et l’architecture des temples de Dhammakaya évoque des vaisseaux spatiaux, tels que Death Star dans Star Wars. L’accusation selon laquelle l’organisation serait corrompue a suscité une très grande attention médiatique. De même, le lancement d’une vidéo promotionnelle pour Dhammakaya peu de temps après la mort de l’ancien patron d’Apple Steve Jobs en 2012 sur sa réincarnation a été contesté.

 

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Autofiction : Pluie pasagère

 

Une, deux, trois, quatre, dix-huit, vingt-deux…Il a plu ce jour-là, c’était 18 Mai 2017, sur le quai de la Gare RER C de St Michel sur Orge.

J’ai pris le train de 11:15 terminus Invalides pour me rendre à Paris, je devais rejoindre deux amies là-bas, Maneko et Melysoy. J’ai rencontré Maneko à la fac de St Denis Paris VIII pendant un cours magistral d’histoire de l’art. Si je devais la décrire, je dirais qu’elle a la peau basanée dû à ses origines Nord-Africaine, elle avait l’avantage d’avoir une silhouette longiligne, ses lèvres étaient pulpeuses et maquillées d’un rouge à lèvre bordeaux tirant sur le marron, ses cheveux étaient long et châtain foncé. Vestimentairement parlant, elle avait le don de savoir accorder les imprimés et les couleurs ensemble, ça me fascinait. Tout le monde la connaissait dans la promo et semblait l’apprécier à sa juste valeur, son sourire égayait son visage, cela la rendait davantage plus jolie. Quelques temps après l’avoir rencontrée, elle a quittée Paris VIII pour des études d’architecture, c’est à ce moment-là qu’on a commencé à se rapprocher, pour mon plus grand bonheur. Au tour de Melysoy, je l’ai rencontré par le biais de Maneko lors d’une sortie organisée, elles sont devenues amies quand elles étaient ensemble en étude d’architecture. Melysoy était un peu plus grande que moi, elle avait les cheveux châtain clair et coiffé en carré court, ses lèvres étaient à peine pincée lui donnant l’impression d’avoir la bouche en cœur. Elle avait toujours le visage habillé par un léger sourire, ce qui la rendait plus douce et chaleureuse. Au niveau de son style vestimentaire, elle me faisait souvent penser aux filles Coréennes qui s’habillaient streetwear. Tout comme Maneko, je me suis très vite attaché à elle et depuis nous nous voyons presque toujours toutes les trois ensemble.

Je décide de rendre la prochaine demie heure de trajet plus agréable en sortant de mon sac, un livre de Haruki Murakami plus précisément le premier tome de 1Q84. L’univers de cet écrivain me transportait, pour être honnête je ne m’attendais à rien la première fois que j’ai lu un de ces livres. Maneko m’avait offert pour mon anniversaire Kafka sur le rivage, elle était intimement convaincu que ce livre me plairait et elle n’a pas eu tort. Après quatre jours de lecture intensive, c’était devenu mon livre préféré. J’étais assise près de la fenêtre dans le sens de circulation du train, je regardais le paysage défilé rapidement sous mes yeux. Les gouttes de pluie tapotaient légèrement la vitre mais assez pour être distinctement audible au milieu des conversations téléphoniques,des rires et reniflements des autres usagers du wagon. Plongé dans mes pensées,  je me disais qu’en tempes normal la pluie provoquait chez la majorité des gens un réel agacement par peur d’être trempé, d’attraper froid ou d’être en retard quelque part mais en ce qui me concerne c’était différent, j’aimais la pluie. J’aimais écouter le bruit des gouttes heurter mon parapluie et qui par faute d’adhérence, glissaient à vive allure tout le long en finissant leur périple par une nouvelle chute. J’aimais par dessus tout l’odeur de la terre mouillée mêlée à celle de l’herbe coupé, c’était un excellent remède contre le stress causé par la vie étudiante ou tout simplement le quotidien. Je repris par la suite la lecture de mon livre en terminant le peu de trajet qu’il me restait en lisant quelques pages de ce dernier, en relevant brièvement la tête j’ai remarqué que la pluie s’était arrêtée…

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