Marshall mcluhan

Le message c’est le médium
Pour le sociologue canadien Marshall McLuhan, dans son ouvrage « Pour comprendre les médias » paru en 1964, le fait essentiel de la communication, c’est la communication elle-même et ses médias (langage, argent, imprimé, mode, télévision ou cybernétique), plutôt que le message communiqué. McLuhan prend l’exemple de la lumière électrique et du chemin de fer pour illustrer son propos. La lumière électrique est de l’information pure. C’est un médium sans message, tant qu’on ne l’utilise pas pour épeler une marque ou une publicité verbale. Ce fait, caractéristique de tous les médias, signifie que le contenu d’un médium, quel qu’il soit, est toujours un autre médium. Le contenu de l’écriture c’est la parole, tout comme le mot écrit est le contenu de l’imprimé et l’imprimé, celui du télégraphe.

Les médias chauds et les médias froids
Dans son ouvrage « Pour comprendre les médias », Marshall McLuhan différencie les médias chauds comme la radio ou le cinéma, des médias froids comme le téléphone ou la télévision. Un médium est chaud lorsqu’il prolonge un seul des sens et lui donne une haute définition. En langage technique, la haute définition porte une grande quantité de données. Le téléphone est un médium froid, ou de faible définition, parce que l’oreille ne reçoit qu’une faible quantité d’information. La parole est un médium froid de faible définition parce que l’auditeur reçoit peu et doit beaucoup compléter. Les médias chauds, au contraire, ne laissent à leur public que peu de blancs à remplir ou à compléter. Ils découragent par conséquent la participation alors que les médias froids la favorisent. Il va donc de soi qu’un médium chaud comme la radio a, sur celui qui s’en sert, des effets très différents de ceux d’un médium froid comme le téléphone.

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